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Djaanfar Ahmed Saïd Hassani rêve d’être Ali Soilihi

Djaanfar Ahmed Saïd Hassani rêve d’être Ali Soilihi

Fuyant la détestation d’Ambari, il fustige le grand mariage

Par ARM

     Le mot est des grands africanistes Hervé Bourges et Claude Wauthier: «La population comorienne est d’origine extrêmement diverse: Noirs, Malais, Malgaches sakalava, Persans, Indiens, Arabes. Très métissée à la base, elle est dominée par une aristocratie politique, économique et religieuse arabe. Fortement islamisée (sept cents mosquées), elle est pieuse et traditionnaliste, mais observe toujours les vieilles coutumes de souche indonésienne, comme celle du “grand mariage”: bien que marié jeune et en général à plusieurs femmes, le Comorien aisé attend d’être riche pour effectuer son “grand mariage” avec son épouse préférée; la dot et les festivités entraînent des dépenses considérables et parfois même la ruine»: Hervé Bourges et Claude Wauthier: Les 50 Afriques, Tome II, Afrique centrale, Afrique des Grands Lacs, Afrique australe, océan Indien, Le Seuil, Collection «L’Histoire immédiate», Paris, 1979, p. 615.

Pour sa part, le Grand Docteur Ali Abdou Mdahoma note que «les intellectuels, rationalistes, agnostiques, athées ou matérialistes, n’ont de place dans cette société que s’ils ont accompli le fameux “Anda” encore appelé “le Grand Mariage”, organisé avec faste, pompe et ostentation », étant noté qu’« à la mosquée, les premiers rangs sont interdits de façon stricte et formelle à ceux n’ayant pas encore réalisé le fameux “Anda”. Ils sont toujours considérés comme des garnements. La première rangée est toujours réservée aux “hatubs” – les prêcheurs du vendredi. Viennent ensuite, au deuxième rang, les “Walims” et “Twalibs” – les savants en religion et leurs disciples. Puis, suivent les cheikhs, les hadjs – les pèlerins de La Mecque – et enfin, les “Wababas” – ceux qui ont déjà accompli le “Grand Mariage”. Si on a le bonheur de réunir tous ces titres, alors seulement, on peut être considéré comme faisant partie de la crème de la société en Grande-Comore, la société des “hommes entiers”»: Ali Abdou Mdahoma: Le Roman comorien de langue française, Préface de Robert Smadja, L’Harmattan, Collection «Critiques littéraires», Paris, 2012, pp. 101-102.

Le grand mariage. Tout le monde le critique, mais tout le monde l’accomplit, mettant cela sur la nécessité de tenir compte des exigences de la société comorienne, grande-comorienne surtout. Ali Soilihi l’avait purement et simplement interdit. Aujourd’hui, toute honte bue, les hurluberlus et les branquignols grandguignolesques qui se réclament hypocritement de lui se ruinent chaque jour en dépenses somptuaires liées au grand mariage. Le grand mariage est une folie irréformable, et celui qui tentera de l’interdire ne vivra pas longtemps pour le regretter.

Pourtant… Pourtant, il se trouve un radoteur de village qui, en plein désœuvrement et alors qu’Ambari, première épouse emblématique et légendaire du dictateur Azali Assoumani, veut voir sa tête saignante et sanguinolente sur le bout d’un piquet, se met dans un coin de la rue pour débiter des fadaises et balivernes sur le grand mariage: Djaanfar Ahmed Saïd Hassani (Au secours!). Il est l’homme qui se prend pour la réincarnation de l’économiste David Ricardo. Le samedi 25 mars 2017, pour le malheur des Comoriens, et alors qu’il est en plein naufrage, il inaugurait une station de pompage à Mdé, comme si un dirigeant responsable et sérieux pouvait inaugurer une station de pompage. On inaugure une station de pompage et après ce sera le tour des fosses septiques. Et là, il se lança dans des divagations et radotages contre le grand mariage, alors que lui-même a jeté dans un grand mariage une bonne partie de l’argent sale qu’il a gagné dans des conditions ignominieuses au Tribunal de Moroni en tant que magistrat véreux, hautement corrompu et incompétent.

