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De «Ripoux-blique» bananière à «Républiquette» de broc

De «Ripoux-blique» bananière à «Républiquette» de broc

Du changement de mère biologique à celui de la République

Par ARM

    Quelle tristesse! Quel malheur! Comment pouvons-nous vivre normalement quand le jeune Assad, le valeureux élève du Lycée de Moroni qui a reçu une balle dans le ventre, risque de devenir un martyr? Oui, la santé d’Assad s’est dégradée dramatiquement et dangereusement, et sa blessure risque une infection grave. Cette infection risque d’entraîner sa mort. Une mort causée par le «ventriote» Azali Assoumani et son Kiki. La mort d’une victime innocente, une victime inacceptable car c’est un jeune risquant d’être arraché à la vie à la fleur de l’âge. Les Comoriens ne veulent pas de cette mort. Les Comoriens ne pourront jamais empêcher Dieu de rappeler à lui qui il veut et quand il veut, mais ils n’admettront jamais que des troufions à la solde d’un chefaillon et de son Kiki canardent d’autres Comoriens. Les médecins demandent l’évacuation sanitaire d’Assad et, très dignes, les autres élèves lancent un appel à cet effet.

Et s’il n’y avait que ce malheur. Oui, et s’il n’y avait que ce malheur. Le tableau des Comores actuellement est tristement étincelant. Oui, le tableau est tristement étincelant! Le Trésor public, avec de nouveau le vieux prédateur à sa tête, était en feu, pendant que le chefaillon de «Bête-Salam» piqueniquait avec son ami Houmed Msaïdié et le «consultait» en vue d’une révision de la Constitution pour la retailler à la mesure d’un costard de «ventriote» ventru, afin de pouvoir marcher sur le cadavre de «l’allié circonstanciel de temps».

Or, l’aveuglement et le fanatisme ont empêché le «saigneur» Azali Assoumani d’écouter l’un des discours les plus patriotiques, les plus merveilleux et les plus utiles prononcés lors de la campagne électorale de 2016. Il s’agit du discours prononcé le vendredi 19 février 2016 au Stade Ajao de Moroni par le Docteur Aboulhakim Mohamed Chakir, l’un des théologiens les plus honnêtes et compétents des Comores: «Si nous avons un Président qui finira son mandat au sommet de l’État sans changer la Constitution, ni dire que la Constitution lui crée des écueils, et finira son mandat sans changer la Constitution, tout le monde le suivra. Il y a des gens qui disent avoir été handicapés par la Constitution et qu’ils font tout pour la modifier, et c’est pour cela que nous devons respecter Ikililou et son groupe que voici parce qu’ils n’ont pas modifié la Constitution. Ils l’ont bien appliquée jusqu’à la fin de leur mandat.

     Nous n’avons pas de problèmes de nature constitutionnelle. Il faut se méfier des gens qui disent: “C’est moi, c’est moi, et si ce n’est pas moi, l’État ne doit pas survivre”. […]. Ils ont donc été au pouvoir sans modifier la Constitution jusqu’à ce que nous soyons arrivés là où nous sommes aujourd’hui, nous sommes d’accord pour dire qu’ils sont de bons dirigeants, et nous leur faisons confiance. Nous n’allons pas nous diviser». Voilà le discours d’un très bon théologien, un théologien qui respecte Dieu et veut du bien pour son pays.

Ailleurs, devenu taiseux, Ahmed Sambi, bavard enturbanné, champion des tripatouillages constitutionnels et des exégèses mafieuses, qui avait fait pareil, espérant régner en maître absolu, est aux aguets tel un chat cachant ses griffes, mais fait agir le Docteur Abdou Salami Abdou ou Salami Abdou Salami (on ne sait pas comment il s’appelle), Gouverneur d’Anjouan en sous-fifre, au point de provoquer une manifestation de rue d’une population excédée, derrière des élus, Conseillers insulaires et conseillers municipaux, écharpe multicolore en bandoulière.

C’est comme Hassani Hamadi, son homologue de Grande-Comore, qui a reçu la démission de son Conseiller en communication et de son Conseiller politique en pleine figure, après un manque flagrant de respect envers le législateur insulaire et la Cour Constitutionnelle, avec en prime la volonté de s’accaparer les maigres salaires des agents de son administration pour réaliser ses propres lubies. De Mohéli, ne parlons pas: c’est la merde intégrale avec Mohamed Saïd Fazul. Le Docteur Salami Abdou Salami, lui, a donc repris la vieille et fâcheuse ficelle du Parti Bidoche d’Ahmed Sambi pour faire voter un budget en catimini à 3 heures du matin! Ça rappelle le fameux «vote» de la fumeuse, scandaleuse et mafieuse «citoyenneté économique», instituée par une fausse majorité de bric et de broc dans une totale illégalité qui a inspiré le livre d’Atossa Araxia Abrahamian.

