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Congrès de Lyon : Il a fallu un congrès pour décider un congrès

  Congrès de Lyon : Il a fallu un congrès pour décider un congrès
Nous sommes dans la locomotive et ceux qui arriverons après serons dans les wagons, a-t-il martelé l’animateur de M.Mohamed Barwane, lors de ce grand congrès.
Cette parole place le décor dans une atmosphère déjà délétère, au cours d’un congrès qualifié d’avance de congrès tous les dangers.

Après les salamoilekoums, suivis des discours généraux, Les choses sérieuses ont commencées : Trois ateliers ont été formés pour travailler sur trois thèmes :
Le  1er atelier s’est penché sur la charte de transition, le 2eme sur le plan d’action et le 3eme sur la restructuration de tous les collectifs. A la fin de la journée, rien de concret n’a été entériné. Pour la charte, il y a l’idée, seulement de mettre en place un comité pour piloter les structures. Pour la charte de transition, elle précise que le gouvernement de transition ne peut aller au delà de 18 mois et même temps  une baisse de salaires des membres du gouvernement et du président. Et enfin, pour le plan d’action, il prévoit le départ d’AZALI.

Pourtant à entendre les congressistes, cela fut un succès d’un congrès qui se résume que par le partage de la peau de l’ours avant de l’avoir tué, que par AZALI doit partir comme si ce n’est pas notre 1er objectif et enfin il annonce un deuxième congrès. Je me demande de quel succès les orthodoxes de la raison se congratulent-ils?
N’ont-ils pas été conseillés de reporter ce congrès pour réunir avant les conditions préalables à sa réussite? Certains membres de la diaspora ont eu la sagesse d’attirer leur attention sur les conséquences d’un congrès improvisé, mais en vain. Malheureusement l’orgueil et l’intérêt individuel ont primé sur l’unité et les intérêts de la diaspora. Et cet entêtement trouve son origine sur l’hypothèse suivante ; Ils seraient galvanisés par d’éventuels contacts avec le réseau France-Afrique, selon les oreilles indiscrètes. Mais comment se dire patriote aujourd’hui et coopérer avec un système qui, pendant 4 siècles d’esclavage et 150 ans de colonisation nous humilié et spolié ? Mais malgré que certains ont banni le putsch lors de cette grande messe.
Cet échec cuisant est lié d’une part de l’incompétence  dont ils ont fait preuve pour mobiliser la diaspora. Mais comment comprendre que seules 150 personnes ont assistées à ce congrès, sur une population estimée à 400 000 comoriens en France, soit 0,037%. Ce n’est même pas 0,5% , ni 1% de la diaspora. Mais comment imaginer qu’à Lyon-même, ville qui a accueilli le congrès, seule une trentaine de personnes ont été présents à ce rendez-vous ? En France la diaspora comorienne est répartie dans 57 villes dont seules 5 villes ont été représentées ?

Bref, ce que les comoriens ont retenu ce congrès de Lyon du 5 octobre 2019, le succès est une illusion dès lors que les responsables ont annoncé dans l’éphorie l’organisation d’un 2eme congrès à Marseille. Une chose est sure, les orthodoxes de la raison viennent par leur égoïsme de tué la dynamique anti-AZALI ?

Cet échec est celui de de M.Soilih Mohamed Soilih, de M.Zilé, de M. Farouk et doivent en assumer la paternité et tirer les conséquences de ce échec.

Mbadakome
 

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