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Du sabotage d’un Président au sabotage de tout un pays

Du sabotage d’un Président au sabotage de tout un pays

Les problèmes d’électricité, résultats de sabotages d’irresponsables

Par ARM

   L’hypocrisie et l’irresponsabilité sont mauvaises conseillères. Et, malheureusement, aux Comores, les deux travers sont devenus des pratiques de la vie politique au quotidien. Des Comoriens sont tellement lancés dans une méchanceté manifeste qu’ils ne pensent pas aux conséquences plus que néfastes de leurs actes sur tout un pays. C’est ainsi que, depuis deux décennies, les Comores vivent dans l’obscurité. Naturellement, tout le monde est prompt à dénoncer «l’incompétence» et «le manque de volonté» des dirigeants, mais personne ne veut parler des origines des problèmes de l’électricité aux Comores. Il n’est même pas question de parler des factures d’électricité non payées par un Saïd Abdallah Mchangama, le plus grand donneur de leçons de l’univers. Son ardoise de 2 millions de francs comoriens à la MAMWÉ s’allonge chaque mois, et il n’est pas seul dans son cas, puisque certains ont décidé de faire du double langage et de la duplicité une façon de vivre. Mais, aujourd’hui, il est avant tout nécessaire de se poser la question de savoir pourquoi sous les Présidents Ahmed Abdallah et Saïd Mohamed Djohar, il n’y avait pas de problèmes d’électricité, et pourquoi, brusquement, dès l’avènement du Président Mohamed Taki Abdoulkarim en 1996, les Comores sont plongées dans le noir. La réponse est très simple: il se trouve des gens à la Grande-Comore qui haïssaient tellement le Président Mohamed Taki Abdoulkarim qu’ils avaient décidé qu’il ne fallait pas lui donner la moindre occasion d’avoir un seul élément positif dans son bilan présidentiel. Et, il a fallu saboter sa présidence avec une méchanceté de chacal.

   Le sabotage de la présidence de Mohamed Taki Abdoulkarim est l’acte le plus barbare et le plus irresponsable jamais commis en politique aux Comores. En effet, des Grands-Comoriens (pas des Mohéliens, ni des Anjouanais, mais des Grands-Comoriens) ont versé du sel et du sucre dans les moteurs de la société d’État Eau et Électricité des Comores (EÉDC) et les ont détruits à jamais. Depuis, tout a été fait pour relever la société, et rien n’y fait, un problème en créant un autre et l’amplifiant. Ces saboteurs versant dans la criminalité n’ont donc pas saboté seulement un acteur politique qu’ils n’aimaient pas; ils ont, avant tout, tué tout un pays, qu’ils n’aiment pas non plus. Ce sont donc des politiciens qui ont plongé les Comores dans le noir, et ce sont les mêmes qui, aujourd’hui, toute honte bue, sont en train de pousser des cris de vierge effarouchée, en crachant sur la soupe.

   On aurait pu croire que la leçon a été retenue. Que nenni. Que nenni. Les Comores sont restées dans une trajectoire de sabotage, plongeant les Comoriens dans le noir, toujours dans le secret espoir que ce sont les autorités qui seront indexées. Et, en la matière, on peut dire qu’Ibrahim Mzé Abdallah «réussit» parfaitement sa mission, lui qui fait tout pour que les efforts du gouvernement soient détruits par sa propre médiocrité et par ses sabotages. Sinon, il faudra que quelqu’un explique aux Comoriens la présence, dans les locaux de la MAMWÉ de ces cartons de pièces détachées que le même Ibrahim Mzé Abdallah refuse de défaire et d’en prendre le contenu pour relancer le processus devant permettre aux Comores de sortir de l’obscurité. En août 2015, Ibrahim Mzé Abdallah disait ne pas avoir dans les caisses de la moribonde MAMWÉ les 2,5 millions de francs comoriens nécessaires à la location d’une grue devant soulever les groupes électrogènes que le Vice-président Mohamed Ali Soilihi avait fait venir de Sharjah, aux Émirats Arabes Unis. Quand il a fallu synchroniser groupes électrogènes nouveaux et anciens groupes électrogènes, les autorités comoriennes se rendirent compte que le même Ibrahim Mzé Abdallah avait chassé de la MAMWÉ, le seul cadre qui pouvait réaliser cette opération de synchronisation. Le cadre en question avait accepté d’intervenir pour réaliser le travail de synchronisation, et réclamait normalement 2,5 millions de francs comoriens. Quand il fut demandé à Ibrahim Mzé Abdallah de mettre la main à la poche, il se mit à invoquer Dieu, prétendant mensongèrement que la MAMWÉ n’avait pas cet argent-là. Il a donc fallu que le gouvernement allonge cet argent. Il l’a fait. Et, ce n’est pas fini parce que, quand le gouvernement se plia à tous les salamalecs d’Ibrahim Mzé Abdallah, on croyait que le problème de l’énergie était définitivement réglé. Ha! Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre? Alors que la situation commençait à entrer dans la normalité, voilà le même Ibrahim Mzé Abdallah qui a trouvé un nouveau prétexte pour saboter le travail que fait le gouvernement pour tirer le pays de l’obscurité: «Il n’y a pas de carburant», prétend crânement le scélérat! Le crâneur!

   La question que se posent alors les Comoriens est celle de savoir si la MAMWÉ a des clients et s’il arrive à certains d’entre eux de payer leurs factures. La question se pose parce qu’on a l’impression que depuis 1996, la MAMWÉ n’a pas touché un seul centime de ses clients. Si ce n’est pas le cas, il faudra qu’Ibrahim Mzé Abdallah explique aux Comoriens pourquoi il est toujours incapable d’avancer le moindre centime dès qu’il s’agit de faire bouger «sa» société de la mort. Il sert à quoi, cet Ibrahim Mzé Abdallah-là? On le sait engagé dans une campagne de sabotage des efforts du gouvernement, mais que fait ce gouvernement pour en tirer toutes les conséquences qui s’imposent en ce qui concerne ce saboteur professionnel? Il est très facile d’accuser le gouvernement de certaines choses, mais ne serait-il pas plus objectif de chercher les peaux de banane du côté de l’opposant Ibrahim Mzé Abdallah, qui sans doute, sabote les efforts du gouvernement pour pouvoir se présenter aux élections présidentielles de 2016 et devenir le prochain chef d’État comorien?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 9 octobre 2015.

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