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Cop 21, quand les Comores brillent par le photobomb de leur président

Parfois, l’isolement, le silence, la pauvreté et les misérables effets qui s’en suivent ne peuvent rien quand le moment de se faire connaitre sonne ; ce moment peut arriver quand et où l’on ne s’y attendait absolument pas et à des circonstances absolument neutres. Les Comores, certes font partie des archipels du monde voués un jour à disparaitre bien avant la fin du monde pour sa petitesse dans un espace immense et vorace qu’est l’Océan aujourd’hui plus que menacé par l’œuvre humaine. Oui, c’est cette cause pour laquelle devrait plaider comme tant d’autres pays comme les Comores au Bourget pendant près d’une semaine, à partir du 30 novembre dans le cadre de la Conférences des 21 Parties (Cop 21). Sauf qu’à l’ouverture de ce grand événement mondial, les Comores brillent par la présence dite de leur président, son excellence, Monsieur Ikililou Doinine dans une image médiatique, au premier duquel c’est bien lui, lèvres souriantes et regard figé vers l’horizon. Cette image, ce n’est pas n’importe laquelle : celle où l’on voit Benjamin Netanyahu, premier ministre israélien et Mahmoud Abbas, président de l’Autorité Palestinienne.

Contexte

Dans une actualité moyen-orientale animée par la montée de la violence entre Palestiniens et Israéliens, une actualité qui se rajoute à la guerre dévastatrice qu’a menée Israël en 2010, à un moment où Moscou et Ankara se repoussent l’un l’autre…les objectifs des journalistes du monde entier, chacun se place, cherche, bouscule pour immortaliser d’éventuelles accolades entre Netanyahu et Abbas et/ou Poutine et Erdogan. Finalement, seuls deux hommes se sont rapprochés à l’issue de la photo de famille, Netanyahu et Abbas, Poutine ayant choisi de n’arriver qu’au moment prévu pour sa prise de paroles déjà retardé pour un non respect total du temps de parole (prévu pour 3 minutes). Cinq ans après cette guerre entre le Hamas et Israël, les deux responsables des deux pays ne se sont jamais vus. On comprendrait alors pourquoi l’acharnement médiatique sur notre président Ikililou devenu, depuis la cible préférée des internautes et des réseaux sociaux. Sachions aussi que dans un contexte comme celui du Bourget où la France, sous état d’urgence, la sécurité est maximale après les attentats du 13 novembre dernier. Les journalistes, bien filtrés sont surtout tenus à l’écart. Les prises d’images, vous pouvez imaginer sont difficiles à faire car elles se font généralement en mode zoom. Or, dans l’art de la photographie, plus on zoome pour capturer une cible, plus son objectif à focale variable devient très sensible. C’est ce qui semble se produire lors de la poignée de main historique entre Benjamin Netanyahu et Mahmou Abbas alors présent à la Cop21 mais gâchée par la présence hasardeuse mais contestée de notre joli président.

Mitterand et

Un acharnement médiatique : bourde ou photobomb ?

Comme nous venons de le voir, les raisons de cet acharnement médiatique sont bien explicites. Le m étier de journaliste en soi, l’envie de remplir son rôle d’informateur, seules suffisent pour expliquer cette « bourde » (si l’on peut se permettre) survenue au Bourget et que les médias modernes relaient depuis. Qualifier de « Bourde », ce hasard serait trop oser, voilà pourquoi le terme employé (photobomb) convient parfaitement pour sa définition. Sachons que le terme en soi de « photobomb » n’existe pas dans le dictionnaire en français. C’est un mot inventé aux Etats-Unis en 2008. Il désigne l’acte accidentel ou intentionnel de figurer au moment d’une prise d’image photographique, soit au premier plan ou en arrière-plan. Dans ce sens, le geste de Ikiliou Doinine fait cas de figure d’un acte accidentel.

Depuis, cette image fait objet d’un déferlement médiatique, de plusieurs montages où l’on voit Ikililou Dhoinine s’incruster dans plusieurs photographies de poignées de mains historiques comme celles entre Itzhac Rabin et Yasser Arafat sous le regard enthousiasmé du président américain Bill Clinton durant les accords d’Oslo le 13 septembre 1993, ou le montage fait sur la poignée de mains entre François Mitterrand et Helmut Kohl en signe de réconciliation franco-allemande le 22 septembre 1984…

J’ai hésité sur l’idée de mettre la photo en question, puisque mon objectif n’est pas de relayer la bêtise consistant à se moquer de notre président. Pour cela, je ne la mets pas en image de Une. Sa présence ici ne doit être qu’illustrative.

Iki gâche

Notre président est passé juste à côté de cette image historique, n’a pas vu venir ce moment prestigieux, d’accord. Cela arrive d’être fasciné par autres choses lorsqu’on s’en voit offrir plusieurs. Si tel est le cas, qui a-t-il vu notre président avant, durant et après la Cop21 du Bourget pour que face à cette séquence, les Comoriens puissent se dire « Nous étions aussi présents utilement » ? Car, après tout, la grosse bourde serait de ne pas reconnaitre les Chefs d’Etat à ses côtés pour pouvoir en avoir un centre d’intérêt, objet de discussion. Et surtout, quel message des Comores sur notre devenir en matière d’environnement ?

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