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ENQUÊTES ET ETUDES SUR L’AVÈNEMENT DE TWAARAB COMORIEN A MARSEILLE (ET EN France)

Introduction :

J’ai décidé de publier le document ci-dessous à l’attention du public. C’est un travail, une enquête réalisée au début de cette année, sur l’avènement et essor du Twaârab Comorien en France. Ici c’est la 1ere partie de cette enquête (ou Interview). Je vous livre l’interview telle qu’elle s’est déroulée le dimanche 1 février 2015. Bonne lecture et du courage aussi..

ENQUÊTES ET ETUDES SUR L’AVÈNEMENT DE TWAARAB COMORIEN A MARSEILLE (ET EN France) FAITE PAR MADAME CATHERINE (UNE AUTRICHIENNE) POUR SON ECOLE A VIENNE AUTRICHE.

INTRODUCTION :

Le mercredi 28 Janvier 2015, je reçois un coup de fil de la part d’une certaine Catherine. Cette dernière souhaite me rencontrer… Elle m’a fait comprendre (en bref) ceci :

 » je suis Autrichienne, je viens de la ville de Vienne. Je suis venu en France dont Marseille, pour faire une étude, enquête, sur l’avènement et l’essor du Twaârab Comorien en France, surtout à Marseille, et ceci pour les besoins de mon Institut, à Vienne… Une fois à Marseille, j’ai contacté des Comoriens dont j’ai eu leurs coordonnées par les réseaux sociaux, et autres, et parmi eux un monsieur que se nomme Ben Amir, qui vous connait bien (entre autres)… Quand j’ai exposé mes besoins, tout ce monde m’a dit la même chose : « 

Il faut voir un monsieur qui s’appelle Salim Ahamada, lui seul (avant nous autres) peut mieux vous servir, car non seulement il est une source humaine de l’histoire de notre Communauté ici à Marseille, mais c’est le 1er Précurseur qui a fait que le Twaârab existe aujourd’hui en France, donc on ne peut pas, être plus Royaliste que le ROI…. Alors, il faut le toucher.. C’est un Routier, c’est à lui de vous donner sa disponibilité. Voilà, pourquoi je vous appelle.. je serai contente que vous m’accorder un peu de votre temps, pour que je fasse cette Enquête « ….etc..

SALIM :

OK… De prime abord, je ne vois pas d’inconvénient, je serai moi aussi ravi de vous rencontrer et de parler de l’histoire de ma communauté, de mon pays et de nos artistes. Ensuite, j’ai l’habitude de recevoir des gens qui viennent de partout pour une enquête ou études sur ma Communauté, et dernière en date, une délégation Américaine (composée de 9 membres) est venue des USA il y a quelques mois, pour une étude de notre Communauté, elle fut accueillie à l’école Coranique (Comorienne) rue des Arc 13001 (chez AbdoulKarim)….

Une autre est venue de St Etienne (France) composée des Universitaires (femmes) pour toujours une enquête sur l’historique des Comoriens à Marseille, et les raisons de l’immigration Comorienne en France, et cette rencontre a eu lieu à la même école Coranique citée, en présence de plusieurs cadres et élus Comoriens de la ville, donc madame j’ai l’habitude.. Alors, sans souci on peut voir ça… Mais on doit se fixer un rendez-vous… Mais vous êtes installé ou madame à Marseille ? « … Catherine : Je suis sur la rue Grignan….

Salim : Ça tombe bien, car j’habite dans les parages, à moins de 300 mètres de cette rue. Et j’attire votre attention de suite, que je ne suis pas Historien, ni Universitaire, je suis un ouvrier. Mais il se trouve que je suis militant de très longue date, engagé pour défendre la cause de mon pays et de ma Communauté… Si jamais vous voulez un Historien pas moi en tout cas « ….

Catherine : Ce que je veux, c’est la personne qui peut répondre à mes questions en me donnant les références historiques et Cursus.. Je ne cherche pas à savoir ce qu’elle a ou pas comme diplômes, et je crois comprendre en vous écoutant, que vous êtes bien la personne qui me faut  »

Salim : Je vous propose donc qu’on se voit dans un 1er contact informel le dimanche 1 février (2015) aux environs de la bouche du métro Préfecture « ..

Catherine : OK… Salim : Alors, tu me rappelles le samedi soir… Catherine : sans faute ! « .

