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DÉCLARATION ACCORD DU 22/07/2019 EN VIOLATION DE L’INTEGRITE TERRITORIALE ET DE LA SOUVERAINETE DES COMORES

DÉCLARATION ACCORD DU 22/07/2019 EN VIOLATION DE L’INTEGRITE TERRITORIALE ET DE LA SOUVERAINETE DES COMORES

 
DÉCLARATION
ACCORD DU 22/07/2019 EN VIOLATION DE L’INTEGRITE TERRITORIALE ET DE LA SOUVERAINETE DES COMORES


Le colonel Azali Assoumani est convenu avec le président français Emmanuel Macron d’un accord intitulé « Vers un partenariat renouvelé » qui viole d’une manière flagrante la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale des Comores. C’est un acte de capitulation qui a été signé le 22 juillet 2019 sous forme d’un accord-cadre par les ministres des affaires étrangères Jean Yves LE DRIAN et Amine SOEUF. 
 
Le premier accord signé entre la France et les Comores est le traité d’amitié et un accord de défense qui date du 10 novembre 1978, à l’époque du président Ahmed Abdallah. La Sécurité maritime et aérienne de notre pays est confiée à notre ancienne puissance coloniale qui occupe aussi une partie de notre territoire, l’île comorienne de Mayotte. Puis le 7 février 2006 sous la présidence d’Azali, il y a eu une convention relative à la coopération entre La Réunion et les Comores. Les projets d’aides aux Comores doivent passer désormais par le Conseil Régional de la Réunion. Puis l’accord de coopération judiciaire de février 2014 entre François Hollande et Ikililou Dhoinine qui permet des poursuites judiciaires. C’est surtout valable dans un sens mais pas dans l’autre. Comme les autorités comoriennes appliquent la peine de mort et il y a des violations flagrantes des droits de l’homme, les autorités françaises ne peuvent pas extrader des ressortissants français ou comoriens dans notre pays même en cas de demande des autorités comoriennes. 
 
Dans le préambule de cet accord du 22 juillet 2019, il est bien précisé que les deux parties s’engagent à améliorer « la sécurité des ressortissants de leurs deux pays ». Ce qui sous entend que les autorités comoriennes reconnaissent que les maorais sont dans un autre pays. 
 
Puis, dans les actions réciproques, il est bien mentionné « la mise en œuvre par l’Union des Comores d’un programme de lutte efficace contre les départs irréguliers d’embarcations vers Mayotte « . Ce qui signifie que c’est la police ou la gendarmerie comorienne qui vont faire le sale boulot d’empêcher leurs compatriotes de rendre visite à leurs frères et sœurs à l’île comorienne de Mayotte. Il est rajouté qu’ils doivent « empêcher les départs irréguliers des Kwassas transportant illégalement des passagers ». Puis, il est insisté dans cet accord de la honte qu’il faut « contrôler les ateliers de fabrication de Kwassas et à démanteler ceux dont l’activité concourt à l’immigration illégale ». Les autorités comoriennes reconnaissent de facto que se rendre à Mayotte est illégal. Donc, cet accord considère que Mayotte n’est pas comorienne comme ils le disent avec hypocrisie mais bien « française ». D’ailleurs, les gendarmes comoriens et les tristes GIPN ont déjà commencé à détruire ces outils de travail des pêcheurs à Ndzuani. C’est pour montrer à leurs maîtres qu’ils ont commencé à bien appliquer les ordres coloniaux. D’ailleurs, ce gouvernement fantoche d’Azali va créer « une structure dédiée à la lutte contre les trafiquants d’êtres humains » et rajoute toujours ce texte « assurer le partage d’informations et les interactions avec son homologue française ». En réalité, ils vont transmettre à notre ancienne puissance coloniale des informations sur les autres comoriens qui veulent se rendre à l’île comorienne de Mayotte. Ils deviennent donc des balances et travaillent pour les renseignements français. 
 
