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Elections de 2016 : Le changement n’attend plus. Et si notre mode d’organisation était responsable de notre échec !

40 années après une indépendance négociée, 40 ans après avoir pris notre destin en main, Quarante années après avoir fait fi au colonialisme, nos radars semblent toujours perdre de vue l’horizon, notre horizon. Cet horizon est celui d’un pays où rien ne va, l’horizon d’un pays où tout va très mal, tout va de plus en plus mal au fur et à mesure que le temps coule laissant derrière lui les retards, les nostalgies et leurs mauvais souvenirs aussi vite regrettés par le présent et son avenir tous incertains. C’est un horizon qui nous est donc problématique devenu quasi impossible d’apercevoir alors que le monde et des pays voisins dans notre cas avancent tant bien que mal. Pourtant, l’Histoire des Comores voudrait toujours nous convaincre que rien ne nous est impossible pour renverser cette tendance négative. Mais que dire de la brève période située entre 1975 et 1978 ? Que comprendre de ce si court cycle de notre Histoire commune dont celles et ceux ayant célébré la disparition tragique du guide suprême sont aujourd’hui les premiers à vanter le bilan ?

Mais que dire de cette page de notre Histoire dessinée par le jeune Ali Soilihi si elle n’est pas l’antithèse de cette lourde impression négative des Comores et de nos valeurs sociales actuelles ? Ce destin aux allures et apparences trop poignantes d’un pays aussi petit et moins peuplé que l’Île Maurice, ce destin-là d’un archipel mal mené depuis tout ce temps ne s’expliquerait-il pas à des défauts d’imaginations ? Et si notre mode d’organisation était seul, responsable de notre échec ! Lorsqu’on prend le temps pour parcourir de prestigieuses pages de l’Histoire contemporaine des Comores indépendantes, on se rend compte qu’un destin glorieux de l’Union des Comores est pourtant possible. Ce possible il faut le dessiner. Ce destin, il faut le crayonner avec d’imagination forte, notre imagination. Or, ce destin est entre les mains de ceux qui oseront le changement, qui pensent la mutation sociale, à la transformation des mentalités et des pratiques courantes, et qui prévoient le bouleversement d’un pays dont le basculement est imminent.

Je suis, avec beaucoup d’attention l’actualité politique aux Comores animée nécessairement par le prochain scrutin qui marque son coup d’envoi le 21 février prochain. De tous les candidats devenus officiels à ces élections présidentielles, j’ai retenu pour ce premier tour, la candidature de celui qui répond à ces angoisses. Son profil atypique est le contraire de tous ses adversaires imbibés dans le système anti-démocratique stoppant tout changement possible dans le pays. Sa candidature est la plus appropriée et incarne cette mutation fondamentale et qui conditionne l’espoir, notre espoir. Je peux vous le jurer, promettre aux lecteurs les plus impatients qu’ils s’imaginent déjà l’homme candidat à qui j’ai cette noble estimation car en réalité il est le seul homme qui n’a pas attendu l’ascenseur du Mila-nantsi pour vivre son ascension. Cet homme pour lequel j’ai grand respect est le candidat le plus approprié de la liste définitive : il s’appelle Azali ASSOUMANI.

Comoriennes et Comoriens, honorable jeunesse des Comores, nous avons la chance d’être et d’avoir aujourd’hui des médecins, des agriculteurs, des pêcheurs navigateurs, des enseignants, des techniciens de tous bords et de tous niveaux, des avocats…Ce sont des acquis considérables dont on peut très vite se servir pour cette mutation à la hauteur du basculement que connait notre pays.

Problème ? Au lieu que nous nous organisions autour de ces divers statuts sociaux combien fleurissants, au lieu de nous organiser autour du travail, au lieu que le Comorien fasse du travail le seule et unique levier pour le changement, nous nous identifions souvent par nos villages et par une espèce de communautarisme stérile. C’est au village que tout le monde veut avoir l’ami comme l’ennemi, veut devenir célèbre, séduire le plus grand nombre. C’est au village qu’on est prêt à tout pour s’affirmer dans les cours des grands, cela même sans le moindre mérite. C’est au village que chacun veut se construire pour enfin se déconstruire. C’est au village que le Comorien veut tout y avoir, quitte à tout démunir à l’autre pour s’affirmer à l’insu de celui-ci. Dans cette ambiance aussi absurde qu’aberrante, quiconque peut atterrir au village aujourd’hui, y en a toutes les prérogatives, s’y autorise tout parce qu’il a entre ses mains ce que Chuzour appelle « Le pouvoir de l’honneur », ou parce qu’il incarne le CHARIF. Cet individu, (le plus souvent masculin) peut enlever sa combinaison, filer son DJOHO, son DJUBA vert ou son gilet ornementé et réclamer au nom de cet unique statut la tribune de ceux qui sont au sommet de l’Etat. C’est ce qui fait de la politique aux Comores quelque chose d’insignifiante. Tel est le vrai problème qui freine notre pays puisqu’on en a fait la seule échelle pour l’ascension sociale.

Déjà président à 42 ans, Azali Assoumani, jeune expérimenté, il est le seul qui réponde au profil dont nous avons besoin pour relancer l’élan démocratique, le bond de l’ascension économique, la ferveur sociale d’un pays à la limite du basculement. Il a su mobiliser entre 2002 et 2006 les ressources et les forces du pays pour supporter les masses salariales contrairement à ces successeurs qui ont fait de leurs quinquennats le symbole de la mendicité sans qu’on sache où vont les recettes collectées à l’intérieur du pays par l’Etat. Ensemble, faisons donc de l’Union des Comores un pays émergent avec le Colonel Azali Assoumani en le ramenant droit au but à Beiti-Salam en 2016.

 

 

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