RENCONTRE AVEC CATHERINE :

Le dimanche 1 février 2015 vers 15 h, à eu lieu la rencontre avec Catherine, dans un bar de la place Felix Barrée à 50 mètres de la bouche du métro Préfecture. Je vois une femme de grande taille, mais assez jeune, surtout agréable, joviale, très accueillante. Avec un français impeccable, qui m’a  » surpris « . Nous nous sommes installés et effectués les présentations. A l’issue des présentations elle m’a rappelée les mobiles de notre rencontre (ce qu’elle avait dit au téléphone)… J’ai lui ai proposé, que nous allons dans un premier temps discuter à bâton rompu, qu’elle peut me demander ce qu’elle veut savoir sur le sujet, même au-delà, ayant trait à l’histoire de notre Diaspora. Et pour avoir un travail structuré et riche, elle doit m’envoyer toutes les questions par voie mails, avec le questionnaire, et à tête reposée je prendrai le temps (assez court) pour répondre aux questions posées. L’avantage est doubles :

1) Elle peut calmement me poser toutes les questions (par écrit). Et je répondrai aussi par écrit. 2) Une fois établie, le document peut servir de support, archive, dont un travail bien peaufiner, qu’elle peut garder pour elle, ou servir ultérieurement. D’autant plus que par expérience, j’ai toujours procédé de la sorte avec tout le monde. Cela n’empêche pas, si elle veut, elle peut enregistrer la partie que nous allons aborder (et c’est ce qu’elle a fait par ailleurs). Dans cette discussion (en roue libre), elle m’a demandé en gros hormis le thème lui-même :

A) Les origines des Comoriens.

B) Quelles sont les origines de la musique Comorienne et comment elle a évolué.

C) Celles et Ceux qui ont marqué la musique Comorienne dans les dernières décennies…

D) Est ce que, ces Concerts contribuent au développement du pays ? E) Quelle est la place de la femme Comorienne dans la Musique ?

F) Pourquoi les Comoriens sont nombreux en France.? etc.. etc.
J’ai répondu plus ou moins en détail avec précisions à ces 6 Questions (discussions enregistrée) et je crois qu’elle fut ravie. Nos échanges ont durée plus de 2 h de temps, dans un climat serein, convivial…. Et nous nous sommes quittés avec la promesse que le soir même Catherine allait m’envoyer le questionnaire, et dès réception je la répondrai vite fait.
Les questions se trouvent ci-dessous énumères, (4 questions) suivi de mes réponses…

Nous nous sommes quittés, en voyant que Catherine fut très satisfaite, elle m’a dit :

 » Je suis très ravi de vous avoir rencontré, et que déjà par nos échanges, je remercie mes précédents interlocuteurs de m’avoir guidée vers vous, car ce que vous m’avez déjà dit a dépassé mes espérances. Vraiment vous connaissez l’histoire à la fois de votre pays et de votre Communauté, et je vous en remercie… Dès ce soir je vous basculeriez les questions par écrit, et votre proposition est Géniale, merci. Et si jamais d’autres questions me viennent à l’esprit, je vous demande de m’accorder de vous les posez « ..etc..

Ainsi s’est achevée la rencontre. Et le soir venue, je reçois dans mon mail le conducteur du Questionnaire ci-dessous :

LES QUATRE QUESTIONS DE CATHERINE :

1) Le début de Twarab sur Marseille : 2) Comment le Twarab est arrivé sur Marseille ? 3) Quel était ton rôle (Salim) par rapport à l’émergence du Twarab sur Marseille ? 4) Quelles autres personnes faisaient partie du groupe qui organisait les premiers concerts ?

1) RÉPONSE LACONIQUE DE SALIM :

A) Le début de Twaârab (à Marseille) à grande échelle, date de Mai 1996, à l’initiative de 3 personnes (dont je fais partie). Lors, d’une discussion, réflexion, basée sur l’absence de notre culture musicale en France, et en filigrane ignorée par nos enfants nés en France, d’une part. Et d’autre part, la communauté Comorienne (notamment nos enfants) fut dominée par la musique Africaine et Antillaise (Le Mayébo. Coupé décalée, Zouk, etc..). On ne connaissait que des Artistes Zaïrois et autres du continent, comme Aurlus Mabélé. Koffi Olymidé, etc… A cette époque, il n’existait que des soirées dansantes. Je précise que ces soirées avaient pour objectifs de contribuer à financer des projets de développements divers et variés au Village.

