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«Couvrez ces sites et blogs que je ne saurais voir»

«Couvrez ces sites et blogs que je ne saurais voir»

Assoumani Azali veut tuer la blogosphère comorienne

Par ARM

      Dans Tartuffe ou l’Imposteur (1669), Jean-Baptiste Poquelin dit Molière (1622-1673) fait dire à son personnage, devenu le symbole universel de l’hypocrisie sociale et religieuse («Tartuffe» et «Tartufferies»): «Couvrez ce sein que je ne saurais voir: Par de pareils objets les âmes sont blessées, Et cela fait venir de coupables pensées». Or, pendant qu’il prononçait ces mots d’une fausse religiosité, Tartuffe avait le regard concupiscent posé sur le sein qu’«il ne saurait voir». C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui aux Comores en matière d’information. En effet, quand une personnalité veut faire passer une information, il n’appelle plus la presse officielle (presse écrite et ORTC), mais la presse sociale: blogs et sites Internet.

Je me souviens de Monsieur Clown, Maître Clous Saïd Larifou me suppliant le vendredi 13 décembre 2013 et passant par Kamal Abdallah Salim pour quémander une interview sur ce site, m’expliquant que s’il devait compter sur la presse officielle (privée ou publique), cela prendrait une semaine. J’ai dû travailler à partir de 22 heures, et à 4 heures 30, le lendemain donc, son interview était en ligne. Aujourd’hui, il est le premier à accuser les blogs et sites Internet d’«apologie de terrorisme» et d’«incitation à la haine». Mais, il n’est pas le seul.

Ceci est d’autant plus vrai que dans le n°3388 du journal gouvernemental Al-Watwan dit Al-WawaCelui qui pique», «fait gratter» ou «fait démanger»), le pimpant, clinquant et pétillant Dayar Salim Darkaoui a produit un article qui trahit la jalousie de la presse officielle envers la blogosphère comorienne, accusée de tous les maux. Quelques noms de sites et blogs sont cités. Naturellement, on y retrouve le site Comores-Infos, pourtant géré par des professionnels faisant un travail remarquable, qu’il faut saluer. Les «vrais journalistes» montent en épingle un simple dérapage ponctuel pour condamner la presse sociale. Honteux!

D’ailleurs, la larme à l’œil, le bon Dayar Salim Darkaoui pontifie doctement: «Ces sites sont administrés, pour la plupart, par des Comoriens ayant élu domicile à l’étranger, en France notamment. Des administrateurs qui donnent la tribune au premier venu ou se contentent simplement de reprendre ce que des particuliers publient sur Facebook». C’est vrai, la «facebookisation» des sites Internet et blogs est une plaie, mais il ne faut pas généraliser. En ce qui concerne la domiciliation de la presse sociale en France, il suffirait que Monsieur Dayar Salim Darkaoui se porte garant de la liberté et de l’intégrité physique de leurs administrateurs et rédacteurs si elle était domiciliée aux Comores pour que le siège des sites Internet et blogs soit transféré immédiatement dans des hameaux et villages des Comores. Mais, au vu de la répression sauvage qui s’abat sur la presse aux Comores, notamment à la lumière de la fermeture arbitraire et barbare de la Radio Baraka FM du frère Abdallah Agwa, il doit bien réfléchir avant de vouloir assumer une si lourde responsabilité morale.

Dayar Salim Darkaoui se contredit lourdement sur le plan du Droit quand il invoque savamment la domiciliation de la presse sociale «à l’étranger, en France notamment», et trahit la crise de jalousie professionnelle du Conseil national de la Presse et de l’Audiovisuel (CNPA), dans un pays où parle d’«odieux-visuel». Mais, si… Et vous savez pourquoi.

La presse sociale domiciliée à l’étranger est soumise à la Loi du pays de domiciliation et non à celle des pays de réception et de lecture. En la matière donc, le CNPA doit calmer ses hormones et chercher autre chose. Il sera très content d’apprendre que le «pouvoiriste» polygame Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger», a déjà mandé Kiki, l’ancien docker de Dunkerque, son homme de main et de bouche, d’exiger des fournisseurs d’Internet aux Comores (Comores Télécom et Telma), l’inaccessibilité des sites et blogs les plus virulents. La chose est en cours.

