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Cri de résistance à Monsieur Ikililou Dhoinine, président en exercice

Chers amis, partisans et camarades de la paix, adeptes de l’allègement, ouvriers et paysans, je vous prends à témoins dans ce message que je voudrais adresser au président Ikililou Dhoinine.

Je crois bien que les choses, telles qu’elles se présentent en nous aujourd’hui appellent à la fermeté.

Monsieur le Président,

Depuis le 21 février 2016, le pays, comme cela a été prévu s’apprêtait à vivre pour la quatrième fois consécutive l’expérience d’une tournante qui, jusqu’ici a fait taire les mauvaises bouches des mal intentionnés séparatistes et a permis un souffle depuis concrétisé par la stabilité politique obtenue et acquise.

Vous n’êtes pas sans savoir que grâce à ces textes fondamentaux, vous avez accédé au pouvoir en 2012 dans la paix politique et civile comme en avait-il bénéficié votre prédécesseur, Monsieur Abdallah Mohamed Sambi cette année-là dont vous étiez le colistier.

Monsieur, le président,

Le pays traverse une situation qui a assez duré, une situation qui inquiète tant, cela depuis le premier tour du double scrutin de février 2016. Qu’est-ce nous n’avons pas vu ou su pour comprendre que ce qui se passe dépasse les limites et la norme ? De quel œil et de quelle oreille, vous écouteriez et regarderiez le peuple des Comores en ces moments-mêmes ? Quelle est votre stratégie personnelle en tant que Président sortant dans une pareille circonstance où votre propre clan incarne la confusion et cultive le désordre dans le pays ? Quelle Union des Comores, voudriez-vous léguer à votre successeur Monsieur le président ? Avez-vous l’intension de passer le pouvoir à votre colistier comme ce fut le cas avec Ahmed Abdallah Sambi en 2012 ? Dites-nous clairement quel bout de la corde avez-vous tenu, du moins quels sont vos plans de dernières heures face à l’actualité trouble qui anime votre pays, notre pays.

Le double scrutin du 21 février et toutes les stupidités qu’il a engendrées, les imbécillités accrochées et croisées au second tour décrédibilisent votre pays, et par ricochet humilie tout un peuple. Les âneries perpétrées et caractérisées par les scissions au sein des institutions (CENI, CC) sensées être les plus solides en ces moment menacent la paix, la stabilité, mettent à nue toute une nation à laquelle on a ôté pudeur et aspirations à sa liberté. Voudriez-vous voir ce pays que vous avez gouverné, quatre ans se plonger dans l’obscurantisme ?

Je ne doute aucunement de votre indulgence face à ces hypothèses négatives et hostiles à la communion des Comoriens chez eux, mais vous devriez prendre et assumer vos responsabilités de chef d’Etat avant que cela soit trop tard. Or assumer vos responsabilités de chef d’Etat sortant, dans un système de tournante où vous n’êtes pas le tournant, consiste à raisonner vos proches et familles politiques boudés par les urnes à maintes reprises pour un seul et unique scrutin. Notre jeune démocratie est mise à mal par cette situation, par votre famille politique sortant du pouvoir que vous avez incarné, par un groupuscule de mauvais perdants jamais vus.

L’avenir du pays vu de ce qui y prévaut ne tient qu’à un fil accroché à deux extrémités dont vous détenez les verrous, Monsieur le Président.

Cet avenir du pays est donc entre vos mains, Monsieur le président. Les responsabilités, on les assume lorsqu’elles se présentent en nous en leur face ou dos les plus insupportables. Jamais, la facilité n’a prouvé la prouesse d’un guerrier digne du nom qu’il porte avec fierté.

Croyez, Monsieur à mes sincères inquiétudes et aux appréhensions les plus angoissées de la majorité du peuple que vous avez gouverné.

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