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Des ex conseillers insulaires dans l’hémicycle

La session parlementaire d’octobre est ouverte vendredi 5 dans l’après-midi. L’on aura noté la présence à l’hémicycle des députés issus des conseils de l’île autonome de Ngazidja, les mêmes qui s’étaient fait refouler manu militari lors de la session d’avril.

La session ordinaire d’octobre est ouverte, vendredi dans l’après-midi, avec un retard inhabituel. Prévue débuter à 16h00 comme à l’accoutumée, la session ne débutera qu’à 17h passées. Les membres du gouvernement, invités traditionnels lors d’une telle cérémonie, étaient à l’assemblée à l’heure. Les députés, aussi. Seulement, un bras de fer opposait le ministre des finances Said Ali Cheihane au vice-président de l’institution, Maoulana Charif, d’après une source bien informée au sein de l’assemblée.

La pomme de discorde ? Les trois députés cooptés issus du conseil de l’île de Ngazidja. Réputés proche de l’argentier de l’Etat, ces trois représentants n’avaient pas pu accéder à l’assemblée nationale lors de la session d’avril, empêchés par le président de l’institution qui avait remis en cause leur désignation par le conseil de l’île. Abdou Ousseine, selon les coulisses, réalisait ainsi les vœux de Maoulana dont la liste qu’il soutenait au conseil de l’île était battue à plate couture.

Le même débat s’est invité lors de la session d’octobre, avec d’autres considérations plus juridiques que le jeu des influences ; l’entrée e vigueur de la nouvelle constitution, qui a consacré la suppression des conseils des îles. D’ailleurs, c’est dans ce même ordre d’idée que la liste initiale des représentants de la nation n’avait comporté que 24 élus, excluant de facto les 9 montants des parlements insulaires. Un terrain d’entente est finalement trouvé après carrément une heure de temps de moult tractations. La liste des élus est modifiée illico. Et pas que les représentants de Ngazidja qui y sont rajoutés, mais ceux de Mohéli et Anjouan aussi. Si ceux de Ngazidja étaient présents, ceux de Mohéli ont brillé par leur absence tandis que ceux d’Anjouan n’étaient tout simplement pas convoqués.

Pour mémoire, la désignation des conseillers Imamou Azali, Said Mohamed Ahmed et Mohamed Soilihi Moissi le 24 février dernier, pour représenter le conseil de l’île de Ngazidja à l’assemblée de l’Union, était source de conflits. Certains de leurs collègues, jugeaient que leur élection était « entachée d’irrégularités». Saisi par les contestataires, le président de l’assemblée nationale décida alors de leur verrouiller la porte de l’hémicycle, exigeant « une nouvelle délibération qui ne souffre d’aucune contestation ». Malgré lui, la Cour suprême a validé les élections le 25 avril, décidant que lesdits conseillers « ont acquis la qualité de député à l’assemblée de l’union et y ont donc droit d’y siéger ».

A l’ouverture de cette session d’octobre, on a noté l’absence des députés Mohamed Bacar Dossar, Tocha Djohar et Ali Mhadji, dont l’immunité parlementaire vient juste d’être levée. Quant à Abou Achirafi, visé par la demande de levée d’immunité mais épargné par ses collègues de même bord politique, il était à l’hémicycle, débout comme un « I ». Le code électoral, le texte relatif au découpage électoral et bien évidement la loi des finances font partie des projets de lois tant attendus lors de cette session. Soit-dit en passant, l’assemblée dit déplore « l’indisponibilité de la loi rectificative du budget 2018 et la non communication systématique des rapports trimestriels d’exécution du budget ».

Par TM

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