You are here: Home » Actualité » Déclarer «élus» sans élections les Députés du dictateur

Déclarer «élus» sans élections les Députés du dictateur

Déclarer «élus» sans élections les Députés du dictateur

Pourquoi gaspiller de l’argent pour une nouvelle comédie?

Par ARM

       Avant l’élection présidentielle qui n’allait pas avoir lieu le dimanche 24 mars 2019, votre site préféré avait suggéré une idée constructive: déclarer «élu» sans élection le mort-vivant et «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Il n’y avait ni compétition entre candidats, ni mérite individuel, ni confiance du peuple, ni crédibilité des candidats. À l’avance, sans objectivité, ni respect de la Constitution, les jeux étaient faits, dans la mort d’autrui. Donc, il serait plus humain de ne pas gaspiller les maigres ressources d’un État sans moyens pour une farce électorale. Cela vaut pour les élections législatives qui n’auront pas lieu en janvier 2020. L’opposition les boycotte. Elles n’auront pas lieu, et déjà, tous les candidats cooptés par le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri, dont sa délicieuse, précieuse et gracieuse fiancée Hadjira Oumouri, sont «élus», sans élection. Pourquoi donc gaspiller de l’argent pour une fantaisie dégoutante?

Votre serviteur a passé 19 ans au Maroc. Il y a eu des élections en 19 ans. On a crié à la fraude électorale. Très caustique et sarcastique, le sociologue Mohamed Guessous ironisa: après la privatisation des entreprises publiques, il y a celle de la fraude électorale. Or, au Maroc, il n’y a jamais eu les saletés qu’on voit aux Comores quand le «ventriote» Assoumani Azali Boinaheri est concerné par une élection. Au Maroc, on dit que l’élection a été fraudée, mais personne n’arrive à dire comment a été organisée la fraude. Aux Comores, le «Docteur» Ahmed Mohamed Djaza obtient un total de 104% des électeurs, le fugitif international Hamada Madi Boléro vole les camions transportant les urnes, à Mohéli, le Colonel Saïd Hamza vole les urnes, chasse les assesseurs de l’opposition des bureaux de vote, ferme ces derniers par la force à 16 heures au lieu de 18 heures, se crée un bureau de fraude électorale au Port de Boingoma, son village, et le 24 mars 2019, le bambochard Assoumani Azali Boinaheri fait proclamer les résultats sans desceller leurs urnes! Une farce de comiques!

Stephen Smith note que le Général Mohamed Oufkir, ministre de l’Intérieur du Maroc sous le Roi Hassan II, «garde le contrôle de la situation, manipule une série de scrutins, les élections communales et municipales de 1969 aux législatives de 1970 en passant par un nouveau référendum constitutionnel en juillet, qui enregistre 98,85% d’approbation malgré une campagne hostile menée par l’opposition. “Le maître d’œuvre du trucage électoral, c’était lui. Il faisait même voter les morts, admet Fatima. Mais, vingt-cinq ans après Oufkir, on continue de truquer les élections au Marocˮ. Raouf se souvient d’une “femme hypocriteˮ, invitée à déjeuner le jour d’un scrutin, qui demande à Oufkir, les “premières tendances”. Le général réplique: “Madame, voulez-vous les résultats des élections d’hier ou des élections qui vont avoir lieu dans un an?ˮ. Il n’est pas dupe du rôle qu’il joue, mais il le joue à fond». Stephen Smith: Oufkir. Un destin marocain, 2ème édition, Hachette Littératures, Collection «Pluriel Actuel», Paris, 2002, p. 278.

  • Fatima: Fatima Chenna (1935-2013), veuve de Mohamed Oufkir.
  • Raouf: Raouf Oufkir, fils de Mohamed Oufkir.

La fraude électorale nécessite un certain sens d’organisation qu’on ne retrouve ni chez le fugitif international Hamada Madi Boléro, ni chez Kiki, ces méprisables petits amateurs.

Il est impossible d’assister à une élection à laquelle le «saigneur saignant» Assoumani Azali Boinaheri est partie prenante sans des conneries monumentales.

  • En 2002, le putschiste Assoumani Azali Boinaheri est «élu» à 100%, suite à la première connerie électorale du fugitif international Hamada Madi Boléro, connerie tellement bête que les deux concurrents de l’assassin de Mitsoudjé avaient boycotté le second tour.
  • En 2006, la communauté internationale avait sécurisé le scrutin et empêché le dictateur Assoumani Azali Boinaheri et le fugitif international Hamada Madi Boléro de sévir.
  • En 2016, à la tête des Mohéliens de Bête-Salam, le fugitif international Hamada Madi Boléro fait passer son voisin du Hambou comme lui de la 4ème place (éliminé) à la 3ème au premier tour, vole pour lui le deuxième tour, et le fait déclarer «élu» au troisième tour.
  • Le 30 juillet 2018, 5% des électeurs seulement se mobilisent pour le référendum de «la non-Constitution de la main coupée et de la mort». Des Comoriens en sont morts.
  • Le 24 mars 2019, l’élection n’a pas eu lieu, mais la «brute galonnée» Assoumani Azali Boinaheri et ses candidats sont déclarés «élus», dans une mare de sang.

Alors, qui est assez fou pour faire confiance au dictateur fou Assoumani Azali Boinaheri pour organiser une élection remplissant ne serait-ce que 10% des conditions de la liberté des choix et des votants, de la transparence et de la démocratie?

Par ARM

Le copier-coller tue la blogosphère comorienne. Cela étant, il est demandé amicalement aux administrateurs des sites Internet et blogs de ne pas reproduire sur leurs médias l’intégralité des articles du site www.lemohelien.com – Il s’agit d’une propriété intellectuelle.

© www.lemohelien.com – Samedi 19 octobre 2019.

Powered by Comores infos