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COMORES; LES ENFANTS DE L’ECOLE PUBLIQUE, SONT PRIS POUR ALLUME-GAZ

COMORES; LES ENFANTS DE L’ECOLE PUBLIQUE, SONT PRIS POUR ALLUME-GAZ
Même si nombreux sont ceux qui ignorent la cause, mais les alibis ont un gout mielleux chez ceux qui se croient malins. Est-il vrai que la cause de l’asseau meurtrier au lycée Said Mohame Cheik de Moroni où des nombreux enfants issus de la classe modeste étudient, est l’électricité ? Énigmatique. Et si cela s’avère vrai ? Est-il raison de colorier pour les élèves, une journée en noir… ? Lundi 20 février 2017, est l’un des jours plus dramatiques de l’histoire de l’électricité et de l’émergence du pays. Ce jour figure aussi sur l’histoire du lycée de Moroni. La gendarmerie nationale envahissait le Lycée de Moroni.
Une unité de la gendarmerie nationale, bien sûr, sous le commandement du ministre de l’intérieur et du directeur de cabinet chargé de la défense, a fait maillet dans l’enceinte de l’établissement public. Des nombreux élèves sont tabassés. Des passages à tabac impressionnants des élèves cloués à la cale d’une camionnette, matraqués, bottés… livrés en pâturage et un autre grièvement blessé par bal devant des yeux impuissants. 
Ce qui reste aussi comme question, « depuis quand une unité des forces de l’ordre filme une manifestation ? » Bien sûr acte provocatrice, et que les élèves n’ont pas supporté. C’est ce qui a envenimé la situation. C’est une bestialité démesurée subite par les élèves de l’école nationale, qui depuis plus de deux décennies sont malmenés par les différents régimes. Les forces de l’ordre, sont pour réprimer une manifestation, donc anti-émeute, on peut dire, et non tuer des gens. 
Certains disent que l’usage du téléphone portable est d’une grande utilité. Une intervention de l’unité de la gendarmerie, moment où une tête-en-tête entre les enseignants du lycée et le Vice-président en charge de l’économie et de l’électricité. 
Désordre prémédité pour quelques renumérotations plutôt morales que pécuniaires. Des faits sont à témoigner car là où il faut de l’ordre, on accuse le désordre. Le premier flic des Comores, Mohamed Daoud Kiki est à son troisième acte de destruction depuis sa nomination, après la démolition d’une mosquée  à Anjouan, les saccages des petits commerces et des nécessiteux de la capitale, cette fois-ci sont les élèves qui sont pris pour cibles dans le cadre de rattrapages des points. Cela a été prouvé quand le vice-président en charge de l’Economie disait à haute voix qu’il n’a peur des élèves et ce qui n’est pas faux. Ces élèves qui n’ont ni fusil, ni couteau, ni rien… contre une unité armée jusqu’aux dents. 
Comment une manifestation pacifique a été tournée à la vinaigrette ? Les mêlés sont occultes. Sinon, quand on est en manque d’un bilan, on devient susceptible. Comment peut-on promettre à un pays moment où les enfants issus des familles démunies, sont pris pour cibles et massacrés dans un lycée bien abandonné par l’Etat ? Ces enfants qui se battent pour talonner un avenir assuré… ne méritent pas cette barbarie, cautionnée par le ministre de l’intérieur et le directeur du cabinet en charge de la défense, en complicité du Vice-président en charge d’Energie et le chef de l’Etat. Par leur silence, les autorités du pays entretiennent une complicité. Aucune voix ne se lève en signe d’indignation.

SAID YASSINE Said Ahmed
Source (sans la photo) : comoresplus

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