You are here: Home » Actualités » Dimanche 10 : Vers une défaite cuisante de Mamadou et un scrutin à haut risque

Dimanche 10 : Vers une défaite cuisante de Mamadou et un scrutin à haut risque

    Dimanche 10 : Vers une défaite cuisante de Mamadou et un scrutin à haut risque
Depuis le ralliement, contre toute attente,  de deux anciens Présidents Ahmed Abdallah Sambi et Azali Assoumani pour battre campagnes ensemble, au second tour de l’élection présidentielle, le camp du candidat Mohamed Ali Soilih alias Mamadou est fortement déstabilisé et craint une défaite cuisante.


Il faut dire que le mollah a su déjouer tous les pronostics en gardant longtemps le silence après que son candidat Fahmi Said Ibrahim ait été victime de la fraude la plus honteuse dans l’histoire électorale des Comores, dans le seul but de l’écarter du trio de tête.


Cette longue période de réflexion en vue de son positionnement a conduit certains de ses lieutenants avides du pouvoir et cédant au chant de sirènes du pouvoir, à prendre position en faveur du candidat Mamadou, c’est-à-dire, leur propre bourreau.


Mais il est clairement établi que ces déserteurs ne pèsent pas électoralement et leur capitulation n’aura pas d’impact électoral, tant leur apport en terme de voix est insignifiant.


Avec l’entrée en campagne du Mollah en faveur de l’ancien Président Azali, la donne a changé et surtout la peur a changé de camp, car personne n’ignore la popularité dont continue à jouir Sambi sur tout le territoire nationale en général, et à Anjouan, son île natale en particulier.


Et tout le monde sait que les 3 candidats, étant tous de la Grande Comore,  vont se partager l’électorat de cette île quoi qu’avec les alliances du deuxième tour, c’est Azali qui sort favori, si on s’en tient au report des pourcentages obtenus par les candidats qui le soutiennent.


Le vrai enjeu de ce deuxième tour de l’élection  présidentielle se trouve donc à Anjouan, or, même avec la fraude industrielle à 104%, le candidat de la CRC est assuré de passer largement en tête, ce qui fait de lui, incontestablement le futur Président de l’Union des Comores.


Conscient de cette quasi-certitude, et gêné par les nouvelles dispositions mises en place pour contrecarrer la fraude, le camp Mamadou ne sait pas à quel saint se vouer.


Personne n’est en mesure de compter le nombre de conférences de presse organisées et improvisées depuis l’annonce de ce mariage entre les deux partis les plus populaires des Comores et tous les scénarios imaginables sont sur la table, de la restriction des moyens de communication de la veille au lendemain du scrutin (voir message Comore-Télécom), méthode digne d’une république bananière ou à la Corée du Nord, à l’instauration du couvre feu l’après midi du dimanche 10, jour du scrutin.


Tout ça n’est pas de nature à rassurer l’opinion aussi bien nationale qu’internationale sur l’organisation d’une élection équitable et transparente.


Mbadakomé

Powered by Comores infos