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Dialogue intercomorien: l'Union de l'opposition accepte la main tendue du président Azali

Le président de la république a reçu différents leaders de l’opposition à Beit Salam ce lundi suite au dialogue intercomorien lancé sous l’égide du Haut représentant de l’Union africaine, Ramtane Lamamra. Et l’ambiance était franchement cordiale.

Le président de la république, Azali Assoumani, a reçu le chef de file de l’opposition, Mohamed Ali Soilihi, hier dans la journée. Celui-ci était accompagné de l’ancien gouverneur, Mouigni Baraka Said Soilihi, du secrétaire général de l’Updc, Youssouf Boina et de Said Abdou, membre du parti Juwa. La rencontre fait suite à la venue du Haut représentant de l’Union africaine, Ramtane Lamamra, qui a posé les jalons d’un dialogue intercomorien, selon la formule qui lui est désormais consacrée. Il en est ressorti que les travaux devaient se poursuivre dans un cadre permanent de concertation. L’ambiance était franchement cordiale entre les différents acteurs à la fin de la rencontre, qui se sont d’ailleurs évertués à éviter les questions qui fâchent.

Premier à prendre la parole, l’ancien argentier de l’Etat a retracé la genèse d’une telle démarche. « La mission de l’Union africaine dans le pays a réussi à mettre en place un cadre de dialogue entre nous et le pouvoir, grâce à ce dialogue, nous avons pu établir un ordre du jour consensuel, c’est à ce titre que nous avons été reçus par le président », a-t-il déclaré. Il a par ailleurs fait état de la bonne volonté du président à faire de son mieux « pour que les travaux se poursuivent ». De lui-même, et très vite, prenant à contre-pied les journalistes, il a assuré « qu’il n’a pas été question d’élections lors de la rencontre ; nous avons surtout discuté des modalités pour la poursuite du dialogue intercomorien ». Réagissant quand même à la question d’un journaliste qui a fait état de la poursuite du processus électoral, avec notamment le lancement de la révision exceptionnelle du fichier électoral qui interviendra vendredi prochain, Mohamed Soilihi répondra laconiquement par : « Le gouvernement a son calendrier mais notre présence ici se justifie par une seule chose : le dialogue intercomorien ».

Mouigni Baraka Said Soilihi lui a emboité le pas en disant « que chaque Comorien se devait d’apporter sa pierre dans la recherche d’un climat apaisé, lequel est soutenu par le président de la République ». Et d’ajouter : « Le président a validé les 4 points de l’ordre du jour, notamment les mesures d’apaisement, et a fait part de sa volonté de promouvoir les libertés publiques et individuelles, la liberté d’information». L’ancien gouverneur a beaucoup insisté « sur le rôle des journalistes qui se doivent de promouvoir la paix et les a invités à éviter les questions qui pourraient être sources de zizanie ».

Lors de la rencontre entre les grands élus et le président Azali qui a eu lieu la semaine dernière, le représentant du gouverneur Hassan Hamadi avait déploré le manque de concertation par le gouvernement central, dans la mise en application de la nouvelle Constitution en ce qui concerne l’autonomie des îles. A la question de savoir si le gouvernement allait la suspendre en attendant la poursuite des discussions (l’autonomie des îles et la tournante font partie de l’ordre du jour), Mouigni Baraka dira « qu’au niveau de l’Union de l’Opposition, nous n’avons pas encore discuté de la mise en application de la nouvelle Constitution et nous n’avons pas à nous exprimer au nom des institutions, les gouverneurs ont entièrement le droit de réclamer ce qu’ils pensent bon pour les îles, pour notre part, quand viendra le moment, nous en discuterons dans le cadre permanent de concertation ».

Faïza Soulé Youssouf

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