You are here: Home » Actualités » Débat sur la promotion du genre et le gouvernement

Débat sur la promotion du genre et le gouvernement

Débat sur la promotion du genre et le gouvernement

Bonjour à tous, chers compatriotes,
 
Voici ma réaction suite aux questionnements de notre compatriote que je remercie pour son ouverture d’esprit :
 
Le chef de l’Etat doit assumer ses responsabilités. Ce n’est parce que la société est inégalitaire ou que chacun agisse mal vis-à-vis de la gent féminine qu’il faille ignorer au niveau des responsabilités la promotion du genre. Si déjà le président de la République qui n’est pas et ne doit pas être le chef d’un parti, mais bien le président de tous les Comoriens et garant de la cohésion nationale et sociale cède à des exigences d’un chef d’un parti ou d’un Allié alors il n’est signe d’être chef. Car un véritable chef doit se soucier des intérêts supérieurs de la Nation sans exclure personne. Et il doit justement corriger les erreurs et tarés de la société en étant lui-même exemplaire. M. Azali Assoumani, avec le respect qui lui est dû en tant chef d’Etat à une seconde chance pour entrer dans l’histoire en faisant mieux que par le passé. Je lui souhaite bonne chance sincèrement car sa réussite sera celle du pays, du peuple comorien dans son ensemble et donc de nous tous. Il a le devoir moral d’agir pour les intérêts de la Nation et non d’un clan.i Il est à même de discerner ce qui est bien et ce qui mal tout en faisant preuve de volonté de changement pour le bien-être collectif. En conséquence, l’argument de l’influence des Alliés ne peut s’opposer à lui car justement un chef d’État doit servir le peuple et non un clan.
 
Le fait que la société n’est pas égalitaire en matière de genre ou que par le passé, les gouvernements successifs ont été peu exemplaires en termes de promotion du genre ne peut non plus être retenu pour justifier la mise à l’écart d’une catégorie de population.
 
L’argument de l’efficacité d’actions publiques ne peut suffire non plus car ce n’est ni incompatible ni antinomique à la recherche de l’efficacité et la promotion du genre. Au contraire, il est reconnu que les femmes aux responsabilités ont un comportement plus responsable que bien des hommes tout en étant aussi efficaces.
 
De même, ce n’est pas parce les femmes sont souvent à l’arrière-plan qu’il faille les y laisser. Un chef d’Etat digne de ce nouveau se doit d’intégrer les femmes même si aucune loi ne l’oblige. C’est cela justement le changement tant espéré par la population. Il est inconcevable pour moi, de gouverner en excluant les femmes alors que plusieurs d’entre elles font des études brillantes, ont des qualités remarquables et de l’expérience pour gouverner le pays.
 
Avec le respect que je dois à chacun d’entre vous, certes chacun doit balayer devant sa porte. Néanmoins, en politique, les critiques sont fondamentales et permettent d’avancer non seulement le débat national sur le genre, mais également les pratiques. J’espère que M. Azali Assoumani reste à l’écoute et ne va pas s’enfermer dans une tour d’ivoire avec un clan qui lui dira tout va bien Son Excellence Monsieur le président.
 
Le rôle de l’opposition en démocratie c’est de critiquer ou d’apporter des critiques et des propositions alternatives ou complémentaires, porteuses d’espoir de changement pour notre pays à nous tous. Il est essentiel que la voix de l’opposition républicaine s’exprime pour améliorer. Car le chef de l’Etat et son Gouvernement sont au service du peuple. Ils sont rémunérés avec les fonds publics. Ils doivent respecter leurs engagements et leurs promesses. Ils doivent servir la République pour renforcer la cohésion sociale et l’Unité nationale sans placer les intérêts des particuliers au-dessus des intérêts de la Nation. En tout cas, c’est l’idée que je me fais d’un État exemplaire et d’une République digne de ce nom.
 
Mes critiques en tant que personnalité politique visent plutôt en toute modestie et humilité à encourager une meilleure prise en compte de toutes les facettes de la problématique de développement des Comores pour une Nation prospère, unie, crédible et enviée par tous.
Incha Allah, je continuerai à apporter mes critiques constructives que cela plaise ou non à une partie des politiques ou des soutiens au pouvoir. Je ne recherche aucun poste. Mon seul souci depuis plus de 15 ans est d’apporter ma modeste contribution au développement de notre Nation sans prétendre détenir toute la vérité. C’est justement dans la bataille des idées et des actions avec des critiques constructives que le pays avance.
 
Je suis convaincu de cette voie pour la renaissance des Comores avec des pratiques différentes que par le passé. Un chef d’Etat doit porter le changement en lui mais ne doit pas céder aux intérêts claniques ou des Alliés au détriment de la Nation. C’est en cela que je m’engage en politique pour un changement constructif, volontaire et porteur d’espoir pour améliorer le quotidien de la population tout en apportant des perspectives d’avenir pour la jeunesse et les exclus de la République.
 
Je jugerai le gouvernement et le président de tous les Comoriens en tant que citoyen et politique à partir des actes tout en dénonçant les éventuelles dérives et abus de pouvoir. Je me réserve le droit et le début d’apporter des critiques constructives et des propositions alternatives toujours dans l’intérêt supérieur de notre Nation l’Union des Comores.
 
Je vous donne rendez-vous à l’ouverture de ma prochaine page Facebook en tant que personnalité politique et qui sera ma vitrine privilégiée d’expression politique pour une alternance crédible et pour un État exemplaire. Les élus sont au service du peuple et non l’inverse. Nous avons le devoir de dire ce qui ne va pas et pour proposer des alternatives.
 
Je n’exclus pas pour autant d’aller sur le terrain auprès de nos concitoyens. Tout en continuant mes actions auprès de la jeunesse et de la promotion de notre pays. La lutte contre le chômage, l’instauration d’une justice exemplaire avec une véritable lutte contre la corruption et l’impunité, la promotion de l’égalité des chances pour tous, la méritocratie, la culture de résultats, la prise en compte de la pluralité des expressions républicaines, la promotion du genre, l’éthique de la responsabilité et du respect de la parole donnée sont quelques unes des valeurs que je crois nécessaire pour un véritable changement bénéfique à tous et pour une Nation prospère et crédible.
 
Ensemble, unis, nous réussirons incha Allah.
Vive l’Union des Comores
Vive la République des Comores
 
Darchari Mikidache,
Acteur politique pour le développement des Comores
Economiste et fiscaliste, président du « think tank « Cercle des Économistes et des Experts Comoriens (CEEC)

Powered by Comores infos