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Comores en deuil: Adieu, Saïd Hassane Saïd Hachim

Comores en deuil: Adieu, Saïd Hassane Saïd Hachim

Foumbouni a enterré son cher fils, une icône nationale

Par Hamada Fochoa

       Les Comores sont en deuil. Foumbouni vient d’enterrer Saïd Hassane Saïd Hachim, son cher fils, une icône nationale qui a marqué l’Histoire contemporaine de notre nation et qui restera à jamais dans nos cœurs et dans nos esprits. Bravo à la ville de Foumbouni qui, dans son immense douleur et avec dignité et honneur, a su empêcher le dictateur Assoumani Azali dit Gozibi, «La Mauvaise Peau», de diriger la prière mortuaire du défunt. Le laisser diriger la prière de l’absent aurait été contraire aux principes de ce descendant princier, un monument dans tous les domaines. Le dictateur Assoumani Azali va devoir aller faire son fanfaron ailleurs. Bon débarras! Ce ne sont pas les vrais Imams qui manquent à Foumbouni.

Depuis la soirée du lundi du 30 novembre 2020, la jeunesse de Foumbouni était déterminée. Elle avait tagué toute la ville, en signalant que le dictateur Assoumani Azali n’était pas le bienvenu à Foumbouni, à tel point que le Préfet du Sud de la Grande-Comore avait dû dépêcher 25 gendarmes de Soumboussa pour effacer les tags. Dans la matinée du mardi 1er décembre 2020, une ambiance de tension propice à une guerre civile régnait à Foumbouni. L’escadron de la Gendarmerie de Moroni et de Mdé était en alerte car, pour Foumbouni, il était hors de question que le dictateur Assoumani Azali dirige la prière mortuaire de l’illustre disparu.

Cela avait été affirmé par l’ancien Vice-président Idi Nadhoim. Le fasciste Bellou, Directeur du Cabinet du dictateur chargé de la Défense, avait proposé que le dictateur Assoumani Azali prononce au moins l’éloge funèbre du défunt. Il y a eu quelques désaccords de famille à cause d’ambitions personnelles liées à un poste à la Société comorienne des Hydrocarbures et aux convoitises de celui qui veut se faire nommer Consul à l’île Maurice. Quand donc, deux membres de la famille voulaient accéder à la demande farfelue, indécente et humiliante de Bellou, ils ont été déçus car Idi Nadhoim a refusé, expliquant qu’il allait y avoir des dégâts à Foumbouni et une perturbation de l’enterrement.

La famille du défunt et la ville de Foumbouni ont désigné le Grand Notable et Cheikh Abdoulkarim pour faire l’éloge funèbre. Ce choix dicté par la sagesse n’a pas plu au dictateur Assoumani Azali et à son Bellou. Mais, c’est le choix de la famille. Le dictateur Assoumani Azali n’a pas été bien accueilli à Foumbouni. On lui a montré devant les Grands-Comoriens et les autres Comoriens qu’il n’était pas le bienvenu à Foumbouni.

Bravo à Foumbouni pour sa détermination, son sens de l’honneur et de la dignité.

Par Hamada Fochoa

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© www.lemohelien.com – Mercredi 2 décembre 2020.

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