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De tout cœur avec Abdallah Agwa et Radio Baraka FM

De tout cœur avec Abdallah Agwa et Radio Baraka FM

Azali Assoumani et Kiki veulent tuer la liberté de la presse

Par ARM

     Est-ce la fin de la lune de miel entre l’usurpateur Azali Assoumani et la presse aux ordres qui s’était jetée à ses pieds et buvait l’eau dans bassine où le «pouvoiriste» polygame a lavé ses pieds? Est-ce le début de la fin de toute voix disant qu’Azali Assoumani confond l’État avec sa famille légale et sa famille clandestine? En tout cas, ça commence à aller mal entre les complices qui hier, s’étaient unis pour plonger les Comores dans les mensonges. Et, ce vendredi 29 juillet 2016, le ministère de Kiki a signé une note sur laquelle on lit ce qui ce qui suit: «Toutes les émissions, autres que musicales, diffusées par la radio “la Baraka FM” sont suspendues à partir du samedi 30 juillet 2016 à minuit. La radio ne pourrait reprendre ses programmes habituels qu’après l’analyse du support audio (entre les mains des autorités compétentes) qui concerne une émission, diffusée jeudi 28 juillet, qui porte gravement atteinte à l’image du pays et de ses autorités».

     On découvre justement un enregistrement audio pratiquement inaudible à travers lequel Abdallah Abdou Hassane dit Abdallah Agwa (Photo), le journaliste vedette de la radio Baraka FM, dit de choses plutôt simples, mais qui ont été montées en épingle par le régime politique inconstitutionnel et illégitime de l’usurpateur Azali Assoumani: «Une personne qui vient de se marier a reçu la dot, et ses parents le plateau de bijoux. Cela fait 41 ans que la fille s’est mariée, et on n’a toujours pas vu s’il avait ou n’avait pas sa virginité, même au lendemain du second mariage de la fille. Le prétendu marié est arrivé dans la maison de la mariée depuis 7 ans. On l’a marié à une fille, les Comores, et les Comores n’ont rien gagné d’Azali. Aujourd’hui, il est là pour la deuxième fois, et on n’a toujours pas vu la virginité de la fille. C’est un mari fainéant. Il faut que cette fois, les Comores se réveillent. Nous devons avoir une meilleure gestion, nous devons avoir des dividendes, sauf si Azali est vaincu par les époux que j’ai cités ici. Azali doit comprendre que c’est un État avec lequel on l’a marié. Il doit rendre de bons services au lieu de se rendre de bons services lui-même. S’il a peur, il doit démissionner […]».

     Est-ce pour des propos aussi simples qu’on interdit les émissions d’une radio très populaire et appréciée des Comoriens? Je ris beaucoup quand j’écoute les mises à mort médiatiques d’Abdallah Agwa. Des fois, je trouve qu’il exagère quand il parle de Droit constitutionnel et de géostratégie. J’ai rigolé à mort le jour où je l’ai entendu traiter la MAMWÉ, la scélérate entreprise d’eau et d’électricité, de «société obscène». Mais, interdire un média est toujours un acte très grave qui est commis contre toute la presse. Le langage d’Abdallah Agwa est fleuri et charnel, d’accord. Mais, c’est ce qui fait son charme. Les Comoriens l’adorent pour ça. Les Comoriens aiment le style simple d’Abdallah Agwa, et quand une autorité a un message à faire passer, il va chez Abdallah Agwa, parfois en le suppliant, alors qu’il y a des médias d’État. J’ai entendu des gens l’insulter et tenir à son endroit de propos méprisants, malveillants et donc méprisables. Abdallah Agwa informe et amuse les Comoriens. Il dit des choses et peut exagérer, mais ce n’est pas pour autant qu’il faudra le brûler. Il faut le laisser en paix faire son travail. Abdallah Agwa est insaisissable. Il a dit de belles choses sur l’usurpateur Azali Assoumani et a le droit de tenir un langage différent quand il se rend compte que le «pouvoiriste» polygame conduit tout un pays et tout un peuple à la mort.

     En même temps, faut-il s’étonner d’une mesure malheureuse prise par le ministère au rabais dirigé par le ministre au rabais qu’est Kiki, lui-même sous les ordres d’un Président au rabais? Non! En tout cas, dès le lundi 1er août 2016, le dossier d’Abdallah Agwa et de Baraka FM sera sur la table de Reporters sans frontières (RSF), à Paris. Quand on attaque un média, c’est toute la presse qui est visée. Les Comoriens doivent se mobiliser pour dire à l’usurpateur et à son chef de gang nommé ministre qu’ils n’ont pas le droit d’interdire un média qui n’incite pas à la haine, mais dénonce des comportements malheureux d’un régime politique anticonstitutionnel, illégitime et dictatorial.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 30 juillet 2016.

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