Mohamed Boudouri, ancien d’Al-Wawa et Président du prétendu CNPA, applaudit le projet de loi visant la décapitation de la blogosphère. Il est invité à se ressourcer sur la territorialité de la Loi. Ce n’est pas parce que l’information concerne les Comores que la Loi comorienne est applicable. C’est la Loi du pays de siège qui l’est. Et voilà que la blogosphère comorienne est traitée à la rubrique «Cybercriminalité». Pour Boudouri Mohamed, Kiki, l’ancien docker de Dunkerque, et Assoumani Azali Boinaheri, les blogueurs comoriens sont les criminels du réseau Internet. Or, la cybercriminalité est un des fléaux du monde moderne.

L’un des Députés les plus engagés dans cette voie périlleuse n’est autre que l’abject et très répugnant Dhoihir Dhoulkamal, très recherché à Mayotte par de nombreux créanciers, auprès de qui il a laissé une montagne de dettes. Il est certain, que le jour où ce bandit sera vu sur l’île, ça se passera très mal pour lui. Oui, le Député corrompu et acheté Dhoihir Dhoulkamal est surendetté à Mayotte, où il est attendu de pied ferme. Son prochain passage sur l’île provoquera des émeutes sur la barge reliant Petite Terre à Grande Terre tant ceux qui lui réclament de l’argent seront nombreux à vouloir récupérer l’argent qu’il a détourné à Mamoudzou et ailleurs. Alors, au lieu de légiférer sur le surendettement, l’abus de confiance et l’escroquerie, il ne s’intéresse qu’à la décapitation de la blogosphère.

Et voilà qu’on parle aux Comoriens d’une prétendue Association comorienne des Technologies de l’Information et de la Communication (ACTIC), dont le but n’est pas d’aider son domaine d’activités mais de faire adopter un Code pénal bis chargé de tuer la blogosphère. Hamidou Mhoma, le Président du machin, a déjà choisi son camp, celui de la répression, musellement et étouffement de la presse sociale, qui ringardise chaque jour la presse officielle, bastion des fautes de français, hormis Al-Wawa, qui tire son épingle du jeu.

Toute honte bue, le répressif Hamidou Mhoma ose déclarer contre la presse sociale: «Compte tenu des dérives actuelles sur le web, il y a urgence à aller vers l’application de cette loi. Sans législation, il sera difficile de poursuivre les contrevenants». Mais, qui sont ces dangereux «contrevenants», qui seront bientôt fusillés? L’ACTIC demande même des peines de prison et des amendes contre les blogueurs, alors que son appellation suggère son soutien aux Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Charmante mentalité. Dans un pays sérieux et crédible, on n’emprisonne pas pour la parole et l’écrit.

Pour sa part, le chaouch Hamidou Ali Mohamed, Procureur de la République de Moroni et voix de son maître, se noie dans l’opprobre et la honte, en criminalisant les blogueurs qui déplaisent: «Dans les pays développés il existe une police spécialisée dans la lutte contre la cybercriminalité. Même si nous comptons dans le pays des personnes calées dans le domaine, il n’y a pas de service dédié capable de traquer les contrevenants. Les sites sont administrés par des individus ici ou à l’étranger. Il est difficile de mettre la main dessus».

Le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri et ses roquets n’ont rien compris: la cybercriminalité n’a aucun rapport avec la presse sociale. Elle est «une infraction criminelle ayant l’ordinateur pour objet (piratage informatique, hameçonnage, pollupostage) ou pour instrument principal de perpétration (pornographie juvénile, crime haineux, fraude informatique)». Or, les blogs et sites Internet comoriens ne commettent pas des crimes de ce genre. Ils informent et déplaisent. Où est la cybercriminalité dans l’information? Nulle part. ces gens-là ne maîtrisent même pas le sens des mots dont ils se gargarisent.

En attendant, le travail de la blogosphère continue.

Par ARM

Le copier-coller tue la blogosphère comorienne. Cela étant, il est demandé amicalement aux administrateurs des sites Internet et blogs de ne pas reproduire sur leurs médias l’intégralité des articles du site www.lemohelien.com – Il s’agit d’une propriété intellectuelle.

© www.lemohelien.com – Samedi 17 mars 2018.

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