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Djaanfar Ahmed Saïd pète un câble et perd le CD

Djaanfar Ahmed Saïd pète un câble et perd le CD

Déshonoré et discrédité, il perd l’occasion de la fermer

Par ARM

     Le pauvre chéri. Oui, pauvre Djaanfar Ahmed Saïd Hassani (ouf! Au secours!). Comme on dit, «le vice-roi est nu». Son inutile et bavard «Conseiller» Paul-Charles Delapeyre lui a fait croire, après son verre habituel de liqueur, qu’il suffirait de se mettre en vedette «par amour de la communication», clame-t-il, pour que la flatterie d’un renard devant un corbeau détenant un morceau de fromage puisse transformer un réel tragique en une simple séquence de série télévisée mal fagotée et cousue de fil blanc. Mais, la ficelle se révéla grosse. Plus grave encore, ladite ficelle se révéla trop, trop grosse. On ne tire pas à balles réelles sur la jeunesse lycéenne impunément. Le régime politique de l’apartheid en Afrique signa son arrêt de mort avec les flots de sang versés à Soweto, tandis que le fantasque Jean-Bedel Bokassa Ier (il n’y pas eu de Bokassa II), bidasse autoproclamé Empereur, ridiculisant son pays est tout un continent, en perdit sa couronne de diamants, ses châteaux en France et ses placements dans de comptes bancaires à l’étranger.

Au lieu d’écouter son ivrogne invétéré de «communicant», recruté parce que prétendant pouvoir faire des enjambements entre le Hambou et l’Itsandra et entre la CRC et le Parti Bidoche d’Ahmed Sambi, le pauvre Djaanfar Ahmed Saïd Hassani (au feu!) aurait dû se rappeler la sagesse populaire et millénaire comorienne qui dit que «quand on est déshabillé, on s’assoit»! Mais non, sans couronne, le vice-roi nu se crut devoir et pouvoir convoquer à domicile la boîte à images de Msa Ali Djamal, qu’il allait faire jouer au perroquet, avec un bruit de fond d’assiettes et de fourchettes, et sans la moindre retenue, pour déclarer que son régime politique n’avait «pas peur des lycéens». Ah! La bonne blague à deux balles et quatre kopecks du Kirghizstan!

S’il ne s’agissait pas de risques graves de faire tuer une jeunesse qui n’avait fait que traverser la rue pour aller réclamer la remise en fonction de la lumière dans le seul lycée public de la capitale des Comores, on aurait ri à gorges déployées et ricané comme un hyène du Ferlo. «Pas peur des lycéens»? Avec les mouches de remords des images du cadavre du sous-officier Ahmed Abdallah dit Apache sur un capot de véhicule militaire remontant à la surface, tout comme celles des jeunes d’Itsandra canardés sur ordre de la «Générale» Ambari, première épouse du dictateur, sans oublier les photos montrant le «saigneur» de Beït-Salam aux côtés des mercenaires pour casser les élèves du Lycée de Moroni dans les années 1980, le dictateur de Beït-Salam a vite senti que la colère qui gronde allait faire vaciller un fauteuil mal assis sur des élections basées sur la fraude organisée par les Mohéliens de Beït-Salam et sa propre terreur.

     On l’avait bien dit, ici même, à propos des simagrées de leur pantin kleptocrate à Comores Télécom, le voleur jamais rassasié, Oumara Mgomri: les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont créé une nouvelle race dénommée les «lanceurs d’alertes». Une vidéo, une petite vidéo a fait le buzz et le tour du monde, et la vraie nature de «l’émergence émergente du pays émergent» fut renvoyée comme un miroir aux «communicants» de Beït-Salam, ces casseurs de jeunes gens devenus subitement taiseux devant cette hideuse réalité d’un régime politique qui envoie la soldatesque tabasser des enfants dans une enceinte scolaire, matraquer en bandes des lycéens aux mains nues et faire usage d’armes à feu, à balles réelles, comme s’il s’agissait d’une descente pour arrêter des narcotrafiquants dans une favela d’Amérique du Sud aux temps de Pablo Escobar.

