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Coopération bilatérale : un émissaire du président français à Moroni

Coopération bilatérale : un émissaire du président français à Moroni - Al-watwan, quotidien comorien, actualités et informations des Comores

Coopération bilatérale : un émissaire du président français à Moroni – Al-watwan, quotidien comorien, actualités et informations des Comores

Al Watwan, premier quotidien national de l’archipel des Comores, propose actualités et informations comoriennes

via : www.alwatwan.net

A la question de savoir pourquoi la délégation française ne comprenait pas un responsable de Mayotte comme prévu (Moroni s’y serait opposé, selon la presse moraise, Ndlr), Jean-Jack Queyranne a répondu que cette rencontre était au niveau diplomatique entre l’Etat français et celui des Comores.

Par Ali Abdou

Le chef de l’Etat, Azali Assoumani, a reçu, le vendredi 17 février, une délégation française conduite par l’ancien ministre français, Jean-Jack Queyranne, dans le cadre de la mission «d’écoute et de dialogue», mis en place par le président français pour mettre en oeuvre un plan d’action visant à intensifier la coopération dans les secteurs de la santé, de l’accès à l’eau, de l’éducation, de l’environnement ou encore de la production d’énergies renouvelables. Selon le chef de la mission française, son déplacement à Moroni, à la demande de François Hollande, va contribuer à renforcer la coopération bilatérale et voir ce qu’il faudrait faire pour que les actions de développement de la France aux Comores soient plus efficaces par rapport aux fonds qui sont engagés, avec une plus grande visibilité.
Lors des discussions, la question de la formation professionnelle aurait été évoquée. «Il y a une plus grande attente sur la formation des électriciens, des mécaniciens, des maçons. Donc, nous ferons des propositions, on a déjà dit qu’il pourrait y avoir le «service militaire adapté» qui existe déjà dans un certain nombre de pays, notamment à Madagascar et en Guinée pour définir les besoins de formation qui peuvent être assurés en relation avec l’armée et les militaires français, eux-mêmes formateurs», a souligné Jean-Jack Queyranne. Dans le domaine de la santé, selon lui, le chef de l’Etat comorien a évoqué le projet Pôle mère-enfant en estimant que ce  »projet doit s’intégrer dans une dimension plus grande au niveau de l’hôpital El-Maarouf. Pas simplement un pôle mère-enfant, mais une reconfiguration de l’ensemble de l’hôpital», a-t-il précisé. 

Pourquoi pas Mayotte
 
Le problème de la sécurité a également été discuté avec une «volonté commune» de travailler sur la lutte contre le terrorisme et la radicalisation. «Il faut que nos services, qui travaillent déjà ensemble, renforcent leur travail en matière de renseignement, pour la prévention, pour la neutralisation des individus qui pourront être dangereux, représentent un danger pour la France, les Comores et pour la communauté internationale», a déclaré l’ancien ministre français. A la question de savoir pourquoi la délégation française ne comprenait pas un responsable de Mayotte comme prévu (Moroni s’y serait opposé, selon la presse moraise, Ndlr), Jean-Jack Queyranne a répondu que cette rencontre était au niveau diplomatique entre l’Etat français et celui des Comores. Il a, en outre, insisté sur le suivi des décisions du Haut conseil paritaire, notamment la mise en place du service militaire adapté, les actions communes de patrouille en mer pour la protection des vies humaines, mais aussi la protection des intérêts comoriens par rapport aux trafics de tous genres. «Nous avons insisté sur la mise en oeuvre rapide des décisions du Hcp parce que c’est indispensable qu’ils ne se perdent pas au niveau des administrations françaises ou comoriennes», a-t-il dit.

A en croire le ministère des Affaires étrangères, Mohamed Bacar Dossar, la question de Mayotte s’est invitée dans les discussions à travers le Haut conseil paritaire. 
Aux Mahorais qui se plaignent d’être tenus à l’écart des discussions sur le sort de l’île, il a indiqué qu’au stade où en sont les négociations, leur présence ne serait pas nécessaire. «Nous devons d’abord dépasser ce stade-là pour ensuite élargir par rapport aux autres membres. Même les élus comoriens ne sont pas impliqués dans cette rencontre. C’était seulement les exécutifs des deux pays qui travaillent dans le cadre du Hcp pour pouvoir déblayer le terrain, donner les bases fondamentales, trouver des solutions originales, faire en sorte que cette question puisse évoluer et ensuite élargir le débat, permettre aux autres parties de prendre part», a-t-il conclu.
 
Source : Alwatwan

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