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Elections législatives: Qui peut en tirer profit de l’analyse du révolutionnaire Idriss Mohamed Chanfi ?

Elections législatives: Qui peut en tirer profit  de l’analyse du révolutionnaire  Idriss Mohamed Chanfi ?
Curieux, curieux l’argument fondant l’appel de l’opposition de M.Idriss Mohamed  à ne pas boycotter les élections législatives prévues en janvier.

Dans son post, il critique la décision de l’opposition qui est de ne pas légitimer le régime d’Azali par la présentation des candidats aux prochaines élections. Selon lui, si l’opposition va au bout de sa stratégie, en mettant en exécution sa décision, c’est ignorer la notion du combat et in fine laisser la place à Djaza et Azali.

A lire cet argument on dirait que l’ancien révolutionnaire qu’il est, n’est pas l’acteur politique comorien qu’on lui connait. Je dirai même un agent de l’ONU ou de l’U.A envoyé pour exhorter l’opposition à participer à ce qu’il  appelle élection et que nous appelons mascarade.
Surtout on dirait que M.Idriss a oublié qu’il y a eu des  assisses auxquelles vous avez participé, qu’il y a eu un référendum dont les électeurs ne se sont pas rendus aux urnes, qu’il y a eu une élection présidentielle dont AZALI n’est pas arrivé en tête et enfin qu’il y a eu le vote de la loi d’habilitation à l’Assemblée Nationale dont l’opposition était majoritaire, et pourtant AZALI a toujours remporté sans gêne, en ignorant les protestations des électeurs à chaque fois. Monsieur le vétéran de la révolution comorienne, il ne vous ait pas échappé que mêmes les élections des gouverneurs ont été reportées par les trois candidats d’AZALI, est cela ne vous a pas convaincu, mais plutôt vous défendez la légitimation du régime d’Azali?

Mais alors, quel est le sens de notre combat, si à coup sûr nous sommes persuadés que notre adversaire va toujours l’emporter?
N’est-ce pas là, la raison des vos échecs sur les luttes que vous avez menées au cours de votre carrière, notamment contre les mercenaire et sur l’intégrité territoriale sur la question de Mayotte?  Sachant que vous êtes resté inflexible, incapable de changer de stratégie en route, pour mieux adapter votre combat aux enjeux?

M.Idriss, je vous invite à prendre connaissance sur la question posée au président Macron lors de son voyage sur l’ile de la réunion par notre sœur Jeanine Fatima: « M. le président, les comoriens ne sont pas content car vous avez invité en France le dictateur AZALI Assoumani ! Réponse de Macron : Il y a eu des élections aux Comores et en ce qui nous concerne, nous faisons de la coopération régionale, fin de citation ». C’est clair, Vous voyez M.Idriss que Macron a citée une élection au cours de laquelle l’opposition a participée, en revanche si l’opposition n’avez participée, forcement M.Macron nuancerait sa réponse.
Je trouve également que dire que la non participation est synonyme d’abandon du combat , cela veut tout simplement dire que le sens du combat vous échappe: Car participer pour perdre n’est pas mieux que de ne pas participer du tout. Au moins vous aurez la conscience tranquille. Mais aussi dire que cela serait un abandon de la lutte, c’est comme si vous disiez que l’indépendance de l’inde a été octroyée gracieusement par l’Angleterre et que le principe de la non violence de Ghandi n’a servie à rien pour l’avenir de l’inde.
Autre contradiction avec vous-même, vous disiez que depuis la tournante les partis politiques ont disparus et ils restent des groupes de personnes, mais alors qu’elle opposition appelez-vous à participer aux législatives ?

Je pense sincèrement que l’argument du grand frère Idriss est complètement hors du temps. Il est déconnecté de la réalité que nous vivons aujourd’hui. Une chose est sure, avec toute sa sincérité et la pertinence de son analyse, le révolutionnaire Idriss a oublié de nous dire un peu plus sur les conditions qui feront de cet échéance, une élection libre et transparente ; car l’opposition n’est  pas à sa 1ere participation électorale. Ainsi à partir du moment où l’opposition se questionne et fait son autocritique, quelque soit la forme du combat qu’elle  voudrait donner sens, elle lui appartient de ne passe laisser distraire par les conseils de 40 ans d’échec qui ont conduit le pays dans une faillite économique, sociale, culturelle et intellectuelle.

Mbadakome

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