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Échec de la «gendrocratie» en Espagne, pas aux Comores

Échec de la «gendrocratie» en Espagne, pas aux Comores

Les Comores seraient-elles plus «civilisées» que l’Espagne?

Par ARM

      En Espagne, un ancien Directeur général de Banque avant de devenir le Directeur général du Fonds monétaire international (FMI), et qui avait été précédemment ministre de l’Économie, vient d’écoper de 4 années de prison ferme, en compagnie d’autres collègues de la Banque qu’il dirigeait, notamment du Président de la société-mère, qui en prend pour 6 ans! Oui, oui, vous avez bien lu: encore un ex-patron du FMI en prison. Comme si le FMI portait malheur. Le motif? Abus de biens sociaux, dont l’usage de la carte bancaire de la Banque pour des dépenses personnelles, alors que cette banque, au bord de la faillite, avait dû être renflouée par l’État. Toujours en Espagne, c’est le beau-frère du Roi Felipe VI qui est condamné à la prison, tandis que son épouse, (une princesse donc, la fille du Roi Juan Carlos, qui a dû abdiquer pour sauver le Royaume devant la colère populaire) est bannie de tout acte impliquant la Royauté, soumise à de fortes amendes, et s’est exilée en Suisse, accusée de complicité passive avec son mari dans de détournements de subventions utilisées sans appel d’offres. «Sans appel d’offres». Oui, sans appel d’offres. «Appel d’offres», l’expression que le kleptocrate Azali Assoumani Baba et sa fine équipe ont banni de leur langage de goujats et de voleurs de poules de la basse-cour.

Revenons en Espagne, et ce, pour constater qu’en prime, si on peut dire, le couple princier doit rembourser à l’État non loin d’un million d’euros, soit 500.000 francs comoriens. Oui, oui, il s’agit bien de membres de la Famille royale actuelle. La Justice s’est montrée implacable, même si la gauche radicale la considère encore plus complaisante qu’à l’égard d’un rappeur accusé d’atteinte à l’honneur de la Couronne. Pendant ce temps, que se passe-t-il au «Royaume des blédards», pour reprendre l’expression de nos enfants de la diaspora, affligés par un tel spectacle de honte et de désolation que Msa Ali Djamal, vêtu de son costume acheté à la station de métro Porte de Montreuil, ferait mieux d’apprendre à analyser au lieu de pavoiser avec sa boîte à images en charge de la péroraison du vice-roi nu?

Aux Comores, des personnes poursuivies en justice et bénéficiant de la «liberté provisoire» (à l’infini, à vie, à mort et jusqu’à ce que mort s’ensuive), sur la foi d’un retentissant faux témoignage de Bellou, sont promues, comme c’est le cas de Hamadi Idaroussi dit «Tonton-m’a-dit», qui joue le rôle de Premier ministre à la fois grotesque, fantoche et arrogant de l’actuel du «gouvernement». Il y a également Ahmed Abdallah Salim dit Ahmed Hydro, ancien Directeur général de la Société comorienne des Hydrocarbures, société qu’il a tuée après y avoir volé 4 milliards de francs comoriens. Poursuivi en justice, il multiplie les gestes malheureux pour s’y soustraire, demandant à son avocat, l’ancien «stagiaire national» Aïcham Itbar, de demander un abandon des poursuites alors que les faits sont accablants. Comme la chose ne donne pas les résultats escomptés, il s’est fait nommer «Conseiller» à Beït-Salam, usant de faux certificats médicaux quand il veut aller dépenser l’argent des Comoriens en France, mais sans échapper à la grande humiliation de pointer chaque mercredi chez le juge. À Beït-Salam, il est supposé être «Conseiller» en charge de cette jeunesse qu’on chasse et pourchasse à coups de matraque et de fusils. S’en ajoute, le cas du Président de la Commission des Finances au Parlement. Ça ne s’invente pas!