Hormis, les cotisations internes et Intrinsèques à chaque village et / ou région, (et avant l’avènement des Twaârab) ensuite se sont les Madjilis, les soirées dansantes, qui constituaient la complémentarité, de ces cotisations.. Je précise également, qu’en terme Comorien, l l’Associations est égale villages ou villes voire régions. Quand -on parle des associations Comoriennes, en réalité se sont des Villages, qui se transforment en associations, et qui agissent dans leur périmètres respectifs..

Sinon, les structures proprement Comoriennes, il n’en existe pas plus de 3… Donc, les 400 associations Comoriennes déclarées à la préfecture, sont des associations villageoises, régionales ou Insulaires. A l’issue donc des échanges entre ces 3 personnes (Hachim Said Bacar de Foumbouni et d’Ahamada Ismaél de M’kazi (aujourd’hui tous les 2 aux Comores) et moi-même, nous avons arrêtés les résolutions suivantes :

B) Il nous faut trouver les voies et moyens pour faire la promotion de notre culture musicale, faire connaître nos artistes, valoriser la richesse musicale des Comores en France. Ainsi briser la domination des musiques Extra Comoriennes au sein de la Communauté et surtout de nos enfants….

C) Il faut dans un 1er temps, faire venir en France un groupe musical Comorien assez populaire, ayant une image nationale, et Pignon sur Rue. Notre choix s’est arrêté sur le groupe N’gaya dont le chanteur principal et Salim Ali Amir, qui est très connu à la fois aux Comores, et dans la région de l’Océan Indien, mais aussi, sur le plan Continental (Afrique), il a pris part à plusieurs concourt en Afrique, et dans les îles de l’Océan Indien (voisins des Comores).

Donc, un groupe qui a déjà l’habitude de voyager, faire la promotion de la musique Comorienne, par conséquent, qui a beaucoup d’expériences en la matière, bref !

D) Mais comment faire venir en  France : le groupe, qui doit payer les billets, assurer la logistique, pendant la tournée en France ? J’ai proposé aux frères, d’aller présenter ce projet à mon patron Ahmed Falhi que paix à son âme, pour qu’il le finance (Falhy Voyages, est une agence qui travaille avec les Comores et les Comoriens de Marseille, depuis 1988, et qui est assez connue par la communauté Comorienne voire les gouvernements Comoriens). Et A l’issue de ma discussion avec mon ex patron (Ahmed FALHI) ce dernier a donné son accord de financer intégralement les 11 billets du groupe NGAYA (musiciens et chanteur-s-e-s), leur tournée en France.

Et pour donner un petit caractère Comorien dans la démarche, j’ai demandé à ce que ça soit associé au projet une association Comorienne de Marseille. Et je suis allé voir une association Comorienne (dirigée à l’époque par Soilihi Mohamed Soilihi, ex président de l’association Comorienne ACDI, et ex directeur de l’ORTC, actuellement représentant des Comores à l’ONU, et d’une cousine à moi qui se nomme Asmine Ali Hamadi (Iconi), née à Marseille. Et vu que ce groupe (NGAYA) est composé des membres originaire de la capitale (Moroni) et que Soilihi Mohameed Soilihi est aussi de Moroni, on joindra ainsi l’utile à l’agréable. Pourquoi Ngaya avait été Accueillie par l’ACDI pour donner un caractère Comorien à l’ACTION tout simplement.. Mais tout le reste fut assuré par l’Agence Falhi, intégralement.

E) Fut convenu, que le bénéfice qui sera générer par cette tournée sera répartie entre les 3 parties (Falhi. Ngaya. L’Association ACDI), après avoir récupérer les frais des billets. L’association aura juste le rôle d’encadrer le groupe une fois sur place. Je re-précise également, que c’est l’agence Falhy qui a demandé les visas du groupe à l’Ambassade de France à Moroni….

