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De la Polyclinique iranienne à Moroni Terminal?

De la Polyclinique iranienne à Moroni Terminal?

Le contrat du Groupe Bolloré risque de ne pas être renouvelé

Par ARM

     Ceux qui avaient suivi l’évolution du dossier avaient constaté qu’en 2011, l’attribution du contrat pour la gestion du Port de Moroni avait jeté dans l’arène des mastodontes des affaires industrielles et commerciales mondiales. Ce n’était pas une affaire de menu fretin, mais celle des baleines et cachalots des affaires mondiales. À l’époque, tel groupe industriel venu du Moyen-Orient n’avait pas lésiné sur les moyens, allant jusqu’à offrir en un cadeau tout à fait «désintéressé et purement humanitaire» à telle huile mohélienne de Beït-Salam une mallette contenant des bijoux d’une valeur de 50.000 euros, soit 25 millions de francs comoriens. Pourtant, ce geste «purement humanitaire» n’avait servi à rien car il s’agit d’un dossier technique et non d’un marchandage d’un tapis volant au marché de Bagdad à l’époque du Khalife Haroun Al-Rachid, d’Ali Baba et des 40 voleurs. Le Groupe Bolloré (qu’il ne faut pas confondre avec Boléro!), qui offrait les meilleures garanties techniques requises, était choisi. Par la suite, il avait eu l’intelligence de travailler en bonne intelligence avec son personnel local et d’avoir les meilleures relations professionnelles qui soient avec les autorités comoriennes. Mieux encore, là où l’acheminement de biens et marchandises pouvait prendre de l’Europe vers les Comores via La Réunion et Mayotte jusqu’à 6 mois, le Groupe Bolloré avait réduit les délais, faisant en sorte que 15 jours suffisent. Le premier Directeur de Moroni Terminal, en bon diplomate qu’il est, faisait tout pour éviter les soucis, les bobos et les problèmes inutiles.

     Hélas! Tout ceci est derrière Moroni Terminal, depuis la nomination d’un nouveau Directeur, qui est arrivé, en un temps record, à se mettre à dos le personnel de l’entreprise, les collaborateurs locaux et les autorités comoriennes. Dans l’affaire, son «Africain de service» ne l’aide pas, bien au contraire. Englué dans ses petites affaires de copinage et emporté par son esprit tortueux, broyé par un complexe d’existence et d’affirmation, il ravage tout à son passage, au détriment des intérêts stratégiques de la société. Une furie! À un moment donné, il avait fallu faire venir de Paris un dirigeant de haut rang. L’homme débarqua à Moroni, tout content de se retrouver dans un beau pays peuplé de gens sympathiques et gentils. En fait de dirigeant, il s’agit d’un vrai patron, ayant un nom à particule, le fameux «de» bien français, et pas celui de l’acteur ivoirien Isaac de Bankolé. Le chef venu de Paris commença sa mission, et quand il a fallu discuter avec les autorités comoriennes, il a vu les portes se fermer une à une devant lui. En d’autres termes, ce fut tintin. Tintin. Oui, ce fut tintin. Après enquête, on se rendit compte que le nouveau Directeur local ne faisait pas les choses comme il fallait. Moralité: il se mit à dos le personnel, les collaborateurs locaux mais aussi les autorités comoriennes. Horreur! Horreur des horreurs!

     L’homme de Paris quitta les Comores fort déçu. Très déçu. Marmonnant sa colère entre les dents. Les éclairs que lançaient ses yeux auraient pu faire fondre la banquise et menacer d’une horrible montée des eaux tous les petits pays insulaires, Dieu nous en garde. Touchons du bois. Que Dieu nous préserve des tsunamis. Les choses auraient pu en rester là s’il n’y avait pas le contrat qui arrive à expiration et qu’il faudra renouveler. Nouvelle horreur! Nouvelle horreur des horreurs! Oui, une horreur! Pour parler vrai, puisqu’il faut parler vrai, il n’est pas certain que le Groupe Bolloré soit capable de reconduire son contrat au Port de Moroni. Les choses sont tellement gâtées qu’on s’achemine vers une solution qui équivaudra à mâcher des cailloux. Et comme les autorités actuelles ne font pas dans la dentelle, et comme elles sont connues pour leurs méthodes radicales et expéditives, licenciant sans état d’âme, et par charrettes, des centaines de Comoriens et chassant des Comores des intérêts iraniens, couvés d’envie et d’amour par Ahmed Sambi, allié «circonstanciel de temps» de l’usurpateur «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Baba, on peut dire «bonjour, les dégâts!». Pour parler clairement, à l’heure qu’il est, le sort du Groupe Bolloré aux Comores est plus que jamais entre les mains de Dieu, et seul Dieu pourra conjurer le sort. Ça ne s’invente pas. Croisons donc les doigts et attendons.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 15 août 2016.

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