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Crise politique: Des mesures d'apaisement, un préalable à la poursuite du dialogue politique

Peu après la fin de la troisième réunion entre membres de la Mouvance présidentielle, de l’opposition et de la société civile, le secrétaire général de la première, Msa Mliva, a fait part du contenu des discussions qui l’ont animée. Ainsi, il a fait savoir que si la question des libertés publiques et des droits de l’Homme avait occupé la majeure partie des débats ainsi que les mesures d’apaisement qu’il a refusées de révéler, -celle-ci a été suivie par la poursuite du dialogue et du cadre permanent de concertation qu’il faudra mettre en place pour la poursuite des travaux. « Nous avons décidé d’un commun accord que le président Azali Assoumani et l’ancien ministre Mohamed Ali Soilihi, chef de file de l’opposition, devront se rencontrer très prochainement afin de voir comment mettre en place la structure qui sera chargée de présider le dialogue », a fait savoir Msa Mliva. L’idée de la coprésidence qui devra chapeauter la structure émane de l’Union africaine et a rapidement été adoptée par la mouvance présidentielle selon Msa Mliva. L’opposition a, elle, longuement hésité avant de l’accepter. Toujours selon lui, les différentes parties prenantes accordent la même importance à la poursuite du dialogue intercomorien.

Quant au secrétaire général de l’Updc Youssouf Boina, il est longuement revenu sur les mesures d’apaisement, conditions sine qua none pour un dialogue serein et réussi. « Certains d’entre nous ont eu la charge d’émettre des propositions pour ce qui est des mesures d’apaisement, lesquelles ont été remises à Ramtane Lamamra et celui-ci devra les soumettre au président de la République, en espérant qu’il les prendra en considération, pour un climat apaisé dans le pays », a expliqué le secrétaire général de l’Updc, Youssouf Boina. Ces mesures, toujours selon lui, concernent « les libertés publiques, celles d’informer, les droits de l’Homme ». Youssouf Boina prendra à titre d’exemple, pour expliquer « le climat délétère » qui prévaut, « l’avertissement du ministre de l’Intérieur, Mohamed Daoudou, lancé à l’encontre du député du Hambou, Ali Mhadji et de ceux qui étaient présents au Retaj dans l’attente de la dernière réunion ». « Il a dit à l’élu: « Vous allez voir, dès le départ de la délégation internationale, vous allez tous être arrêtés! » », a fait savoir le secrétaire général.

La déclaration quelque peu musclée du premier flic du pays a permis, à l’en croire, de démontrer à Lamamra, le climat de terreur instauré dans le pays. Et de reprendre : « Par rapport aux mesures d’apaisement qui vont être remises au chef de l’Etat, nous espérons que celle-ci saura, étant donné sa hauteur de vue et son sens de l’Etat, les prendre en considération afin de promouvoir le dialogue ». « Nous le sollicitons, pour nos amis qui sont en détention et qui n’ont aucune raison de s’y trouver, pour qu’il trouve les voies et moyens qui permettraient de les libérer ; même ceux qui ont des raisons valables de rester en prison ne doivent pas être départis de leur dignité d’homme, ni de leurs droits ». L’autre point abordé est le démantèlement de l’autonomie des îles. « S’il est vrai qu’un dialogue inclusif et sincère est le but recherché, nous demanderions que les actes liés à la mise en application de la nouvelle constitution soient suspendus le temps que tous les acteurs se concertent », a-t-il déclaré.

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