Et c’est « sous réserve de la bonne mise en œuvre de ces mesures » que « les modalités d’octroi d’une aide budgétaire directe feront l’objet d’un accord séparé ». Ce sont les fameux 150 millions d’euros promis qu’ils ne verront pas la couleur. D’ailleurs, le nouveau préfet français de Mayotte a renchéri : »s’il n’y a pas de diminution du nombre d’immigrés comoriens, il n’y aura pas d’aide ». On ne peut pas être plus clair.
 
Puis, il est prévue l’ « installation d’un radar à Anjouan pour faciliter les interceptions ». Cet arsenal sera géré et surveillé par quelques dizaines de militaires français. Ils vont communiquer les informations avec la police de l’air et des frontières française qui peuvent intervenir dans les autres îles comoriennes dans le cadre de la fameuse « convention d’entraide judiciaire, en matière pénale, signée par la France et l’Union des Comores en février 2014″. Il est prévu « de poursuites pénales à Mayotte ». Les gendarmes ou les policiers français peuvent donc procéder à des arrestations à Anjouan, Moheli ou Grande-Comore pour ramener les accusés à l’île de Mayotte, sous occupation française ou en France métropolitaine, pour être condamnés. 
 
Il y a aussi « la création d’un groupe de travail conjoint sur la question des mineurs non-accompagnés ou des mineurs isolés présents à Mayotte ». Auparavant, ce sont les autorités françaises qui géraient ce problème comme ils ont expulsés les parents. Les mineurs nés à Mayotte ne sont pas « expulsables » normalement selon la loi française. Mais, avec cet accord, ils vont « favoriser la réunification avec leurs familles ». Les pantins comoriens auront la charge de chercher leurs familles aux Comores et accepter les expulsions de ces mineurs. Comme la plupart vivent dans les rues, ils sont tombés dans la délinquance. Ce qui va augmenter le niveau des vols, viols et agressions dans les autres îles comoriennes en particulier à Anjouan. La France règle ce problème des mineurs en le transférant de l’autre côté des Comores dites « indépendantes ».
Dans la « Relance de la coopération bilatérale » , il est précisé qu’ « Un effort particulier est prévu pour Anjouan. » Est-ce parce que cette île va supporter la plupart des expulsions ? Les autorités françaises n’accordent pas des avantages sans intérêts derrière ! Nous nous posons la question s’il n’y a pas eu en contrepartie une concession, dans le cadre d’un accord secret, des supposées plaques de pétrole aux alentours de l’île de Ndzuwani à des sociétés françaises ? Est-ce un début de « rarattachement » de l’île d’Anjouan à la France ? Ces présences militaires, policières et juridiques françaises particulièrement dans notre île démontrent le retour de notre ancienne puissance coloniale sur cette partie « indépendante ».
Il y a aussi d’autres clauses qui portent atteinte à la souveraineté de notre pays:

. La mise sous tutelle française du ministère comorien de l’intérieur.. Le chargé de défense de l’ambassade de France qui va piloter les interventions.. Les élus maorais, normalement non reconnus par les autorités comoriennes, ont plus d’autorité sur l’application de cet accord.Nous condamnons ainsi vigoureusement cet acte de haute trahison nationale du colonel Azali Assoumani et de son gouvernement. Nous appelons tous les acteurs politiques et sociaux à dénoncer et à rejeter énergiquement cet accord de soumission nationale. La diaspora comorienne, en particulier à Marseille, pèse sur le plan électoral. Il faut démontrer nos forces aux prochaines élections municipales. C’est pour nous l’occasion de démontrer que si les autorités françaises cautionnent la dictature aux Comores et portent atteinte à notre intégrité territoriale, nous allons les sanctionner dans les urnes aux prochaines échéances électorales. Paris le 3 août 2019, le bureau de SOS DÉMOCRATIE COMORES. 

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