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De l’usurpation du pouvoir à celle d’un hôpital du Sud

De l’usurpation du pouvoir à celle d’un hôpital du Sud

À Foumbouni, Azali Assoumani s’approprie tout et tout

Par ARM

     Quelle petitesse! Quelle mesquinerie! Le «ventriote» Azali Assoumani prend ses rêves pour de la réalité. Il a même la faiblesse de se prendre pour Dieu, l’Omnipotent. Le «concubinocrate» Azali Assoumani commet une erreur très grave dans la mesure où il ne sait pas que le Saint Coran parle de Dieu dans les deux versets suivants:

«Quand Il veut une chose, Son commandement consiste à dire: “Sois”, et c’est. Louange donc, à Celui qui détient en Sa main la royauté sur toute chose! Et c’est vers Lui que vous serez ramenés» (XXXVI, Yassin, 82-83).

     Alors qu’on ne lui reconnaît ni culture d’État, ni sens de l’État, ni vision de l’État, le putschiste Azali Assoumani a trop crâné et a trop péroré sur sa fameuse et risible «émergence émergente du pays émergent». Avec une forte dose d’hypocrisie mafieuse, il a décrété son «émergence», tout en sachant qu’il n’en a ni la volonté, ni l’expertise, ni les moyens. Comme il peut parler, il parle. Il dit des choses. Il dit des choses stupides. Le sommet de la stupidité a été atteint à Foumbouni, au Sud de la Grande-Comore ce samedi 11 mars 2017. En résumé, ce jour-là, la ville de Foumbouni inaugurait un important projet hospitalier régional. Or, toute honte bue, le dictateur nihiliste s’appropria ignominieusement la réalisation comme s’il l’avait réalisé lui-même avec l’argent hérité de son oncle maternel.

Ne soyons pas chiens. Parlons vrai. Sur les photos du samedi 11 mars 2017 montrant la cérémonie d’inauguration, nous voyons les anciens Vice-présidents Mohamed Ali Soilihi et Fouad Mohadji. Pourquoi? Parce que les habitants de la ville de Foumbouni et de la région Mbadjini les avaient invités. Cette invitation ne relevait pas de la complaisance démagogique, mais d’une reconnaissance envers les deux vrais auteurs et réalisateurs du projet médical qui est inauguré. C’est le Vice-président Mohamed Ali Soilihi qui lança les travaux du chantier, soutenu en cela par le Vice-président Fouad Mohadji, à l’époque ministre de la Santé, à un moment où Ikililou Dhoinine et ses Mohéliens de «Bête-Salam» méprisaient, snobaient et ignoraient Foumbouni. Donc, le projet de bloc opératoire ne concerne en rien l’usurpateur de «Bête-Salam», même s’il se l’approprie.

Pourtant… Oui, pourtant, dans un article, le journal gouvernemental Al-Watwan dit Al-WawaCelui qui pique, démange ou fait gratter») déclare doctement que «l’initiative de construire un bloc opératoire a été saluée par tous, et “entre dans le cadre de l’émergence”». C’est du vol pur et simple parce que les travaux de construction du bloc opératoire avaient commencé bien avant le retour anticonstitutionnel et immoral du «saigneur» Azali Assoumani à «Bête-Salam» le 26 mai 2016. Donc, en aucune manière, on ne saurait lier cette réalisation aux rêves fantasmagoriques d’une «émergence émergente du pays émergent» qui ne verra jamais le jour dans les conditions actuelles.

Qu’on se le dise! Du pire ne naîtra jamais le meilleur.

