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Eléctions : «Le protocole d’accord n’est pas opérationnel»

Depuis quelques jours, le protocole d’accord signé le 15 mars dernier, lequel portait essentiellement sur la sécurisation des élections, est sur toutes les lèvres. Pour les uns, il est caduc, pour les autres, il est toujours d’actualité. Interrogé sur la question,  un des signataires dudit protocole,  Abbas Mohamed Elhad,  le ministre en charge des élections,  a affirmé «qu’il n’était plus opérationnel».
«Le protocole d’accord n’est pas opérationnel» - Al-Watwan, quotidien comorien, actualités et informations des Comores

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via : www.alwatwan.net

Le protocole d’accord signé le 15 mars dernier par des représentants de Hamada Moussa, de Mohamed Ali Soilihi, par Mouigni Baraka Said Soilihi, Azali Assoumani, Mohamed Daoudou, le président de la Ceni et le ministre en charge des élections est l’objet de toutes les attentions.  Son contenu portait essentiellement sur la sécurisation des élections générales et celles du 2eme tour. La reprise du vote n’étant pas prévue, il est donc normal de se demander s’il va s’appliquer le 11 mai prochain.
A la question de savoir si celui-ci était caduc, Abbas Mohamed Elhad, ministre en charge des élections répondra  «qu’il n’était plus opérationnel  dès lors qu’il y a des candidats en lice qui ne l’ont pas signé».  Il parlait ici de Salami Abdou Salami et de Anissi Chamsiddine.  Il va plus loin en indiquant que Anissi  Chamsiddine, candidat au poste de gouverneur de Ndzuani l’a interpellé et a dit   qu’il  «n’en est  pas signataire  et est contre son utilisation». 
A l’heure actuelle, seul Azali Assoumani bataille pour son application. Mohamed Ali Soilihi qui a derrière lui, Mouigni Baraka Said Soilihi ne veulent pas en entendre parler. C’est au cours d’une conférence de presse que le colistier  de Mamadou l’a fait savoir. C’est sûrement pour cela que Abbas Mohamed Elhad parle «d’équilibre de force». 
Le Narawaze a été à l’origine du protocole d’accord. Il y avait une forte pression sociale et une vingtaine de candidats qui se battaient bec et ongles pour qu’il soit signé.  Il rajoutera que «malheureusement, l’arrêt de la Cour n’en a pas fait mention».
Cela étant,  le premier flic de l’Etat dit «être ouvert à toutes les discussions». Il a dit aussi que son ministère allait prendre toutes les dispositions pour «garantir des élections libres, régulières et transparentes».  «Le code électoral prévoit l’affichage des résultats dans les bureaux de vote, pourquoi ne le ferions-nous pas ?». Pour la sécurisation des élections, il dit  se baser sur la loi électorale et l’arrêt de la Cour Constitutionnelle.
Il faut noter que selon toujours le code électoral, les candidats qui exercent  des fonctions publiques devaient reprendre leur poste une fois la campagne achevée.  D’aucuns estiment que si réellement le protocole d’accord n’était plus d’actualité pourquoi les candidats qui occupent des fonctions publiques ne les ont pas reprises une fois la campagne achevée ?  Dans l’article 11 du protocole d’accord, il est écrit: «le renoncement des candidats exerçant une fonction publique doit durer jusqu’à la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle».
Un décret, allant manifestement dans le sens du protocole d’accord a été publié le 16 mars dernier, au lendemain donc de sa signature.  Près de un mois après les scrutins du 10 avril dernier, les candidats qui occupaient des postes ministériels ou gubernatoriaux n’ont toujours pas repris leurs fonctions.
A cette question précise, Abbas Mohamed Elhad demandera d’aller voir les principaux concernés.  Quant au président de la Ceni,  un des signataires et maillon principal du processus électoral,  il n’a pas donné suite à notre demande.

Faïza Soulé Youssouf
source : alwatwan

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