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Débat autour de l’intérim des gouverneurs : La Cour constitutionnelle a tranché

Débat autour de l’intérim des gouverneurs : La Cour constitutionnelle a tranché

 



ce mardi ,a vant 14h30, Mouigni Baraka Said Soilih et Anissi Chamsidine doivent renoncer temporairement à l’exercice de leurs fonctions de gouverneurs. Selon des sources proches de Mrodju, c’est le commissaire aux Finances, Raoul Yvon Delapierre, qui est pressenti pour assurer l’intérim du chef de l’exécutif de Ngazidja.

Les gouverneurs-candidats Mouigni Baraka et Anissi Chamsidine, l’un à la présidentielle, l’autre à sa propre succession, sont tenus de prendre congé au plus tard ce mardi à 14h30 sous peine de disqualification.

En effet, l’article 9 de l’arrêt n°16-002 portant liste définitive des candidats aux élections des gouverneurs des îles stipule que  »les candidats ainsi retenus, concernés par l’article 84, alinéa 3 de la loi n° 14-04 du 12 avril 2014 relative au code électoral, doivent prendre congé de leur poste public, électif ou nominatif dès la publication du présent arrêt, sous peine de disqualification ».

Dans le même arrêt, la Cour constitutionnelle met fin au long débat autour de la succession de ces mêmes gouverneurs. On se souvient du bras de fer entre Mouigni Baraka et le président du Conseil de l’île de Ngazidja, Younoussa Mmadi, au sujet de l’intérim du premier. La question se posait dans les mêmes termes à Ndzuani. Dans son article 10, les juges font savoir que  »les gouverneurs en exercice, candidats à l’une des élections du président de l’Union et des gouverneurs des îles, désignent leurs intérimaires’.

Pour la présidentielle, l’arrêt de la cour dispose, dans son article 6, que  »les candidats retenus et se trouvant dans le champs d’application de l’article 06 de la loi organique n° 10-019 du 06 septembre 2010, renoncent temporairement pendant toute la durée de la campagne électorale à tout emploi public et à toute activité professionnelle publique », sous peine de disqualification.

Autrement dit, les candidats Mohamed Ali Soilihi, Houmed Msaidie et Nourdine Bourhane ont jusqu’au 19 janvier, soit la veille de l’ouverture de la campagne électorale, pour renoncer à l’exercice de leurs fonctions. Après 2010, c’est la deuxième fois consécutive que Nourdine Bourhane postule à la vice-présidence de l’Union. Il reste l’un des atouts du régime Ikililou pour faire face à la machine électorale de l’ex-président Sambi à Ndzuani.

Par ailleurs, les députés Fahmi Said Ibrahim et Mohamed Bacar Dossar auraient renoncé temporairement à leur mandat de député, soit au lendemain de la clôture de la session parlementaire. En cas de session extraordinaire, leurs suppléants seront, à priori, appelés à siéger.

Faiza Soulé Youssou

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