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De fantoche Ben Arafa au fantoche Abdallah Mohamed

De fantoche Ben Arafa au fantoche Abdallah Mohamed

Similitudes: de l’usurpation de 1953 à l’usurpation de 2018

Par ARM

     Toute honte bue, et rejetant toute forme de décence et de respect envers les Anjouanais et les autres Comoriens, le «pouvoiriste» polygame fou grand-comorien Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger», s’est rendu en colonisateur à Anjouan pour officialiser la nomination de l’usurpateur Abdallah Mohamed, qui n’est élu par aucun Anjouanais. Cette nomination anticonstitutionnelle se fait au détriment du Docteur Salami Abdou Salami, que les Anjouanais ont démocratiquement élu en 2016. C’est un bégaiement de l’Histoire, mais l’Histoire d’un pays lointain…

En effet, l’Histoire est un éternel bégaiement. Parfois, l’Histoire d’un pays peut bégayer ailleurs, des années ou des décennies plus tard. C’est ainsi que ce qui s’est passé au Maroc le 20 août 1953 se répète aux Comores en 2018. Les mêmes causes provoquent les mêmes effets. Plus précisément, le 20 août 1953, la France déposa de force et en violation du texte instaurant le protectorat français au Maroc le Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef (futur Roi Mohammed V). La France avait exilé le Sultan (et sa famille), qui retrouva son trône dans une immense ferveur patriotique deux ans plus tard. La France avait installé à la place d’un Sultan aimé par son peuple un usurpateur haï du nom de Mohammed Ben Arafat. La dynastie du Maroc actuel est celle des Alaoui, dont le premier souverain était Moulay Ali Charif, qui avait régné de 1631 à 1636. La légitimité historique des Alaoui est donc bien établie.

Pour destituer le Sultan légitime Sidi Mohammed Ben Youssef et le remplacer par l’usurpateur Mohammed Ben Arafa, la France avait compté sur le traître marocain appelé Thami El Glaoui, puissant Pacha féodal de Marrakech, surnommé «Le Bordelier», un sobriquet qui se passe de tout commentaire. Le 16 novembre 1955, le Sultan Sidi Mohammed Ben Youssef et sa famille regagnaient le Maroc, et le souverain retrouvait son trône. Ils avaient été exilés à Madagascar. Avant de regagner le Maroc, le Sultan était passé par la France, où le traître Thami El Glaoui était allé lui présenter ses excuses, en rampant par terre comme un serpent (image), après avoir fait antichambre pendant des heures. C’est le sort réservé aux traîtres, et ceux qui, à Anjouan, aujourd’hui, acceptent qu’un Grand-Comorien accompagné d’autres Grands-Comoriens humilie cette île en en destituant le Gouverneur légitime et en en nommant un usurpateur, subiront cette honte. Quant à l’usurpateur Mohammed Ben Arafa, précurseur de l’usurpateur Abdallah Mohamed, il est mort dans une indifférence totale en France en 1976. Ainsi finissent les traîtres… Ainsi finiront Abdallah Mohamed et les traîtres qui l’entourent pour humilier Anjouan et faire reculer les Comores.

     La vie est une réalité insaisissable. Le 20 août 1953, une demi-heure après la destitution du Sultan Mohammed Ben Youssef, Allal El Fassi, un des chantres du nationalisme marocain, avait lancé de la radio du Caire (Égypte), un appel historique. Nous allons nous livrer à un exercice très spécial. Nous allons remplacer dans le discours d’Allal El Fassi les noms des personnes citées par les acteurs de la comédie dramatique qui se déroule à Anjouan. On aura l’impression que l’Appel du 20 août 1953 a été prononcé contre la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé. Pourquoi? La réponse est très simple: une usurpation reste une usurpation, quel que soit le pays, quel que soit le moment. Une usurpation est toujours un acte honteux.

