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Décès de la commissaire: L’affaire sur la mort du commissaire Achata Assoumani déférée devant le parquet

La police a bouclé, mardi, son enquête sur la mort de la commissaire de police Achata Assoumani, morte le 24 août dernier au cours d’une intervention chirurgicale dans une clinique privée à Moroni.

Dans une conférence de presse donnée mardi, la police nationale, à travers son directeur Hair Elkarim Hilali, sort de son silence après la mort brusque de la commissaire Achata Assoumani le 25 août dernier dans une clinique privée à Moroni. Le principal suspect, le chirurgien, est déféré au parquet, a indiqué aux journalistes le commissaire Hair Elkarim Hilali.

En attendant la suite, le directeur général de la police a dénoncé devant les journalistes, ce qu’il a appelé le silence de l’ordre des médecins au sujet des cliniques privées qui pousseraient comme des champignons sans le moindre respect des normes.
Parlant de ces cliniques, M. Hilali a dit : « Ce sont des gens qui veulent se remplir les poches, se souciant peu de la santé et de la vie des gens », jugeant ces types de cliniques de « couloirs de la mort ».

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Le chef de la police a ajouté : « Comment l’on peut oser une intervention chirurgicale sans disposer de salle de réanimation ou même de gaz pour, à la moindre complication, courir vers l’hôpital El-Maarouf, transportant le patient dans un taxi ? ».
D’après lui, plusieurs personnes ont été entendues dans le cadre de cette affaire (le chirurgien, l’anesthésiste et des membres de la famille de la défunte).
L’enquête, selon lui, est une procédure normale dès lors qu’il y a « mort d’homme ». Hair Elkarim Hilali a précisé que ce n’est pas la première fois que la police enquête après une mort suspecte, soulignant que « tous les éléments indispensables sont remis à la justice ».

Interrogé sur la responsabilité du chirurgien ou de l’établissement médical, le directeur de la police a déclaré : « Je ne peux rien vous dire ; c’est à la justice de le faire », précisant que du côté de la police, tous les éléments d’appréciation ont été réunis et remis à qui de droit.
Maoulida Mbaé / LGDC

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