Pendant ce temps, sur recommandation de Kiki, le «ministrillon» de la Désinformation et de l’Agitation, qui ne veut surtout pas entendre la moindre contradiction radiophonique, l’arrogant Oumara Mgomri qui, lui, n’a que l’obsession des millions de francs comoriens à mettre vite en poche, crut bon de couper la connexion Internet à une radio locale de Mbéni, diffusant en direct une interview du frère Abdallah Agwa. Il va falloir tout un séminaire à Beït-Salam pour apprendre à tous ces Messieurs le rétropédalage qui s’impose face à un monde qui ne ressemble plus à celui de la tristement célèbre journée de la chasse aux Anjouanais par le mot «Ndrimou», journée ayant précédé le putsch du 30 avril 1999 et les élections horriblement truquées par le fugitif international Hamada Madi Boléro en 2002 et en 2016. On parle désormais d’enquêtes pour «se corriger tous les jours» et de «mesures disciplinaires» contre des lampistes et autres seconds couteaux qui ont fait usage de forces disproportionnées, sur ordre d’un vice-roi qui prétend connaître le Droit, la justice et l’économie, mais qui s’est mis à nu tout seul en tentant de justifier lui-même à la télévision, la violence et les brutalités des gendarmes au Lycée de Moroni.

Cela donne effectivement une idée des «mentalités» d’un régime politique dont l’un des membres, Moustadroine Abdou, a permis à son équipe d’hyènes et de chacals d’accéder au pouvoir de manière anticonstitutionnelle en brûlant des urnes et en empêchant les gens de voter à Anjouan, pendant qu’un autre membre de la fine équipe, Kiki en l’occurrence, s’était carrément installé devant les ordinateurs de la Commission nationale électorale «indépendante» (CÉNI) pour dicter des résultats à une Vice-présidente de la CÉNI, une Vice-présidente jugée corrompue de première classe, pour que l’autre, Abdallah Saïd Sarouma, puisse revendre des tickets d’essence à la sauvette, alors qu’il assurait l’intérim à Beït-Salam.

Mais, à chaque fois, il s’est trouvé un lanceur d’alerte pour en capter et diffuser l’image. Et c’est ce qui désespère le plus notre malheureux Idriss Mohamed Chanfi, l’idéologue en chef, qui aimerait tant pouvoir sauver le bidasse de Beït-Salam avant que la colère populaire ne l’emporte comme le triste Blaise Compaoré. Décidément, le monde n’est plus le même. Voilà qu’au lieu de s’enflammer dans un discours au lyrisme révolutionnaire incandescent, un ancien rouge se met à trembler devant les risques de voir le peuple dans la rue, sous un régime qui déploie des militaires contre des enfants. Il a peut être vu qu’après que la rue ait exigé que justice soit rendue, François Hollande, Président de la République française, est allé au chevet d’un jeune violenté par des forces de police, un jeune homme à qui le rappeur Rohff a offert son disque de platine tandis que l’irremplaçable Imani a joint sa voix d’or aux appels des manifestants.

Il est donc temps de revoir les copies de Beït-Salam et de ses idéologues «communicants». Mais, dans l’affaire, il n’y a pas que des copies! Les jeunes chassés de Volo-Volo, les jeunes licenciés abusivement et les lycéens matraqués ne se contenteront plus de «Bumping», ni de faux-semblants. Il y a du boulot, les gars et il s’en est fallu de peu pour que votre charabia sur «l’émergence émergente de l’État émergent» se transforme en «émergence de sang».

Pour autant, pour autant… Oui, pour autant, même si Moroni concentre l’attention, à Anjouan, la situation n’est pas simple. Apres les commerçants qui ont fait savoir qu’ils n’étaient pas prêts à jouer au citron pressé par la fiscalité des faiseurs d’omelette de Beït-Salam, c’est le personnel médical de Hombo qui réclame son alignement sur les mêmes droits que les confrères de l’Hôpital El-Maanrouf de Moroni. Pendant ce temps, une radio locale de Mutsamudu a décidé de «renoncer au journalisme pour préserver ses équipements». Après, ce qui est arrivé à la Radio Baraka FM, elle a choisi de ne diffuser que de la musique plus des informations de médias internationaux: BBC, RFI, Voix d’Allemagne… Et vive «l’émergence émergente du pays émergent» pour laquelle le grand idéologue polpotiste français Idriss Mohamed Chanfi espère toujours voir le pouvoir politique dépravé actuel mobiliser les citoyens. Un peu, comme pour les lycéens…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 23 février 2017.

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