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«Dans les festivités de la merde, c’est l’urine qui danse»

«Dans les festivités de la merde, c’est l’urine qui danse»

Officier vieillissant et fou et Vice-président à la sauce tomate

Par ARM

       La scène a eu lieu chez moi, à Rabat, au Maroc en 2002 ou 2003. J’avais devant moi celui qui était encore le Commandant Mohamed Anrifi Moustoifa Bacar Madi dit José. À l’époque, il ne s’était pas surnommé Obama. Notre lascar était en formation d’officier à Kenitra, non loin de Rabat. Après des salamalecs téléphoniques avec Mohamed Saïd Fazul dit Babadi, alors Président de l’île autonome de Mohéli, je lui passais le Commandant. Le fugitif international Hamada Madi Boléro ne daigna même pas me parler, «énervé», semble-t-il, par mes mots contre lui dans mon livre «L’État mort-né» (2001), et surtout ne voyant pas pourquoi il devait parler à un petit comme moi. Il avait eu le temps de crier sur le Commandant, qui avait enchaîné avec Abdallah Saïd Sarouma dit Chabouhane, dit Baguiri, dit Gris-gris, et futur Coach et Lionel Messi. Il fallait entendre le Commandant donner du «Monsieur le ministre» à l’escroc malfaisant et notoire Baguiri, m’expliquant par la suite: «Ma famille et celle de Chabouhane ont fait une communauté basée sur le sang, quand le Tout-Mohéli crachait sur le mal-aimé Chabouhane. Nous sommes désormais frères et sœurs».

Pourtant, aux dernières nouvelles, cette «communauté du sang» a volé en éclats. Elle a volé en éclats de la plus infantile des façons. C’est d’une gaminerie à faire rougir de honte un jeune gommeux aux oreilles décollées dans une cour de récréation. Le pire, c’est que cette foutaise est devenue une affaire d’État. Le «Colonel» vient de causer le lynchage du pauvre Houssoinoudine Bacar Adam, son compagnon de médisance. Entre nous, certains Mohéliens aiment médire. Allons! Allons! Ne faites pas comme si vous ne le saviez pas. Les deux lascars insultaient publiquement Abdallah Saïd Sarouma, «Vice-président» de l’Union des Comores, en englobant sa famille et l’une de ses épouses. Quand un Mohélien reconnaît qu’il y a eu «injures» et «insultes», c’est que les choses sont allées très loin. Il s’agit donc de mots au poison contre Baguiri, traité plus bas que terre, sa famille aussi, l’une de ses épouses surtout.

Quand le «Colonel» José, chef de l’Armée à Mohéli, et Commissaire politique sur l’île, bafoue publiquement la vie privée des opposants mohéliens, il est toujours enregistré sur des supports électroniques. Il s’en moque. Il est le Roi. Il est le descendant de Bacar Madi et de Hadj Boinariziki, et peut défier même les plus vieilles dynasties du monde. Sa dynastie à lui est plus ancienne dans l’Histoire que celle des Habsbourg, des Windsor, des Alaouites, des Hachémites et des Al Saoud. Dès que l’enregistrement fut mis en circulation et que le Tout-Mohéli a commencé à en prendre connaissance, Iftahou Halidi, beau-frère du «Vice-président» traîné dans la boue, est parti à la recherche de José et de son poulain. Il tomba sur le poulain Houssoinoudine Bacar Adam et le battit à mort. N’est-il pas le beau-frère de la République? Après avoir pratiquement tué Houssoinoudine Bacar Adam, il promit d’assassiner cette fois «Le Colonel».

Et là, le «Colonel» s’est comporté comme le dernier des Caporaux: il se répandit en appels téléphoniques en direction du «Vice-président», du demi-sel Mohamed Saïd Fazul dit Babadi, sorte de Gouverneur de Mohéli, et de Boina Saïd, le frère du «Vice-président». En parfait idiot, il se mit à démentir les injures, ignorant que celles-ci ont été enregistrées dans leur intégralité. Il demanda au «Vice-président», son «frère de sang», de calmer Iftahou Halidi, le beau-frère de la République: «Il faut trouver une solution tout de suite, dans une urgence absolue, sinon le prochain qui sera tabassé, ça sera moi. Cela ne sera pas bon pour l’autorité militaire sur l’île». Iftahou Halidi a été stoppé dans son élan vengeur uniquement parce que, beau-frère de la République ou pas, il se dirigeait vers la prison s’il battait José.

Croyez-vous, Mesdames et Messieurs, que l’affaire est terminée? Que nenni! Que nenni! Ha! Houssoinoudine Bacar Adam, refusant de jeter la colère à la rivière, a déposé plainte, à la Brigade de Fomboni. Or, au même moment, notre «Colonel» José, Gros-Jean comme devant, était parti se cacher sous le bureau de Mohamed Saïd Fazul dit Babadi. Ne riez surtout pas car le «Colonel» s’était déplacé par la suite sous l’escorte du semblant de Gouverneur pour aller faire ses très rachitiques courses (Monsieur est plus avare que l’Harpagon de Molière). Notre homme se cache depuis. Mais, voilà que son autre frère de sang, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger», s’est invité, ce mercredi 6 décembre 2017, à Mohéli, où il est détesté et méprisé. Dirigeant l’Armée sur place, le «Colonel» fuyard doit faire réapparition. Aujourd’hui! Quelle honte!

Voilà où nous sommes. Comment un État peut-il tomber aussi bas? Quel est le Colonel digne de ce nom se comporterait comme le cousin Mohamed Anrifi Moustoifa Bacar Madi? Même quand on est le cousin du «Colonel», on est dans l’obligation morale de s’interroger, au nom de l’intérêt général et de l’honneur de Mohéli. Pourquoi un homme qui a déjà dirigé toute l’Armée comorienne passe tout son temps sur les places publiques en train d’insulter, médire et menacer? N’est-il pas temps de lui demander de faire valoir ses droits à une retraite non méritée? Anrifi, il est temps pour toi de te taire et de te comporter dignement.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 6 décembre 2017.

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