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Daoula Ya Haki veut tuer Fahmi Saïd Ibrahim de faim

Daoula Ya Haki veut tuer Fahmi Saïd Ibrahim de faim

Fahmi Saïd Ibrahim est interdit de manger avec ses amis

Par ARM

       Au secours! Au secours! Au feu! Au feu! Le mouvement «Daoula Ya Haki», «État de Droit», ne milite plus pour la promotion de l’État de Droit et de la démocratie aux Comores, mais pour imposer à ses ennemis une vie privée et la faim. Il leur dit quand ils doivent manger, ce qu’ils doivent manger, ce qu’ils ne doivent pas manger, avec qui ils doivent manger, avec qui ils ne doivent pas manger. Ce «glissement militant» fait chaud au cœur, surtout en cette période de Ramadan au cours de laquelle les Comoriens ont l’habitude de rompre le jeûne en groupe, dans un esprit de partage et de convivialité, mais doivent demander une autorisation à Daoula Ya Haki sur papier glacé timbré, en 12 exemplaires.

Pour l’avoir ignoré, Maître Fahmi Saïd Ibrahim l’apprend à ses dépens sur Internet. Il est accusé par Daoula Ya Haki d’avoir commis le plus horrible des crimes contre l’humanité: un génocide! Il a osé dîner avec des amis de longue date, dont l’opposant notoire et irréductible Oubeid Mchangama et Ahmed Ali Amir. Ce dernier est chargé de la Communication à Bête-Salam. L’anathème, Fatwa et excommunication frappant Maître Fahmi Saïd Ibrahim, sous-entendent qu’Ahmed Ali Amir est un ex-collaborateur d’Adolf Hitler et dirigeait un camp de concentration, un complice de Pol Pot lors du génocide du Cambodge qui, de 1975 à 1979, avait fait 2 millions de morts, soit 41% de la population de ce pays à l’époque. Ouf! Ouf!

Oui, Ahmed Ali Amir s’occupe de la Communication de Bête-Salam. Et alors? Est-ce une raison pour frapper de malédiction ceux qui le fréquentent? Et le journaliste dissident Oubeidi Mchangama? Je n’ai rencontré Ahmed Ali Amir qu’une seule fois: le samedi 9 janvier 2016, au siège du journal Al-Watwan. Il nous arrive de nous saluer par des messages fraternels. J’ai plus de respect et de considération pour lui que pour 99,99% des «opposants» comoriens, y compris ceux de Daoula Ya Haki. Quel est ce savoir-mourir qui doit obliger les gens à oublier leur humanité et à rompre leurs relations avec les autres uniquement à cause de leurs fonctions officielles? Que faut-il aux politiciens comoriens pour ouvrir les yeux et voir l’enfer dans lequel leur intolérance zélée et fanatisée a conduit tout un pays, tout un peuple?

Les 22-23 juillet 1986, le Roi Hassan II du Maroc reçut Shimon Peres, Premier ministre d’Israël, chez lui, à Ifrane. Il a été accusé par certains au sein du monde arabo-islamique de «traître trahissant». Quelques mois plus tard, il y eu une conférence de chefs d’État arabes en Algérie et, pour ne pas être «souillé» par une main arabe qui avait été «souillée» en serrant celle d’un Juif, Mouammar Kadhafi portait un gant blanc à la main droite. Hassan II avait dit à ses pairs arabes: «Quelle est cette école de politique internationale qui interdirait tout dialogue? Si vous arrivez à me citer un seul précédent, dans l’Histoire universelle, d’un chef ou d’un penseur qui a refusé la discussion, même en état de guerre, alors je vous suivrai»: Hassan II: La Mémoire d’un Roi. Entretiens avec Éric Laurent, Plon, Paris, 1993, p. 263.

Mais, comment expliquer cela à des intolérants fanatiques, à la talibanisation accomplie, qui empruntent à leur adversaire l’intolérance fanatisée qu’ils prétendent combattre? En réalité, Daoula Ya Haki marche la main dans la main avec certains apparatchiks frustrés et aigris du Parti Juwa, dont le seul but dans la vie est de tenter de semer la zizanie entre Maître Fahmi Saïd Ibrahim et l’ancien Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, en faisant tout pour faire accréditer la rumeur perfide selon laquelle Fahmi Saïd Ibrahim soutient la dictature.

Damed Kamardine est resté sur le même registre de haine amère envers Maître Fahmi Saïd Ibrahim, faisant semblant de présenter sarcastiquement des condoléances à Mme Wazina Zina Ahmed Idriss, épouse divorcée de longue date d’Idriss Deby Itno. Alors chef de la diplomatie comorienne (mai 2010 – juin 2010), Fahmi Saïd Ibrahim avait nommé Mme Wazina Zina Ahmed Idriss Conseiller, sans salaire. Elle n’avait eu droit qu’à un passeport diplomatique pour elle et pour son fils mineur à l’époque (ayant-droit), comme le permet le Droit diplomatique et consulaire. Mme Wazina Zina Ahmed Idriss a beaucoup aidé les Comores à cette époque, sans demander un centime. D’ailleurs, la dépêche de Reuters du 22 décembre 2017 (l’Antiquité!) qui agite les esprits juste aujourd’hui n’a pas cité un centime pour les Comores, alors qu’elle l’a fait pour le Gabon, où Mme Wazina Zina Ahmed Idriss est censée avoir servi d’intermédiaire pour la SEMLEX.

En relation avec le ministre Fahmi Saïd Ibrahim, la même dépêche avait juste mentionné: «Elle a été nommée par le ministère des Affaires étrangères des Comores comme consul honoraire des Comores à Monaco en juillet 2010, selon un document du ministère des Affaires étrangères». C’est très bizarre! Oui, c’est très bizarre parce que le passeport du fils de Mme Wazina Zina Ahmed Idriss porte la mention «Fils du Conseiller aux Affaires étrangères» et non de «Consul honoraire».

Une seule question se pose alors: à quoi riment toutes ces manipulations infantiles?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 25 avril 2021.

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