Le but de la manœuvre malsaine et indécente? Échapper à tout jugement, espérant qu’un «super grandissime» avocat ancien «stagiaire national» trouvera une formule avec une Justice à laquelle aucun quidam ne fait plus confiance, pour qu’au bout de quelques années, il y ait matière à prescription. Rien que ça! Bravo! Et de cela, on n’entend jamais parler l’idéologue en chef qu’est le haineux polpotiste français Idriss Mohamed Chanfi, pour qui, c’est du détail, du menu fretin, l’essentiel étant de prouver que le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Baba, qu’il avait débilement soutenu, est un bon cheval, alors qu’il agit comme un âne rouge de Mbatsé lequel, pour s’inspirer de l’image du Saint Coran (Sourate Le Vendredi), colporterait des tonnes de livres sur «l’émergence émergente au pays émergent». Non, de cela on n’entend jamais parler non plus le crypto-sambiste Ahmed Bourhane, qui se terre à Mayotte tout en crachant sur la soupe, et encore moins Nassurdine Ali Mhoumadi, perdu à l’Université des notes sexuellement transmissibles dans les notes sexuellement transmissibles. Pour sa part, Abdou Katibou brasse du vent à l’Agence des Investissements, où ne passe aucun investissement, le business se traitant entre le «ventriote» Azali Assoumani Baba et les gabelous Kamaldine Soeuf, qui a juré en public d’être milliardaire dans les mois à venir, et le larbin et baby-sitter Saïd-Ali Chayhane, qui gère les affaires «familiales» du chef.

«Émergence émergente de pays émergent» dit-on. Justement, parlons-en. Parmi les pays ayant connu une réelle émergence, nous avons déjà évoqué le cas de la Corée du Sud, pays dont la Justice n’a pas hésité à foutre en prison l’héritier de l’empire Samsung pour corruption et abus de pouvoir dans le scandale que les medias appellent le «Choigate» et qui entraîna la destitution de la Présidente de la République, tout comme au Brésil, pays dont la Présidente fut emportée par le scandale de Petrobras. Oui, oui, des chefs d’État tombent comme des mouches pour leurs complicités actives ou passives dans des actes de corruption dans un système corrompu. Pendant ce temps, a-t-on entendu ne serait-ce qu’un Procureur qui se serait saisi du cas du kleptocrate prévaricateur et polygame Oumara Mgomri qui, après avoir vendu au prix fort de 12 millions de francs comoriens sa carcasse roulante par intermittence à Comores Télécom, la société d’État qu’il dirige lui-même, entend que ladite société, cette vache-à-lait, lui verse 185 millions francs, dont il «aurait été privé pour abandon de poste»?

Mais, si les défenseurs de «l’émergence émergente du pays émergent» voudraient des exemples chez les insulaires, ils peuvent très bien se servir à satiété sur Internet, sur la manière dont la lointaine Singapour et la voisine île Maurice ont fait face à la corruption, pour inspirer confiance aux investisseurs et mobiliser les populations derrière un vrai projet de développement cohérent, avec une vision globale, des actes planifiés et précis et une réelle gouvernance, dans la transparence. Or, autour du «pouvoriste» polygame Azali Assoumani Baba, on nous parle de prochains «audits», sans préciser si cela inclurait l’accusation de près de 20 milliards de francs comoriens placés à l’étranger par le kleptocrate Azali Assoumani Baba 1, accusation affichée sur le site officiel du Quai d’Orsay, et les 161 milliards de francs de la mafia d’Ahmed Sambi, mafia qui a fait l’objet d’un ouvrage en anglais et en français sur la vente des passeports, et le procès de Londres sur plus de 2.000 bateaux «comoriens», dont la vente du pavillon a été initié par le pire des voyous, à savoir le fugitif international Hamada Madi Boléro. Et, qu’en serait-il d’Ikililou Dhoinine et de ses Mohéliens de Beït-Salam?

Ces questions sont d’autant plus lancinantes qu’au lieu d’activer les dossiers de la Commission de Prévention et de Lutte contre la Corruption (CNPLC), tout est fait pour les enterrer, tout comme, l’État continue à ignorer superbement la Commission de Passation des Marchés publics. Ce qui fait dire à un Marseillais qui n’a pas sa langue dans sa poche que, dans la bouche de ceux qui parlent «d’émergence» à tout bout de champ comme d’un marchandage d’illusionnistes, ça revient à promettre la lune à une maîtresse à la fois naïve, capricieuse et complaisante. C’est tellement gratuit que l’on assiste en parallèle aux pressions, rodomontades, arrestations, brimades et saisie d’équipements de tout média qui n’applaudirait pas. Et, pourtant… Et pourtant…, le gendre du Roi Juan Carlos a fini par quitter le Palais royal sous les huées et les injures de la population. On dirait que ça ressemble à du déjà vu!

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 24 février 2017.

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