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Dites à Azali qu’au Tchad, Idriss Deby est abattu, tué

Dites à Azali qu’au Tchad, Idriss Deby est abattu, tué

Dieu Idriss Deby Itno, comme Azali, se croyait immortel

Par ARM

       Désespérante Afrique.

En mai 1993, Ignacio Ramonet écrivait: «Accablée par de silencieuses tragédies, l’Afrique subsaharienne retournerait-elle “au cœur des ténèbresˮ où la situait déjà, dans les années 20, le romancier britannique Joseph Conrad? […]. Trente-cinq ans d’aide dilapidée et 300 millions de pauvres donnent la dimension du gâchis. […]. La vision de ce continent proposée par les grands médias, en particulier par la télévision, accrédite l’idée qu’il est devenu une succursale de l’enfer, inlassablement parcouru par les quatre cavaliers de l’Apocalypse. Les médias ne l’évoquent qu’à l’occasion de massacres, de pandémies, de cataclysmes, de famines et ils finissent par inscrire, dans l’imaginaire collectif, l’idée que le continent noir est un cas perdu»: Ignacio Ramonet: Combats pour une renaissance, in Afrique des malédictions, espoirs des Africains (Dossier), Le Monde diplomatique, Paris, mai 1993, p. 13.

Les dictateurs africains sont la cause des deuils qui s’abattent sur leurs pays. Parmi eux, il y a ceux que mon ami l’africaniste Philippe Leymarie accuse de «caprices meurtriers de brutes galonnées»: Philippe Leymarie: Du «pacte colonial» au choc des ingérences, in Afrique des malédictions, espoirs des Africains (Dossier), Le Monde diplomatique, Paris, mai 1993, pp. 14-15.

Parmi ces «brutes galonnées», on retrouve en bonne place le dictateur fou, sadique et terroriste Assoumani Azali, petit-fils de Boinaheri, et le dictateur sadique et meurtrier Idriss Deby Itno, tué le mardi 20 avril 2021. Bon débarras. Selon la légende, l’assassin du Tchad est mort au front contre les rebelles, alors que des voix indépendantes disent qu’il a été abattu comme un chien, loin du théâtre de la guerre. Les deux dictateurs se ressemblent beaucoup.

1.- Le dictateur fou, sadique et terroriste Assoumani Azali, petit-fils de Boinaheri, et le tyran mort Idriss Deby Itno tuent les opposants, n’ont jamais discuté avec eux, et se croient invincibles et immortels. Ils n’ont aucune considération pour la vie et la liberté. Ils ne tuent même pas «par nécessité», mais par pulsions sadiques et criminelles.

2.- Les deux dictateurs ont fait de leurs familles respectives les dépositaires du pouvoir, pillent «leurs» pays avec la complicité de celles-ci, qui s’arrogent un droit de vie, de mort et d’enrichissement en «leurs» pays respectifs. Ils font des leurs des familles royales en satrapie. Idriss Deby Itno avait même ajouté «Itno» à son nom pour élargir sa base tribale dans son pays tribal, même si le dictateur de Mitsoudjé ne manifeste aucun empressement à se déclarer de son grand-père Boinaheri pour les raisons infâmes qu’on sait. Suivez mon regard…

3.- Militaires déshumanisés et extrêmement violents, ils ont commencé à tuer avant leur accession au pouvoir, le dictateur comorien depuis la «gendrocratie» de Saïd Mohamed Djohar (1989-1995), quand, en 1992, il cribla de balles l’officier Ahmed Abdallah dit Apache avant de promener son corps habillé seulement de slip sur un camion de l’Armée dans les rues de Moroni, et le dictateur tchadien sous la dictature infernale d’Hissène Habré (1982-1990).

4.- Militaires ne connaissant que la force, ils arrivent au pouvoir par coup d’État et s’y accrochent par fraudes électorales, manipulations de «Constitution», goût de la dictature à mort, pillage des ressources du pays, corruption des faibles et des malléables.

5.- Les deux dictateurs se croient intouchables parce que protégés par des pays étrangers.

6.- Au nom du père, le fils Mahamat Idriss Deby Itno mort, est proclamé Président pour les 30 années à venir par une Armée appartenant à sa tribu, pendant que le dictateur fou de Mitsoudjé prépare la même petite gâterie successorale à ses fils Loukmane, le militaire (comme son lointain cousin du Tchad), et Nour El Fatah, «Conseiller» de son père de tyran.

7.- Les successions dynastiques dans les familles dictatoriales (Congo Kinshasa, Gabon, Togo et Tchad) donnent raison aux militaires comoriens qui disent que renverser et tuer le dictateur de Mitsoudjé sans écraser les membres les plus remuants de sa famille, c’est prendre le pouvoir à Hadj Moussa et le remettre à Moussa Hadj. Maintenant, les coups d’État en Afrique seront toujours suivis de l’extermination de la famille du dictateur déchu.

8.- Le dictateur mort Idriss Deby Itno était considéré comme le meilleur allié africain de l’Occident dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Mais, comment un dirigeant autoproclamé «Maréchal» le 11 août 2020, qui devait protéger une partie de l’Afrique centrale et occidentale n’a pas su et pu se protéger lui-même, et est tué en moins d’une année de «maréchalat»?

9.- Ce qui est arrivé à Idriss Deby Itno arrivera au dictateur de Mitsoudjé. Le coup d’État mortel attendu aux Comores sera «local», mais ses instigateurs sont tous des étrangers. Il n’y a pas aux Comores des politiciens capables de préparer et de réaliser un coup d’État. Dans l’Histoire de l’humanité, il n’y a jamais eu de coup d’État par des blablas d’hypocrites et de lâches.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 22 avril 2021.

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