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Elections présidentielles aux Comores : Azali part en guerre

Elections présidentielles aux Comores : Azali part en guerre
Dans la capitale, Moroni, la peur et la terreur annoncées par les grands posters affichés partout par le colonel Azali, plongent les habitants dans le doute quant à la volonté du colonel de vouloir livrer le pays à une guerre civile si la Cour constitutionnelle lit le Droit. Déclaré en  » première » position par la Ceni à travers des résultats que cette même organe dénonce des irrégularités et des dysfonctionnements, Azali ne veut pas entendre parler de défaite. Il se veut  » rassurant » alors qu’il multiplie des actes qui prouvent qu’il a peur et que les résultats qui le placent en première position sont erronés et entachés d’irrégularités.

Sur ces affiches, on lit par exemple :  » Azali, président. Je vous fais confiance », ou  » Azali est prêt à tout ». La question que l’opinion se pose, si Azali était sûr de son élection, serait-il livré à des menaces qui pourraient plonger le pays dans le chao ? Une question qu’on lit les réponses sur les visages des partisans d’Azali.
Dans le camp d’Azali on reconnait que beaucoup de bureaux de vote doivent être annulés car les fraudes sont flagrantes. On se rappelle qu’en 2006, beaucoup de bureaux, 35 environ sont annulés dans le Noumakele pour empêcher le candidat Ibrahim Halidi soutenu timidement par Azali de gagner cette élection. En 2010, à Mohéli on a éliminé Bianrifi Tarmidi, en lannulant par la Cour constitutionnelle plus de 10 bureaux de vote, ce qui a favorisé le candidat malheureux classé en quatrième position et puis qui a évincé Biarifi, en la personne Mr Abdou Djabir.

Le moral du camp Azali est en baisse car certains ont compris que la peur a changé de camp. Avec ce logiciel truqué, le doute est permis et le colonel s’enrage. D’autres partisans d’Azali interprêtent ces affiches comme un lancement de campagne pour les partielles à Anjouan. Hier, Azali s’opposait à ces partielles et aujourd’hui, son espoir réside là-dessus. Alors, que le colonel nous évite un 29 avril bis, car la proclamation des résultats par la Cour coïncide avec cette date. Ye na Layele !

Aboubacar Mohamed

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