Voici l’Appel du 20 août 1953 adapté au contexte anjouanais de 2018: «Ainsi, le fait est consommé. L’impudence d’Assoumani Azali Boinaheri a atteint un degré suprême: le Gouverneur vient d’être chassé de Dar Najah. Dans l’après-midi, aujourd’hui, Kiki s’est rendu au Gouvernorat d’Anjouan, accompagné de militaires et de policiers et a exigé du Docteur Salami Abdou Salami d’abandonner ses fonctions. Le Gouverneur Salami Abdou Salami a catégoriquement refusé. Le représentant du dictateur de Mitsoudjé, dans l’exécution de ses basses œuvres, a constitué prisonnier le Gouverneur Salami Abdou Salami.

     Le Gouverneur Salami Abdou Salami est trop grand pour une fonction placée sous protectorat étranger de la Grande-Comore. Son action et sa lutte ne lui permettent pas d’agir au vu et au su des bourreaux de Mitsoudjé. Aujourd’hui, les tenants de la dictature de Mitsoudjé ont institué un régime reposant sur le feu et le fer, puisque chaque Anjouanais est pratiquement prisonnier dans sa demeure. Ordre a été lancé de tirer sur quiconque oserait contester. Les prières de l’Aïd ont été interdites. Ainsi, la grande journée de fête musulmane s’est transformée à Anjouan en journée de deuil.

     Par son action, Assoumani Azali Boinaheri a violé tous les principes de justice, de droit et a bafoué la liberté et la dignité humaine. Il a méprisé l’autonomie anjouanaise, son Gouvernorat, l’Islam ainsi que tout ce qu’il avait promis de respecter, bien que sa signature et son honneur aient été engagés. Il a fait pire. En touchant au Gouverneur Salami Abdou Salami, symbole de justice, de dignité, de foi et de lutte comorienne, il a atteint au fond de lui-même tout Anjouanais, tout Comorien dans le monde.

     Nous affirmons que les Comores seront ce que nous en ferons avec le peuple et le Gouverneur Salami Abdou Salami, une fois que la dictature actuelle tombera.

     Je demande au peuple comorien de continuer la lutte jusqu’au bout, jusqu’au retour de l’ordre constitutionnel et institutionnel. Je demande au peuple comorien de fournir l’effort nécessaire pour venger la dignité de notre pays et assurer le retour victorieux de l’ordre constitutionnel et institutionnel.

     Je demande au monde musulman de compatir avec Anjouan et les Comores durant cette épreuve, d’approuver leur lutte et de leur fournir de l’aide. Cette épreuve, le peuple comorien l’endure car Assoumani Azali Boinaheri n’a pu supporter de le voir si attaché à l’État de Droit et à la démocratie.

     J’affirme aux Anjouanais, aux Comoriens, au monde libre que nous ne reculerons pas, que nous réussirons à combler les aspirations du peuple, à lui recouvrer la liberté et à chasser les usurpateurs.

     Tant que Dieu sera avec nous, le succès nous accompagnera».

(Pour l’Appel du 20 août 1953: Attilio Gaudio: Allal El Fassi ou l’histoire de l’Istiqlal, Éditions Alain Moreau, Collection «Histoire et actualité», Paris, 1972, pp. 253-254).

Il n’y a pas une ville marocaine qui n’a pas une avenue Allal Ben Abdallah. En réalité, Allal Ben Abdallah n’était ni un bourgeois, ni un aristocrate, mais un simple charpentier qui, dégoûté par l’usurpation de Mohammed Ben Arafa, avant tenté de le tuer au couteau, avant de se faire tuer par les protecteurs français du fantoche (Photo ci-dessous). Le jour même où la nomination d’Abdallah Mohamed a été annoncée, des Anjouanais ont menacé de le tuer, et de rendre orphelins ses enfants. L’assassinat d’Abdallah Mohamed est très souhaité, et pas seulement par les Anjouanais…

     Enfin, le 6 octobre 1981, le Président égyptien Anouar El Sadate fut assassiné par des soldats égyptiens qui l’accusaient de trahison. Cela avait fait dire à Claude Cheysson, alors ministre français des Relations extérieures: «Cette mort, horrible en elle-même, fait disparaître un obstacle au rapprochement à l’intérieur de la nation arabe»: Cité par Jacques Attali: Verbatim, tome I. Chronique des années 1981-1986, Fayard, Paris, 1993, p. 181.

Une mort utile?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 28 novembre 2018.

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