You are here: Home » Uncategorized » De «l’émergence» imaginaire aux Assises suicidaires

De «l’émergence» imaginaire aux Assises suicidaires

De «l’émergence» imaginaire aux Assises suicidaires

Rêves du putschiste, Calife, Sultan et Imam autoproclamé

Par Djamal Eldine Issoufa

      Après avoir lamentablement échoué dans son entreprise sur sa prétendue «émergence», le putschiste, Colonel, Sultan Tibé, Imam autoproclamé et président par la volonté d’Ikililou Dhoinine et Hamada Madi Boléro, le Mitsoudjéén Azali Assoumani a trouvé une nouvelle embarcation baptisée «Assises» pour mener les Comoriens en bateau vers un nouveau naufrage collectif. En résumant simplement, un pays émergent représente un pays en développement, qui ne fait pas partie des pays moins avancés (PMA), parmi lesquels les Comores occupent une très bonne place, parmi les pays les misérables du monde et de l’univers. Pour réaliser une émergence, il faut entre autres, une croissance économique forte, un environnement des affaires très sain et une hausse de l’investissement productif. Or, rien de tout cela n’existe aux Comores.

      Dans son slogan mensonger, de surcroît, et malgré la propagande intéressée et pathétique de Saïd Larif, son protège-slip médiatique sur «l’émergence» et l’abolition de la présidence tournante, en entrant de village en village pour débiter vulgarités, bêtises et incohérences, il ne sait même pas que les Comores, avec une croissance d’à peine 1% et tous les indicateurs économiques dans le rouge, on voit mal par quel miracle, elles vont sortir rapidement de ce cercle dans les treize ans à venir. Sa tarte à la crème? «L’émergence à l’horizon 2030». De la folie pure.

Mais en arrivant au pouvoir, le nouveau Calife de Mitsoudjé, Sultan Tibé du Hambou, Émir de Ngazidja, Président des Comores et du monde, a promis monts et merveilles aux Comoriens «grâce» à sa vision utopique sur «l’émergence». 14 mois après qu’en est il?

  • – Des groupes électrogènes d’occasion achetés 14 millions d’euros (7 milliards de francs comoriens) en toute illégalité et dans l’opacité car déjà en panne et alternent les coupures intempestives. Il ergote sur sa «réussite en énergie», mais c’est l’échec déjà, et le pire reste à venir.
  • – 000 jeunes mis au chômage sans ménagement et sans procédure légale.
  • – Une usine de pêche qui devait sauver la face de l’Imam sans direction de prière est restée portes closes.
  • – Le secteur dynamique du transport aérien vient d’être abattu en plein vol, avec la mise à mort d’AB Aviation et d’Inter Iles par son ami le Proconsul Jean-Marc Heintz, qui n’avait pas été capable de gérer sa propre compagnie aérienne, tombée en faillite.
  • – Un hôpital neuf et équipé, inauguré en grande pompe dont l’homme de «l’émergence» est incapable d’assurer le fonctionnement.
  • – La destruction du FADC, seul organisme qui accompagnait le développement local.
  • – La destruction de l’hôpital El Maarouf, dont on attend les grues et le financement pour construire le nouvel établissement de «7 étages».
  • – L’interconnexion entre les deux opérateurs téléphoniques n’est toujours pas effective depuis des lustres.
  • – L’arrêt des chantiers en cours, notamment à Mohéli, avec le projet d’aérogare et des dépôts d’hydrocarbures.

Avec ces quelques faits du désastre économique qui accompagne le Colonel sans honneur militaire, ajoutons le climat politique embrumé dans lequel il baigne. En effet, le pays dispose d’une Cour constitutionnelle paralysée, et doit gérer dans la douleur la violente et inutile rupture des relations diplomatiques avec le Qatar, le renvoi des institutions et ONG iraniennes, des manœuvres basses à l’Assemblée de l’Union des Comores, le divorce avec perte et fracas avec son allié circonstanciel de temps et de pure circonstance du Juwa, la mise en application d’une loi liberticide sur les partis politiques, l’assassinat de la Commission nationale électorale «indépendante» (CÉNI), le génocide sur la Commission nationale de Prévention et de Lutte contre la Corruption (CNPLC), le Code des marchés publics bafoué et jeté aux orties, etc.

Face au naufrage, le machiavélique et inconscient Imam a eu une autre idée aussi suicidaire que la précédente. Celle de prendre en son compte, une vieille tentative, faite par un groupuscule de vieux politiciens hors-circuit et qui ont saccagé le pays, de faire le bilan des 42 ans de l’indépendance, avec en filigrane la surpression de la présidence tournante. En attendant de mettre en chantier son projet fou, le saigneur Azali Assoumani essaie d’amuser la galerie et le tapis. On l’a vu guitariste, claviériste, joueur de dominos, de cartes, danseur de mangouta, lélé-mama et de tari. Il s’est même essayé au pilotage des avions et des navettes spatiales. Mais, que vise l’Émir de Ngazidja avec ses prétendues assises?

      Comment un homme qui a dit avoir passé 10 ans au chômage, comme si être Président est un emploi, a observé et a fait le bilan du pays et de son premier forfait, qui lui a valu les huées du public lors de son départ le 26 mai 2006, a t il besoin d’un bilan? Soit il a passé ce temps à dormir, soit il ne sait pas observer. Pourquoi avoir besoin d’un bilan alors que même un bébé né hier sait très bien que le bilan de ces 42 ans d’indépendance se résume à l’échec. Un échec né de la corruption, du vol des deniers publics, d’une Justice qui sévit dans l’injustice et la volonté manifeste de ne pas mener des vraies politiques socio-économiques et de moderniser l’administration publique et les institutions.

En brandissant la menace de la suppression de la présidence tournante, suite à ces fausses assises, qui se limitent à la Grande-Comore, le Colonel putschiste ne vise qu’une chose: le chaos pour s’éterniser au pouvoir. En effet, en satisfaisant les abolitionnistes de la présidence tournante, les partisans de celle-ci, qui sont les plus nombreux ne vont pas rester devant le fait accompli, la présidence tournante étant un acquis cher aux Mohéliens et aux Anjouanais. Bien qu’imparfaite dans son exécution, elle reste un gage de paix et de stabilité politique. En faisant l’inverse, on sait aussi ce qui adviendra.

Les agitations de l’Imam autoproclamé révèlent une seule certitude: le manque cruel de sincérité. Ces fameuses assises se préparent dans un climat politique peu démocratique, en limitant les partis politiques à 6. Malgré cela, l’homme de Bête-Salam reçoit des partis politiques officieux acquis à sa cause. L’absence de calendrier qui marque les étapes à franchir jusqu’aux assises doit inquiéter tout Comorien de bonne foi. En aboyant sur la présidence tournante, le saigneur a déjà restreint le champ de la réflexion alors que la bienséance aurait aimé que les débats portent sur des points validés par chaque île. Notre homme préférant la foire d’empoignes au consensus, n’a qu’un seul but: que le vainqueur soit lui-même.

Comme notre bon Sultan Tibé va être en même temps juge et partie, l’issue de cette mascarade risque de virer au suicide collectif.

Ne tuons pas les Comores.

Par Djamal Eldine Issoufa

Le copier-coller tue la blogosphère comorienne. Cela étant, il est demandé amicalement aux administrateurs des sites Internet et blogs de ne pas reproduire sur leurs médias l’intégralité des articles du site www.lemohelien.com – Il s’agit d’une propriété intellectuelle.

© www.lemohelien.com – Mardi 1er août 2017.

Powered by Comores infos