Voici une partie de ses bêtises: «Je l’ai dit et redit et personne ne m’écoute sur la question des us et coutumes. Personne ne m’aide. Ça, ça a été acceptable au moment où on avait des moyens. Ici, on dépense follement le riz, l’argent, l’eau… Mais pourquoi?». Et il continue sa petite sauce: «Quelqu’un qui dépense 15 millions de nos francs pour de l’or, croyez-vous qu’il est dans la bonne voie? S’il vous plaît, dépensons raisonnablement. Aujourd’hui, c’est l’eau qui préoccupe le monde. C’est l’emploi qui préoccupe le monde. Il est temps de nous tourner vers les grands chantiers pour l’intérêt général, pour le développement du pays». Et voilà que le donneur des leçons continue à pontifier et à pérorer: «Pourquoi alors que des pays comme l’Angleterre ou la France préservent tous ces biens, nous dépensons inutilement et ostentatoirement?»

Oui, le grand mariage a perdu une partie de sa base sociale. Certains hommes se livrent à l’escroquerie et à l’abus de confiance pour aller parader dans l’opprobre, et ce qui doit relever de l’honneur tombe sous le coup du déshonneur. Sur le plan économique, on ne voit pas l’utilité du grand mariage. Mais, si quelqu’un veut se ruiner en dilapidant ses biens pour un grand mariage, qu’il le fasse. Normalement, on aurait dû penser à l’utilité de ces dépenses irréfléchies, mais il s’agit d’une affaire purement personnelle et familiale. Chacun fait ce qu’il veut de son argent tant qu’il s’agit de son argent. Les personnes qui se livrent à la folie dépensière du grand mariage ne demandent pas l’aide de l’État, même si nous savons que l’argent de l’État peut servir à cette immense folie dépensière.

En effet, dans le tract historique «Kala Wa Dala», devenu un chef-d’œuvre de la littérature subversive et explosive des Comores depuis sa mise en circulation en mai 2014, Ikililou Dhoinine avait été vertement interpellé par ses neveux et cousins en ces termes, sur le chapitre du grand mariage: «Monsieur Iki, vous êtes un criminel et vous êtes sans doute la créature la plus immonde que nous connaissons. Vous avez dévalisé à la fois directement et indirectement les caisses de l’État pour organiser un grand mariage en faveur de votre femme sorcière évalué à une centaine de millions de francs. Ainsi, vous dépensez follement de manière illicite l’argent des citoyens pour votre propre intérêt. Et pourtant le peuple vit extrêmement dans la difficulté, la misère et la pauvreté».

Sa Suffisance le kleptocrate Djaanfar Ahmed Saïd Hassani sait que son beauf et chef Azali Assoumani va organiser à Mitsoudjé en août 2017 un grand mariage en passe de devenir un «mariage d’État» comme celui des Mohéliens de «Bête-Salam» en février 2014. Comme il sait qu’Ambari et sa clique de voleurs ne veulent pas l’y voir, il s’emporte publiquement contre le grand mariage pour se sauver lui-même de la honte de ne pas être invité à Mitsoudjé. En plus, il fait son petit cinéma pour mettre du baume au cœur d’Ambari et son chéri Joli-Cœur doudou quelques mois après la remarque perfide et assassine d’Abdallah Agwa selon laquelle le chéri «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani n’avait pas le droit de porter la tenue de ceux qui ont accompli le grand mariage alors qu’il s’accroche à sa légendaire radinerie sociale, sauf quand il s’agit d’arroser les complices et les maîtresses.

Djaanfar Ahmed Saïd Hassani (Au feu! Assez!) se plaint de ne pas être écouté. Pourquoi veut-il que le peuple écoute un voleur qui, en 9 mois, est devenu un milliardaire sur le dos de l’État et des Comoriens, surpassant en voyoucratie abjecte même l’immonde Abdallah Saïd Sarouma dit Chabouhane, dit Baguiri, dit Gris-gris, dit Coach, dit Lionel Messi? Allons bon…

Sa Suffisance Monsieur Djaanfar Ahmed Saïd Hassani (Ne nous achevez pas!) est un voyou et ne sera écouté de personne. Il est très mal placé pour parler de dépenses, lui qui avait tenté de prendre l’avion en cachette et à l’insu de son chef et beauf pour aller danser la salsa, lambada et samba en Amérique du Sud, aux frais d’une Princesse désargentée par lui et les siens dans une orgie de rapines et vols.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 31 mars 2017.

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