Or, Moussa Mahoma ou Maholé (on ne sait même pas comment il s’appelle exactement), ministre d’une Santé malade et qu’on dit de Mohéli où personne ne connaît ni son père, ni son grand-père, avait cru bien faire en liant, lui aussi, les fantasmagories maladives de son chef sur l’«émergence émergente du pays émergent» de son chef au projet de Foumbouni, pour lequel il n’a strictement rien fait. Moussa Mahoma ou Maholé, en scélérat professionnel de service, s’était cru obligé de débiter les bêtises selon lesquelles son chef avait en tête «les orientations et les grands chantiers de développement sanitaire tels que définis dans le plan d’action pour l’année 2017». C’est une manière mafieuse d’attribuer à son chef un projet qui n’est pas le sien. Et surtout, on voudrait savoir ce qu’il y a dans ces «orientations et grands chantiers de développement sanitaire» et dans ce «plan d’action», quand le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani a refusé la réalisation d’un projet au sein de l’Hôpital El-Maanrouf de Moroni par l’Agence française de Développement (AFD), pendant que son neveu mafieux Hamadi Idaroussi dit «Tonton-m’a-dit» se paie le luxe d’insulter l’Union européenne et de l’accuser de ne rien faire aux Comores.

Les Comoriens sont très énervés quand ils entendent le thuriféraire Moussa Mahoma ou Maholé se lancer dans des divagations honteuses sur «l’engagement du Président de la République et sa volonté manifeste d’améliorer l’état de santé et le bien-être de la population comorienne à travers le renforcement de notre système de santé». Mais, qui lui a dicté une sortie aussi pitoyable? Et qui lui a dit qu’une «Ripoux-blique» 1.000 fois en faillite et noyée dans la médiocrité de ses principaux animateurs est capable d’établir la «couverture sanitaire universelle»? Avec quel argent ces gens-là vont-ils réaliser un projet aussi grandiose?

Pour sa part, prononçant un discours rassemblant à celui d’un capo di tutti capi (parrain de la mafia) devant les autres capi, le putschiste Azali Assoumani est revenu sur sa sempiternelle «émergence émergente du pays émergent», signalant stupidement que «la responsabilité de l’émergence de notre pays incombe d’abord aux Comoriens eux-mêmes. Toutefois dans cette réappropriation de notre destin […], nous aurons besoin de l’accompagnement de tous nos partenaires à qui je tiens à adresser mes vifs remerciements». «Émergence» par-ci, «émergence» par-là. Si la honte pouvait tuer.

Et comme il sait que lui-même ne croit pas à son propre discours sur l’«émergence émergente du pays émergent», il s’obligea à sortir une autre grossièreté: «La vision que nous avons de notre pays, valable aujourd’hui et demain, n’est ni une rhétorique ni une posture; elle émane d’une conviction profonde de notre population et de sa diaspora, et ensemble les forces vives de notre nation, qui sont capables de réaliser de grandes choses, de démentir les informations selon lesquelles, le sous-développement et le mal-vivre sont une fatalité».

Depuis quand cet homme incompétent et corrompu a une «vision» pour les Comores? Lui-même ne le sait pas. Compte tenu du niveau inexistant de son capital culturel, il est pardonné. La «diaspora»? Dans sa tête, elle se limite à l’inimitable Msa Ali Djamal, à l’inégalable Abdou Katibou, à l’incomparable Paul-Charles Delapeyre et à l’introuvable Nassurdine Ali Mhoumadi. Oui, «le sous-développement et le mal-vivre ne sont pas une fatalité», mais quand on les combat de manière sincère et professionnelle. Mais, quand on les favorise, comme c’est le cas dans les Comores actuelles, c’est autre chose.

Il y a eu la bagarre pour savoir qui invitait qui à Foumbouni. Il y a eu les ripailles à coups de quartiers de viande sur les tables, mais cela ne règle aucun problème. Après l’usurpation d’un poste non mérité par un sombre pâtissier, maintenant, c’est l’usurpation en matière de projets lancés de façon responsable et patriotique par les uns, et inaugurés ignominieusement par d’autres. En d’autres termes, toute sa vie durant, le «concubinocrate» Azali Assoumani vivra aux dépens des autres, et pour et dans le malheur de ces derniers.

Connu pour être un des meilleurs orateurs des Comores, l’homme d’État Saïd-Hassane Saïd-Hachim lança un tonitruant «des têtes tomberont!», mais il n’est pas sûr que le putschiste Azali Assoumani ait saisi le sens du message, à un moment où son régime politique est à l’image peu glorieuse d’une pourriture.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 14 mars 2017.

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