Or, au lieu de s’occuper de tels dysfonctionnements des institutions dont il a la tutelle dans sa «Ripoux-blique» bananière, le «ministrillon» de la Fraude, de la Désinformation et de l’Agitation s’acharne à vouloir se tailler une pseudo loi électorale à la mesure de ses habits et de ses habitudes de fraudeur professionnel, à l’image du «Master 2» et du «Doctorat en Intelligence économique» obtenus le même jour, avec l’identité d’une fausse mère. Après la mise en œuvre d’une loi anticonstitutionnelle sur les partis politiques, il s’évertue à concocter une loi liberticide afin d’interdire tout simplement toute candidature indépendante. Chaque citoyen se verrait donc obligé de s’encarter dans l’un des partis qu’il a choisi de reconnaître et que son maître de «Bête-Salam» «consultera» pour s’en approprier dans son rêve démoniaque de s’éterniser à «Bête-Salam», au moins comme son modèle, Robert Mugabe, dont l’épouse n’hésita pas à dire: «On votera pour lui, même dans un cercueil enfoui six pieds sous terre».

Ainsi, après avoir lancé des gendarmes aux trousses de 2 jeunes journalistes s’imaginant le droit d’enquêter sur la sécurisation des recettes publiques, après avoir rayé d’un trait de plume les partis politiques ayant mené le pays à l’indépendance ou ayant fait face au mercenariat avant sa naissance et son changement de mère, après avoir emprisonné le frère Abdallah Agwa, journaliste refusant son offre de corruption, après avoir fait un pied de nez à une décision de justice et pris en otage les équipements d’une radio privée affichant sa totale liberté de ton, après avoir pourchassé les jeunes voulant gagner leur vie par le commerce informel au lieu de devenir des voleurs et mendiants à sa solde, ce sera bientôt aux futurs candidats et aux électeurs qui devraient montrer patte blanche et (pourquoi pas) de vieilles cartes «orange» du métro parisien, pour exister en tant que citoyens.

Où vont-ils chercher tout ce fatras sans queue, ni tête, au lieu de décréter tout simplement que chaque parti politique et chaque citoyen devraient se référer à un régiment de soudards et de bidasses à la gâchette facile, avec la bénédiction d’un Vice-roi nu qui n’aurait pas peur de lycéens? Dans tout cela, l’autre ministrillon, celui de Droit divin et de mission divine, affiche son mépris absolu envers les droits de l’Homme et du citoyen comme du dernier verre de Chivas, le zam-zam préféré de sa clique affiliée au Bar-na-Madji, le lieu de leurs buveries.

Le feu du Trésor public avec ses débris et ses braises n’a pas encore fini de livrer tous les signes sur les cibles visées par le Destin qui s’abat invariablement sur ceux détournant leurs fonctions pour semer le désordre sur terre et la zizanie parmi les croyants, en se gonflant de l’orgueil d’Iblis (le diable), après avoir volé les biens publics. Le ministrillon des Gènes et de la Généalogie sait-il qu’avant le dernier soupir, Aboubakar As-Sidiq, le Véridique, dit qu’on devait remettre son lit à Beït-al-Mali (Trésor public) car c’était un bien attribué au Calife et non à sa personne? Évidemment, une telle probité relève de l’Histoire ancienne à raconter aux naïfs, mais pas aux prédateurs, qui n’en ont cure, pressés de se gaver à en crever comme des abeilles devant le miel.

Et pourtant. Et pourtant… ils devraient savoir que les naïfs les observent et hochent la tête d’un air entendu, en se référant au Saint Coran et son évocation des missiles envers les esprits et comportements sataniques auxquels il est réservé le châtiment de la Géhenne:

«Nous avons effectivement embelli le ciel le plus proche avec des lampes [des étoiles] dont Nous avons fait des projectiles pour lapider les diables et Nous leur avons préparé le châtiment de la Fournaise. Ceux qui ont mécru à leur Seigneur auront le châtiment de l’Enfer. Et quelle mauvaise destination! Quand ils y seront jetés, ils lui entendront un gémissement, tandis qu’il bouillonne» (LXVII, Al-Mulk (La Royauté), 5-7).

     Continuez donc à vous abreuver et à marcher sur la vie des gens que vous croyez naïfs! Le feu du Trésor public va bientôt se répandre, bien plus vite et encore bien plus fort que vous ne saurez l’imaginer. Avec ou sans le fugitif international Hamada Madi Boléro à l’intérieur ou dans les parages de «Bête-Salam».

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 7 mars 2017.

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