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Contentieux de Mayotte : Comment comprendre la déclaration officielle signée par l’état comorien et l’état Français ?

   Contentieux de Mayotte : Comment comprendre la  déclaration officielle signée par l’état comorien et l’état Français ?
   Contentieux de Mayotte : Comment comprendre la  déclaration officielle signée par l’état comorien et l’état Français ?
Depuis le 18 mars 2018, le gouvernement comorien conduit par le colonel AZALI a sorti un décret présidentiel interdisant la reconduite des comoriens des autres iles résidant à Mayotte, ile comorienne occupé par la France depuis 1975 dont  cette occupation est à l’origine de la mort plus de 20 000 comoriens, péris dans le bras de mer qui sépare Mayotte et les autres iles de l’union des Comores.

 Depuis cette levée de bouclier du gouvernement comorien, la France de son coté a pris des mesures de représailles contre les comoriens, à savoir  la suspension des visas pour la France. Depuis ,Paris et Moroni entretiennent des relations très tendues. Mais voilà, la déclaration commune sortie hier a permis aux deux pays de lever leurs mesures. Et cette déclaration porte sur  5 points :

1-  Ce premier, dis que la France va octroyer du matériels maritimes pour surveiller les départs clandestins des comoriens vers Mayotte. Là on comprend que Paris externalise le travail et  AZALI et son cousin Amine Soef qui est le ministre des affaires extérieures ont accepter de jouer les gardes cotes, la police maritime contre leurs propres citoyens   attirés par l’eldorado maoré. Mais le plus paradoxal dans cette nouvelle retrouvaille, c’est  que Moroni vient de reconnaitre Mayotte comme une partie de la France.
 
2-  Le deuxième point rejoint le premier ; c’est aussi l’application du visa Balladur à travers toutes les iles. il complète ce qui a été décidé ci-dessus , c’est-à-dire que tout comoriens voulant circuler entre les iles, il est tenu de prendre un visas à l’ambassadeur de France pour ce rendre à Mohéli,  Ngazidja ou Anjouan.  
 
3-  C’est l’aide au développement, à l’émergence de 2030 aux Comores. Simplement, il suffit d’observer que cela fait 43 ans que la France aide les Comores et pourtant rien n’est visible. Dans les années 2000, les Comores ont reçu des puits en caoutchouc pour l’agriculture. Aujourd’hui encore cette agriculture est embryonnaire. Encore un mirage, une illusion.
 
4-  C’est encore un prolongement du point. La France veut aider les comoriens à se soigner en cas de maladies sur place, afin de désengorger les hôpitaux de Mamudzu. Cela nous fait rire. Plusieurs fois des groupes de haut niveau sont créés entre les deux pays et à chaque fois la question du développement socio-économique est au centre et pourtant, vingt ans après rien a avancé ; toujours au statut quo, la misère et la maladie sont devenues endémiques et  contagieuses.
 
5-  Les mahorais sont comptants car ils vont participer au groupe tripartite : français, comorien et mahorais. C’est une avancée notable car pour la deuxième fois AZALI vient de reconnaître que l’ile est amarrée à jamais à la France.
 
Azali a permis aux mahorais de participer aux jeux de l’océan indien, a retiré la question de Mayotte à l’ordre du jour des nations unies et  maintenant il devient un préfet dictateur sur le reste des Comores. Moyennant quoi ?
Globalement la France veut préserver ses intérêts géostratégiques dans l’océan indien, notamment avec  l’économie bleue dans les eaux territoriales comoriennes. Bref, l’homme politique maorais, Kamaedine a pointé au poteau le colonel Azali Assoumani. C’est une victoire pour Mayotte et une victoire pour la France.
  
Enfin, si dans ce document il devait y avoir un sixième point ça serait probablement : La France, pays du droit de l’homme soutient la dictature aux Comores.
 
Mbadakome

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