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Disparition d’Ali Abdou I Une enquête ouverte pour déterminer les causes de sa mort

Société |  14/12/2020 –    

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Le premier président du Syndicat des journalistes aux Comores, Ali Abdou, a tiré sa révérence. C’est une étoile qui vient de s’éteindre pour l’ensemble de la presse comorienne. Les circonstances de sa mort restent floues. Le jeune journaliste a en effet été retrouvé mort dans la maison où il résidait et tout porterait à croire qu’il serait mort trois jours auparavant. Une enquête est ouverte, selon le ministre de l’Intérieur, Mohamed Daoudou, pour déterminer les causes éventuelles de cette mort entourée de mystère.

Ali Abdou a été inhumé samedi à Hadjambu ya Hamahame, son village natal, où une foule s’est rassemblée pour l’accompagner dans sa dernière demeure. Journalistes, politiciens, citoyens, hommes et femmes, ils s’étaient tous retrouvés à Hadjambu pour la prière mortuaire. Cinq ans après son admission à Al-watwan, celui qui est devenu le chef de la rubrique “Transports” du journal d’Etat a trouvé la mort dans la fleur de l’âge. Sa disparition a attristé tout le monde surtout si l’on tient compte des circonstances liées à la découverte de son corps qui laisse à croire qu’Ali Abdou est décédé trois jours avant.

Présent sur les lieux après la découverte du corps à Maluzini jusqu’à son enterrement à Hadjambu, le directeur général d’Al-watwan, Maoulida Mbaé, a tenu à présenter, au nom du journal Al-watwan, les condoléances les plus attristées à sa famille, à ses amis et à tous ses proches.

“La disparition d’Ali Abdou est une grande perte pour le journal Al-watwan et ses frères et sœurs du quotidien de l’Etat, mais également pour l’ensemble de la presse comorienne. Il fait partie de la nouvelle génération, mais son apport a été d’une grande qualité. Malgré les circonstances, il sera toujours parmi nous. Le journal a perdu un élément essentiel, un maillon important et régulier. Nous ne l’oublierons jamais”, a-t-il mentionné.

Le premier président du Syndicat des journalistes

Pour sa part, l’ancien directeur d’Al-watwan est revenu sur le parcours très remarquable d’Ali Abdou qui, ces cinq dernières années s’est démarqué de ses collègues. “Ali Abdou a été admis à Al-watwan à travers un concours. Dès son arrivée, il a réussi à convaincre tout le monde grâce à son travail. C’est quelqu’un qui bossait pour progresser tous les jours.

Ali Abdou a convaincu ses collègues de l’élire premier président du Syndicat des journalistes aux Comores, après sa participation aux travaux de mise en place des textes de cette organisation. Ce n’est pas une tâche facile. Le premier qui a eu à diriger une instance pareille est Aboubacar Mchangama, le deuxième que je connais est Ali Abdou”, a fait savoir Ahmed Ali Amir avant d’ajouter que “cela prouve que, malgré sa jeunesse, sa persévérance et son amour pour ses collègues et le métier avaient dominé sa vie. C’est d’ailleurs pour ça que vous voyez tout ce monde qui a effectué le déplacement depuis Moroni et les quatre coins de l’île pour l’accompagner dans sa dernière demeure”.

Le premier président du Syndicat des journalistes aux Comores est décédé dans des circonstances floues qui laissent planer le doute sur l’origine du décès. En tout cas, pour le moment, la maison où a été découvert le corps sans vie d’Ali Abdou est surveillée par la police. Lors de l’enterrement, le ministre de l’Intérieur, Mohamed Daoudou, a confirmé l’ouverture d’une enquête pour élucider le mystère. “Nous avons tous le regret aujourd’hui d’enterrer notre ami et frère Ali.

Nous déplorons les circonstances de sa mort. Ainsi, une enquête est ouverte pour déterminer les origines de cette mort. Nous promettons de suivre de près le déroulement de cette enquête et si meurtre il y a, les coupables payeront”, a-t-il déclaré.

Al-watwan

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