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COMORES : Interconnexion nationale : Ce n’est pas demain la veille

«La commission paritaire mise en place pour plancher sur la question de l’interconnexion nationale ne travaille pas. Les discussions ont été suspendues dès lors que la capacité de Comores Télécom a été désactivée par le consortium Eassy», déplore Antoisse Ezidine, chargé de communication à Comores Telecom.
Depuis le lancement officiel des activités de Telma-Comores, un problème majeur reste jusqu’ici insoluble : les abonnés de Comores Télécom et de Telma- Comores ne peuvent pas s’appeler mutuellement et rien ne semble indiquer qu’une solution sera trouvée avant longtemps. Dans une conférence de presse avant la cérémonie officielle de lancement du réseau Telma, l’administrateur du groupe malgache, Patrick Pisal- Hamida, avait concédé qu’il s’agis- sait d’un cas unique dans le monde. «On doit être le seul pays au monde où deux opérateurs en télécommunications ne sont pas interconnectés. Nous allons trouver une solution d’une façon ou d’une autre», avait-il lâché. Force est de constater que cette solution se fait toujours désirer. Les premières victimes de cette situation inédite sont les clients, qui n’arrivent pas ainsi à profiter pleinement des services mis à leur disposition par les deux opérateurs.
Au moment où Telma-Comores et l’organe censé jouer le rôle d’arbitre, à savoir l’Anrtic, se sont murés dans un silence assourdissant, Comores Télécom défend sa position. Si l’on en croit les responsables de l’opérateur historique, la question de l’interconnexion n’est pas près de connaître son épilogue. «Nous avons des relations exécrables dans la mesure où nous avions mis en place une commission paritaire pour plancher sur cette question d’interconnexion et aujourd’hui, cette commission ne travaille pas. Les discussions ont été suspendues dès lors que la capacité de Comores Télécom a été désactivée par le consortium Eassy. Aujourd’hui, elles sont à des années-lumière d’une reprise», constate Antoisse Ezidine, chargé de communication de la société nationale.
À la question de savoir pourquoi les négociations n’avancent pas, il revient sur la convention d’établissement de Telma-Comores. «Cette convention prévoit que lorsqu’un abonné de Comores Télécom appelle Telma à travers un poste fixe, nous payerons au deuxième opérateur 35,23 francs la minute et 23,75 francs en cas d’appel vers Telma via un téléphone portable. En revanche, si un abonné de Telma appelle Comores Télécom avec n’importe quel appareil, Telma nous payera uniquement 19 francs. Comores Télécom refuse claire- ment de s’y soumettre», explique-t- il. Malgré la mise en place d’une commission interministérielle chargée de régler ce problème, on se rend compte que l’espoir de parvenir à un compromis s’éloigne. Antoisse Ezidine explique que «l’opérateur national ne ferme pas les négociations ; preuve en est que nous avons envoyé nos tarifs et notre catalogue d’interconnexion à l’Anrtic. Il appartient au nouveau venu de venir demander à s’interconnecter et non l’inverse. À l’heure où je vous parle, Telma refuse toute forme de négociation et exige que Comores Télécom achète une licence avant toute chose».
Mohamed Youssouf
source : Al-watwan N° 3078 du vendredi 23 décembre 2016 

UN OEIL SUR LES COMORES

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