You are here: Home » PORTRAIT » Djamila SAID THABITI

Djamila SAID THABITI

Mère de 3 enfants (1 fille et 2 garçons).  Actuellement représentant indépendant en produits de beauté, mon autre fonction est celle de Bénévole dans l’association Toimaya (espoir de la femme) entre autres engagements associatifs, créée en 1997, dont  j’occupe la fonction de présidente.

Adolescente, j’ai rejoints mes parents immigrés à Marignane,  internat à Hyères les palmiers et enfin à  Marseille, que je n’ai plus quitté.

Parcours  professionnel.

Après une formation de comptable assistant,  2 années  de capacité en droit public et privé, j’ai occupé les fonctions ; Agent au service technique (bio – médical) à l’assistante Publique HM. Secrétaire la Mairie du 2emè arrondissement de Marseille,  Comptable à la FECOM  (Fédération des Associations Comoriennes), administrative à l’ARAC (anciens combattants) Agent d’accueil dans un centre social  puis Représentant indépendant d’une société de Marketing de réseau en communication.

Parcours politique

Très jeune,  je  me suis intéressée à la gestion de la chose publique, au travail des élus de la République,  la représentativité équitable des citoyens. A maintes reprises j’ai participé à l’élaboration de projets susceptibles de structurer la diaspora comorienne de Marseille, jusqu’à la nomination par le gouvernement comorien d’un haut commissaire de la Diaspora le 24 novembre 2011, nous attendons toujours le respect du cahier de charge.

Mon engagement associatif sur Marseille a conforté mon militantisme et m’a ainsi poussé, à m’engager en politique. Après le regard porté sur l’UC 13 (le comité de soutien d’un politique local aux départementales) Un élu issu de la communauté Comorienne, c’était en 1996. Un élan jamais renouvelé.

En 2004, nous (collectif d’associations indépendantes) avons présenté des candidats. Je me suis logiquement engagé dans mon premier scrutin uninominal à deux tours, aux cantonales, dans les 13ème et 14ème arrondissements de Marseille sans étiquettes aucune avec un score de près de 5%. Une première pour une femme issue de la communauté Comorienne.  Les forces en présence autour de cette candidature étaient dans un premier temps des proches militants comme Ahmed djoumoi Assoumani, et Ali Mondy. Puis,  un engouement venant de la jeunesse. Ce qui m’a fortement enchanté, et je n’ai cessé de penser à leur implication naturelle et l’adhésion à une candidature sans étiquette. Oser rêver vers l’aboutissement  d’ une politique responsable, l’identification des revendications leur semblait être une cause commune, notre représentativité. «  Une force ignorée par le pays d’origine et réduite aux clientélismes dans notre deuxième nation (un fonds de commerce communautaire), et pourtant, la seule nation que la 3ème génération orpheline, chérira  jusqu’au bout de ses illusions».

Parce que, sans nous en rendre compte, nous avions engagé notre collectivité. Nous avions engagé, bien qu’à l’échelon modeste de notre territoire, une vision du monde basée sur la solidarité, sur le respect et sur la foi dans les valeurs humanistes. Affichant notre double culture et surtout l’appartenance à la République. La bataille  pour revendiquer une visibilité politique en France, j’y participe tour à tour, le combat pour l’éveil du franco-comorien, je ne perds pas espoir, je continue à penser que nous avons un devoir de mémoire, et qu’il faudra expliquer à nos enfants pourquoi, nous avons vendu notre âme au diable, effaçant ainsi toute trace d’égalité devant la république, pourquoi les seules mandats que l’on veut bien nous confier et que l’on accepte de porter sont vides de sens. Pourquoi l’on continue à afficher des kofias et des kandou pour une main tendue, une miette, une reconnaissance en tant que rabatteur et noir de service. C’est impensable, inadmissible, intolérable. Et surtout pourquoi la jeune génération suit les pas de certains notables comoriens corrompus ??????????? Dans ce système élitiste marseillais notamment, il n’y pas de place pour une diversité saine. Un certain nombre d’entres nous veulent simplement une posture devenue ( mpabe wassiyassa fulani).

