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Embrouillamini de plus en plus emberlificoté à Mohéli

Coups de poings du Vice-président Fouad Mohadji sur les «i»

Par ARM

   Ce dimanche 4 octobre 2015, nous avons publié l’article «Satan marie sa fille à Fomboni et y passe ses nuits», article sous-titré «L’élection au Gouvernorat divise profondément la capitale de Mohéli». Cet article est destiné à donner une idée sur les confusions politiques qui règnent actuellement à Fomboni, autour du Gouvernorat de l’île, très convoité et d’où il faut absolument déloger Mohamed Ali Saïd et empêcher d’entrer le rifkisiste Abiamri Mahmoudou par tous les moyens. Y en a marre! Selon Mohamed, un habitant de Fomboni, capitale de Mohéli, c’est le Vice-président Fouad Mohadji qui est derrière la candidature de Mme Mariama Haïdair dite Assianfa, qui n’a jamais fait de politique et qui veut juste empêcher la Première Dame dite Maman d’être élue au Gouvernorat de Mohéli. À l’évocation de son nom dans cette affaire de candidature, la réaction du tempétueux Vice-président Fouad Mohadji ne s’est pas fait entendre.

   En effet, une heure après publication de l’article, le Vice-président Fouad Mohadji était au téléphone et avait des choses à dire: «Alors? Comme ça on parle de moi! Et de quelle manière! Et on me fait un mauvais procès! Je n’ai demandé à personne de déclarer sa candidature à l’élection du Gouverneur de Mohéli. Soyons sérieux et arrêtons de dire n’importe quoi! Je suis du Parti Juwa, par amitié pour l’ancien Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, qui m’a même demandé d’être son colistier à Mohéli. Ce que je ne pouvais refuser, compte tenu de l’amitié sincère que je lui porte. D’ailleurs, un autre candidat à l’élection présidentielle de 2016 et avec qui je m’entends très bien me demande également d’être son colistier à Mohéli, mais, je reste fidèle à cette amitié dont m’honore l’ancien Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. À Mohéli, notre Parti a un candidat pour l’élection du Gouverneur, en la personne de Saïd-Ali Hilali. En même temps, Mme Assianfa Haïdar est candidate à cette élection et se réclame de moi par simple reconnaissance puisque, pendant qu’elle était en France pour des raisons de santé, elle a été licenciée à Moroni. Je lui ai donné une nouvelle opportunité professionnelle dans son domaine de compétence. Depuis et même avant, elle n’accepte pas qu’on me marche sur la tête. Je lui adresse mes remerciements, d’ailleurs. En même temps, son époux est très lié au camp présidentiel, et ce sont des choses qui arrivent à Mohéli, où chaque élection relève du pur cauchemar pour les familles. Aujourd’hui, Mme Assianfa a une ligne de conduite politique et un objectif très précis: s’opposer énergiquement à la candidature de la Première Dame, trouvant que notre sœur la Première Dame est depuis trop longtemps au pouvoir, depuis 2006, et qu’elle doit céder la place aux autres. Elle veut lui faire perdre cette élection. On m’accuse également d’avoir fait perdre l’élection du Gouverneur à Abdou Djabir, exprès, en 2007. En réalité, c’est avec Mohamed Hassanaly que j’avais engagé un bras de fer car je le voyais vouloir placer Abdou Djabir au Gouvernorat en 2007, pour devenir lui-même Président de la République en 2010. Je ne me retrouvais pas dans cette stratégie. Mohamed Hassanaly a des affinités politiques avec mon frère Faïssoil, mais pas avec moi. Aujourd’hui, j’analyse politiquement la candidature de la Première Dame au Gouvernorat de Mohéli et j’en tire des conclusions qui font rire parce que personne ne dit la vérité à l’autre sur l’île. On assiste au règne du mensonge et du double langage. La scène politique mohélienne abrite beaucoup de champions de l’hypocrisie, étant entendu que personne ne dit la vérité à l’autre».

   Pour autant, le camp d’en face ne lâche pas son accusation contre le Vice-président Fouad Mohadji. Cet autre Fombonien, qui a choisi le pseudonyme de Zarzour, est catégorique, versant de l’acide sur les plaies: «Fouad Mohadji est un grand frère, et je lui dois du respect. Mais, je constate avec déception et amertume qu’il transpose partout, inutilement et avec acharnement sa mésentente avec le chef de l’État. Ce qui est déplorable et indigne. Ce qui intéresse mon grand frère Fouad Mohadji, aujourd’hui, ce n’est pas qu’Assianfa soit élue Gouverneure de Mohéli ou que mon grand frère Saïd-Ali Hilali l’emporte à Bonovo; en réalité, ce qui l’intéresse, c’est que la Première Dame perde cette élection qui va sceller son entrée en politique de manière autonome, et soit humiliée à vie pour être définitivement dégoûtée de la politique. C’est inadmissible, surtout venant de celui qui doit préparer l’entrée de jeunes Fomboniens en politique, comme le fait Mohamed Larif Oucacha, qui a lancé de nombreux jeunes de Djoiezi en politique. Fomboni ne doit pas être un champ d’expérimentation de toutes les haines du monde, mais doit retrouver son unité et sa cohésion. Donc, dans la candidature d’Assianfa Haïdar, c’est le frère Fouad Mohadji qui tire les ficelles. Il est plus intéressé par la défaite de son ennemie que par la victoire des siens. Il se moque d’Assianfa Haïdar et de Saïd-Ali Hilali. Leur victoire et leur échec ne lui disent strictement rien. Il s’en fout! Il est plus intéressé par le rôle de trouble-fête qu’il veut faire jouer à Assianfa qu’à l’impossible victoire de cette dernière à une élection qu’elle n’a aucune chance de remporter. Moi, je veux juste qu’on m’explique ce que Fomboni gagne dans cette guerre froide. Il faudra d’ailleurs préciser que le gouvernement n’avait pris aucune mesure contre Mme Assianfa quand elle était en France, elle qui n’a jamais fait l’objet de limogeage et de sanctions d’ordre administratif. Personne ne prendrait le risque de sanctionner une mère qui se trouve à l’étranger pour des raisons de santé. Sur cette affaire, on ment aux Mohéliens et on veut créer la zizanie entre Mohéliens, tout en diabolisant le régime politique en place. Ce n’est pas digne».

   En tout état de cause, la multiplication des candidatures à Fomboni pour le Gouvernorat de Mohéli ramène la capitale mohélienne à la période du «Dia», la guerre entre quartiers. Le «Dia» n’est pas loin parce qu’on parle d’un positionnement par quartiers, à Fomboni. En d’autres termes, à Fomboni, on tend vers l’infiniment plus petit avec tout ce que cela suppose comme mesquineries, bassesses et petitesses. En tout cas, ce n’est pas la délégation dépêchée en mission exploratoire à Mohéli par l’académicien Mouigni Baraka Saïd Soilihi, truculent Gouverneur de la Grande-Comore, et qui a été reçue par les Abdou Madi Mari, Baoua, Ligot et autres Bacar Ahamada qui ramènera la paix dans les esprits dans la ville de Fomboni. Il arrivera un moment où il faudra tout simplement interdire la politique et les élections à Mohéli.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 5 octobre 2015.

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