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Comores-France/ Quatre propositions en faveur du règlement du problème de pertes de vies humaines dans la traversée vers Mayotte

Par Docteur Musbahou Abdou Ada, chirurgien des hôpitaux (France)

 

Des candidats à la traversée vers Mayotte

Il est grand temps de mettre un terme aux nombreuses pertes en vies humaines dans l’indifférence totale de nos autorités et de la communauté internationale.

La solution n’est pas d’engager un bras de fer avec la France ou de se cacher derrière les antennes de l’ORTC pour crier à chaque circonstance ; Mayotte Comorienne, Mayotte revient, alors que 80% de la population ne reçoit ni la radio ni la télévision nationale qui, plus est, les émissions de ces deux  médias publics ne pas reçues en dehors de l’archipel. Il s’agit en fait d’une façon  malhonnête  et, non respectueuse du peuple Comorien que de faire semblant de régler ce différend pour des raisons électoralistes. Tout ce qui est fait jusqu’à nos jours par les gouvernements successifs n’est pas de nature à chercher une solution à la première cause de mortalité dans ce pays.

Il faut aussi signaler qu’il existe  entre la France et d’autres états hors Communauté Européenne de par le monde, des accords facilitant la circulation des biens et des personnes. Un modèle de coopération qui serait intéressant pour les Comores.

Ce principe consistant à faciliter la circulation des personnes et des biens entre les îles de l’archipel ne souffre d’aucune contestation pour des raisons historiques, sociales et économiques compte tenu des liens familiaux entre la population de Mayotte et celle des autres îles.  En effet, il n’existe pas un Mahorais de souche qui n’a pas un membre de sa famille proche dans les autres îles, y compris les élus  actuels à tous les niveaux hiérarchiques. En fait, le visa Balladur n’a fait que séparer des familles qui doivent se retrouver dans toutes les circonstances, mariage, décès comme les coutumes communes l’exigent. C’est un tissu de mensonge entretenu par certains individus que de tromper le peuple Français en lui faisant croire que les Comoriens des autres îles arrivent en masse à Mayotte  pour accoucher afin d’obtenir des papiers d’où la suractivité dans les maternités. Des statistiques contestables. Par contre il est vrai que des Comoriens des autres îles séjournent sans papiers  à Mayotte depuis plus de 10 voire 20 ans et pour certains d’entre eux, avant l’accession des Comores à l’indépendance, alors que la régularisation de nouveaux migrants d’Afrique, de Madagascar, des pays arabes et asiatiques est facilitée par les autorités locales. Quel paradoxe ?

Il faut rappeler que la circulation des populations entre les îles de l’archipel existe depuis la nuit des temps d’où la mixité de sa population. Et l’arrêter ne serait qu’un vœu pieux. C’est cela la réalité n’en déplaisent aux partisans de la répression effrénée malgré la perte des vies humaines qu’occasionne cette politique.

Ce faisant,  il existe 4 solutions au règlement du problème de pertes de vies humaines  en mer à savoir :

1/L’introduction d’un visa de 3 mois avec obligation de retour dans son île natale avant son expiration  pour pouvoir solliciter son renouvellement, et se présenter au service de l’immigration pour signaler son retour. Ainsi chaque bénéficiaire d’un visa court séjour, doit figurer sur une liste du service de l’émigration ou de l’immigration. Et le non-respect du délai de séjour doit être un motif de refus de renouvellement du visa sauf cause de maladie bien justifiée.

2/L’attribution de titres de séjours de courte durée aux ressortissants Comoriens désirant séjourner à Mayotte.

3/L’allègement des contraintes pour l’obtention d’un visa d’ entrée    en France pour les étudiants Comoriens. Cette politique aura l’avantage d’équilibrer la nouvelle situation qui prévaut au pays concernant la formation des cadres,  laquelle est trop favorable aux arabophones et aux anglophones aux dépens de la langue Française que je défends sans réserve,  dans un pays francophone où le Français est la première langue officielle puis l’arabe en dernière position. Force est de rappeler qu’au jour d’aujourd’hui 80% de jeunes cadres Comoriens sont formés dans les pays arabes contre moins de 10% dans les pays Francophones y compris la France. Et 10% des cadres sont formés dans les autres pays avec la Chine en tête. L’inverse de la situation avant l’accession des Comores à l’indépendance.

4/L’application des lois de la République Française sans complaisance dans le respect des droits humains. Il n’appartient pas aux citoyens de se faire justice ou se substituer aux forces de l’ordre  quel qu’il soit le motif.

Enfin le règlement du problème humanitaire, et le rétablissement de l’ordre républicain, entraînera un apaisement de la situation et laissera aux politiques le temps de continuer avec sérénité leurs discussions pour une solution pérenne et  acceptable pour toutes les parties afin de  mettre un terme au différend qui divise  deux pays amis de longue date, à savoir la France et les Comores.

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