Encarté seulement en 2011,  à un parti politique «  »  et me positionne en binôme en candidat remplaçant pour les départementales à nouveau.  Toujours dans le souci de transposer cette vision de sauvegarde de l’écosystème sur mon pays d’origine en proie à la pollution : cimetière de carcasses de voitures, manque d’énergie alternative. Me former et m’informer à donner l’alerte au pays en voix de développement. Me basant sur les valeurs de l’écologie politique, c’est-à-dire remettre les hommes et les femmes au cœur des décisions collectives. J’ai aussitôt déchanté même au sein d’un parti vous vous rendez compte que gravir les échelons est un privilège vos idées ne valent pas grand chose.  2014, mon dernier challenge pour changer la donne deuxième tête de liste aux municipale, 3.43 %  au 11/12ème arrd. J’ouvre l’ horizon…

 

Pourquoi ULEZI  ?

L’idée de base est simple : qui mieux que nous saurait ce qu’il nous faut. Comme dit Nelson Mandela : «ce qui est fait pour nous que d’autres ont décidé sans nous est en réalité contre nous. Soyons des êtres actifs !

C’est la troisième fois que j’apporte ma  contribution à un mouvement en faveur des Comores, et ce qui me rassure aujourd’hui c’est  qu’une organisation structurelle additionnée à un  diagnostique partagé a donné naissance à une réflexion de la part des spécialistes pour aboutir au Projet Politique que nous partageons, et que vous pourriez partager. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de m’engager cette fois-ci et d’apporter ma contribution.

J’’assure la fonction de coordinatrice nationale. Ulezi  est un parti qui prône une politique de bonne gouvernance, la prise en compte des 3 dimensions qui sont la protection de l’environnement, aujourd’hui indissociable du développement économique et du développement social.  Et le Parti Ulezi cherche à allier cette politique avec une politique de développement économique et sociale à travers la justice  (USAWA WA MAESHA). Ulezi est friand de la démocratie participative et l’utilise dors et déjà. Ulezi a pour vocation de trouver les moyens de créer de l’emploi et lutter contre la pauvreté. Et prône l’unité.

Il prend le pari de rendre la dignité à chaque comorien, en instaurant un revenu universel de base. Une des plus fortes propositions  d’Ulezi l’implication de la Diaspora dans le projet économique et sociale  des Comores, rendre la diaspora acteur et décideur de son destin.

Qu’avez-vous fait pour les Comores ?

Pour les Comoriens, je m’implique et je milite pour une politique responsable. Une action dont je suis particulièrement fière, je m’emploi,  à travers les actions de l’association Toimaya, à lutter contre l’obscurantisme et l’isolement. La femme comorienne a gagné beaucoup de combats depuis des siècles à l’image de djumbé fatima de Moéli et singa de mboudé et fatima karibangoe d’iconi gde Comores.

Dans le milieu rural, la femme gagne d’office son indépendance dans la mesure où elle hérite des terres et de la parcelle (régime matriarcale oblige) cultivable pour assurer sa survie. Désormais, la femme comorienne aspire à de plus longues études pour mieux organiser sa vie de femme et de mère. Elle est consciente de sa participation à l’essor de l’économie comorienne, et se bat pour la parité.  La femme est dans tous  les combats  politico-économiques. (code de la famille, démocratie participative, promotion du genre, opportunité économique.

Aujourd’hui, la femme comorienne a besoin de s’assurer une autonomie financière pour figurer dans les instances décisionnaires et se faire entendre. Nous constatons que les lois, les textes et les différents programmes parlent de la place de la femme, mais la réalité est tout autre.   Loin de lâcher prise, la femme comorienne a le don de rebondir après les épreuves. Souvent abandonnée par le conjoint  elle est l’unique garante de l’éducation des enfants et assume fièrement et humblement la sécurité de son foyer. Car ce qui ne  nous tue pas nous rend plus fortes.

 

ULEZI,   l’égalité pour les femmes c’est le progrès pour toutes et tous.

Je salue la liberté mot d’ordre de tout homme,

La femme assure elle-même sa promotion en étant honnête, respectable, elle qui, souvent reste une combattante dans l’ombre.

ulezi

Cet article Djamila SAID THABITI est apparu en premier sur VIDÉOS-INFOS-FOUMBOUNI.

Powered by Comores infos