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Depuis quand les crypto-sambistes respectent la Loi?

Depuis quand les crypto-sambistes respectent la Loi?

Leurs exigences et interprétations? Mauvaise foi et amateurisme

Par ARM

   «Il ne faut même pas que je ris», avait l’habitude de dire le regretté Jean-Miché Kankan, le comédien camerounais qu’on ne présente plus. Pourtant, au train où vont les choses, on sera bien obligé de rire. Qu’on s’en rende compte. Malgré tout ce qui est dit et expliqué sur le fait que l’ancien dictateur Ahmed Sambi, propriétaire exclusif du Parti Bidoche, ne peut pas être candidat à l’élection présidentielle de 2016, ses roquets sont là en train d’amuser le tapis, en se ridiculisant par la même occasion. Aujourd’hui, toute honte bue, le Parti Bidoche d’Ahmed Sambi ose organiser une conférence de presse bidon pour dire que l’Union africaine perd son temps parce que les ambitions scélérates d’Ahmed Sambi n’exposent pas les Comores à une crise politique. Les crypto-sambistes vont jusqu’à prétendre que le but du voyage de Jikaya Mrisho Kikwete aux Comores en tant qu’émissaire de l’Union africaine n’était pas de demander à l’ancien dictateur Ahmed Sambi de savoir raison garder, mais de demander la tenue d’un Congrès qu’ils croient suffisant pour supprimer la présidence tournante, une présidence tournante pourtant inscrite sur une Constitution tournante acceptée par une écrasante majorité du peuple comorien à la suite d’un référendum. Fahmi Saïd Ibrahim, Président du Parti de l’Entente comorienne (PEC), un parti satellite du Parti Bidoche, n’hésite pas à déclarer au cours de cette conférence de presse à l’utilité douteuse que Jakaya Mrisho Kikwete «a appelé l’Union africaine (UA) à résoudre une supposée crise qui n’existe pas. Nous savons que l’émissaire de l’UA, Jakaya Kikwete, a recommandé de tenir le congrès conformément à l’article 13 de la Constitution, même si le gouvernement esquive la proposition en rejetant la faisabilité de celui-ci sur la Cour constitutionnelle (CC)». Une fois de plus, Fahmi Saïd Ibrahim prend trop de libertés avec la vérité parce que l’article 13 de la Constitution est ainsi rédigé: «La Présidence est tournante entre les îles. Le Président et les Vice-présidents sont élus en semble au suffrage universel direct majoritaire à un tour pour un mandat de cinq (5) ans renouvelable dans le respect de la tournante entre les îles. Une élection primaire est organisée dans l’île à laquelle échoit la présidence et seuls les trois candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés peuvent se présenter à l’élection présidentielle. […]», et nulle part, cet article n’invoque des histoires de Congrès, notamment convoqué dans des conditions crapuleuses.

   On ne peut prendre au sérieux Fahmi Saïd Ibrahim quand il dit que «nous avons demandé au Président de convoquer le Congrès; cependant le gouvernement joue la sourde oreille. C’est un mépris pour la Constitution et nous exigeons le respect des textes sans discussion». Cette affirmation est entièrement gratuite et infondée parce que Houmed Msaïdié, ministre de l’Intérieur, de l’Information, de la Décentralisation, chargé des Relations avec les Institutions, porte-parole du gouvernement, a expliqué à la communauté internationale que cette affaire relevait de la compétence exclusive de la Cour constitutionnelle et que le gouvernement n’a rien à faire là-dedans et ne veut rien y faire. Et puis, quand ces gens-là prétendent qu’ils s’en remettaient aux textes juridiques et accusent le gouvernement de «faire la sourde oreille», on se demande depuis quand ils sont respectueux de la Loi, eux qui croient qu’ils peuvent la dévergonder, tripatouiller et manipuler comme ils veulent, au profit de leurs intérêts occultes, illégaux, anticonstitutionnels et polémiques.

   Et, on est mort de rire quand Mohamed Bacar Dossar, le Député boxeur crypto-sambiste de sinistre mémoire républicaine, ose prétendre que l’Union africaine avait dépêché son éminent émissaire à Moroni «pour, dit-on, éviter tout risque de crise car le gouvernement s’est permis de dire à la communauté internationale qu’il peut en avoir», évitant de dire que son chef, Ahmed Sambi, a été rappelé à l’ordre par ce même émissaire. Et comme s’il n’avait pas dit assez de mensonges et de bêtises, le voilà qui en rajoute, en déclarant que «je vous assure que l’UA n’est pas venue dire aux Comoriens de ne pas respecter la loi; au contraire, cette organisation veille au respect des Constitutions des pays membres. Alors, j’imagine mal que l’ancien Président tanzanien ferait tout le déplacement pour venir dire aux Comoriens que la candidature de Sambi n’est pas valable, ou aux partis Juwa et PEC, majoritaires à l’Assemblée nationale, qu’ils n’ont pas le droit de demander l’organisation d’un Congrès comme le stipule la Constitution comorienne». Est-ce que ce garçon est normal dans sa tête? A-t-il toute sa tête? Où a-t-il vu que le Parti Bidoche et le PEC étaient majoritaires à l’Assemblée de l’Union des Comores? Et pourquoi veut-il nier le fait que l’Union africaine ait dépêché Jakaya Mrisho Kikwete pour signifier à l’entêté Ahmed Sambi qu’il ne pouvait être candidat à l’élection présidentielle de 2016?

   Naturellement, quand le même Mohamed Bacar Dossar dit qu’Ahmed Sambi peut présenter sa candidature pour tenter de devenir le Président des Comores pour la période 2016-2021, il confond ses désirs avec la réalité et se fourvoie. Le pauvre chéri! On le plaint carrément quand il dit sans rire que l’Union africaine, qui a parrainé les Accords de Fomboni du 17 février 2001, n’est pas habilitée à rappeler Ahmed Sambi à l’ordre et à l’empêcher d’être candidat en 2016. Monsieur, arrêtez de vous ridiculiser parce que l’Union africaine, en sa qualité d’organisation régionale, a ce pouvoir. Oui, la Cour constitutionnelle va statuer sur la candidature scélérate d’Ahmed Sambi, mais l’Union africaine a également le droit de dire à l’ancien dictateur de se calmer. On se demande pourquoi, en dépit de tout ce qu’ils savent sur l’insularité des candidatures à la présidence tournante («la présidence est tournante entre les îles» et «l’île à laquelle échoit la présidence»), les crypto-sambistes prétendent que le chef de l’État «est pour les Comores et non la Grande-Comore». Pourquoi ces gens-là disent-ils cela alors que depuis 2002, la présidence tournante a placé à Beït-Salam trois Présidents issus de trois îles différentes sans qu’ils ne soient les Présidents de leurs îles respectives? En réalité, quand on est confronté à des individus étalant des galimatias de ce niveau, il vaut mieux ne même pas tenter de les raisonner parce que ce sont des gens qui ont perdu la raison. Comme disent les Arabes, «le chien aboie et la caravane passe». Espérons seulement que ces gens-là ont vu les 5.000 Anjouanais qui ont défilé à Mutsamudu pour désavouer et humilier Ahmed Sambi dans sa volonté de faire supprimer la présidence tournante.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 3 décembre 2015.

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