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Crise à l'Assemblée Nationale : le président AZALI a-t-il échoué ?

Crise à l'Assemblée Nationale : le président AZALI a-t-il échoué ?
Quelques jours après la bagarre qui a opposé les députés du parti UPDC à ceux du mouvement Juwa, nous essayons d’établir la responsabilité du pouvoir. On se demande comment est ce possible que les responsables politiques ont pu tolérer de tels agissements au sein même de l’hémicycle, symbole démocratie?

Samedi dernier au palais du peuple, une crise institutionnelle sans précédent a permis de remettre en question le pouvoir du président AZALI quant à sa capacité à faire régner l’ordre. Réélu pour la 2 eme fois l’année dernière. Pour rappel, pour la rentrée parlementaire, l’ile d’Anjouan s’est vue représentée par 6 six conseillers au lieu de 3 conseillers comme le veut la constitution. Parmi ces 6 conseillers d’Anjouan, 3 trois sont issus du parti de JUWA et les autres du parti UPDC , dit parti de l’opposition. A l’entrée du parlement, l’accès était interdit aux conseillers JUWA et il semblerait que c’est le ministre de l’intérieur qui aurait pris cette décision. Comme à son habitude, le président de la république est resté silencieux pendant que SAMBI commence à craindre la rupture entre son parti JUWA et le pouvoir. Mais comme l’adage « qui dit rien consent ». Là par ce silence, il vient de prendre parti pour l’opposition, c’est-à-dire ceux-là même qu’il a battu aux élections. Et ceci est le premier acte parmi tant d’autres qui peuvent déstabiliser le régime AZALI .

Deuxièmement, il a laissé se développer dans son premier cercle, une faune de requins et d’arrivistes qui continuent à argenter le pays en main de maitre et diront certains sous son contrôle. Parmi ces clans, il y a celui de «  l’argent » dont il composait du vice-président Djaanfar, du DG de l’aviation civile, l’excellent gestionnaires J.M.HAINTZ , le trublion DELAPERES …
Le deuxième, c’est celui des arrivistes, opportunistes qui sont son SG et même temps son neveu, M.IDAROUSS, le vice-président MOUSTADRANE, le vice-président de l’Assemblée M.MAOULANA, le ministre de l’intérieur M.KIKI.
Troisièmement, il y a le clan des légalistes, comme le SG du parti CRC qui M.A.MHADJI et TOCHA DJOHAR.
Enfin le clan des mendiants qui est composé de son conseiller AHMED dit HYDROCARBURES, tellement il en a bu lorsqu’il était DG cette société nationale, M.DOSSAR, le ministre des affaires De la poche d’AZALI et bien d’autres encore qui voudraient avoir la bénédiction de l’imam AZALI.
Tous ces groupes chacun attend influer auprès du chef de l’état. Puis ? l’autre argument montrant que le chef de l’Etat creuse sa propre tombe, c’est bien le fait de laisser entrevoir son ressenti à vouloir rompre avec le parti JUWA . Pour rappel, à peine investi en tant que président, la première décision était de rompre unilatéralement les relations entre l’Iran et l’Union des Comores tout en sachant que SAMBI est un pro-iranien. Et la révocation du député JUWA, il y a de ceux-là des mois, et malheureusement nous déplorons le fait que le président ne s’est pas donné la peine pour convoquer le corps électoral, afin d’élire un nouveau député. On peut voir en cette stratégie une façon de fragiliser le parti JUWA jusqu’à son anéantissement…
Ainsi à partir de ce constat, le commun de mortel se demande si le président AZALI est plein dans ses fonctions présidentielles où habité par une défaillance ?

Comment peut-on être sciemment l’artisan de son propre échec, surtout lorsqu’il s’agit d’un président expérimenté ?
Mbadakome

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