G) Une fois que tout est ficeler, il fallait aller voir sur place (à Moroni) le Groupe Ngaya, pour parler de ce projet. Et comme j’étais le mieux placer pour aller en parler j’ai donc effectué le déplacement spécialement à Moroni, on est en MARS 1996… Et quand je suis arrivé aux Comores, le 1er contact je l’ai eu avec le Manager de SALIM ALI AMIR et responsable du groupe NGAYA, en la personne du frère Abdallah CHIHAB. La rencontre à eu lieu, à son bureau radio STUDIO 1, quartier Djomani à Moroni (qui est quelque part, la radio du même groupe)… J’ai expliqué intégralement le mobile de ma présence, le projet qu’on veut mettre en place, et pourquoi le choix s’est dirigé sur le groupe dont il a la charge, etc…

2) RENCONTRE AVEC ABDALLAH CHIHAB :

Quand j’ai fini de lui exposé le projet, la raison de ma présence, le frère Abdallah Chihab j’ai vu à l’œil nu qu’il fut plus que surpris, croyant avoir à faire à un  » dérangé « . La surprise passée, il n’a pas hésité à me donner l’accord de principe. Toutefois, il m’a demandé de revenir l’après-midi (du même jour) pour que je puisse rencontrer le grand Artiste Salim Ali Amir et lui parlé.. Et c’est ce que j’ai fait. Quand j’ai vu (pour la 1ere fois) notre grand Troubadour, de l’actuelle génération, Salim Ali Amir, je vois d’abord, un homme très placide, avec humilité, et modeste dans le comportement, poli. J’étais frappé par cette simplicité. Ensuite les choses sont allé assez rapidement (déjà Abdallah Chihab lui a tout dit, donc, il fut au courant). A l’issue de notre rencontre, j’ai vite rendu compte à mon patron feu Falhy (par fax à partir de notre agence se trouvant quartier Zilimadjou). Et ce dernier de me dire, qu’il attend mon retour (en France) pour mettre le projet en marche. Pour faire vite, je suis remonté en France début Avril 1996. Dès mon retour, avec Soilihi Mohamed Soilihi (SMS) nous avons entamés les démarches, soit : Réservations des salles dans les différentes villes choisies pour la tournée (Marseille. Paris. Aix En Provence. Lyon. Dunkerque)…

La Pub. Les émissions Communautaires dans les différentes radios, libres à Marseille. Lyon. Dunkerque, pour mobiliser la Communauté Comorienne.. Et du fait, que j’étais (à l’époque toujours animateur de l’une des émissions Comoriennes de Marseille, à radio Gazelle) j’ai pu aisément faire la promotion de cette Tournée, ainsi que des débats inhérents à ce projet. Je précise que j’étais animateur des émissions Comoriennes de 1983 à 2002 à Marseille (radio : la Marseillaise. Galère. Provence Culture. Gazelle.)…

Une fois la Logistique en place, dans toutes les villes visées, nous avons accélérés l’arrivée du Groupe en France. C’est ainsi que le Groupe Ngaya est arrivée à Nice par le Vol d’Emirats du vendredi 7 Mai 1996. Laquelle de Compagnie avait ouverte une ligne Nice. Dubaï. Moroni, dont le vol inaugural a eu lieu le vendredi 9 Juin 1995. Et cette Compagnie Aérienne (la 1ere du monde au niveau Confort et sécurité) a cessée de desservir les Comores en février 2000. Pendant ces 5 ans de service (sur la ligne Comores) l’agence Falhy fut désignée comme le GSA, de la compagnie au niveau de la Communauté Comorienne de Marseille. Je signale, qu’il y avait un vol d’Emirates au départ de Paris. Dubaï, faisant jonction avec celui de Nice pour prendre un seul appareil pour Moroni. Je ferme la parenthèse..

B) Et 2 jours (à peine) de l’arrivée de Ngaya, a eu lieu le 1er concert du groupe en France, dans la salle Cours Julien (Marseille) de 15 à 19 h, le dimanche 9 Mai 1996. L’horaire fut choisi, dans ce sens, parce que avons voulu que toutes les générations y participent dans cet événement Communautaire (une 1ere), soit, les enfants, les plus âgés, les jeunes, nos mères, etc.. Il y a eu plus de 800 Comoriens, la salle fut trop petite pour contenir les Comoriens venus à ce Concert. C’était une journée très Exaltante. Et 2 autres concerts ont suivi bien après, à Marseille… Il y a eu un concert à 30 kilomètres de Marseille, à Aix En Provence, ville qui abrite beaucoup d’universitaires Comoriens. Ensuite, il y a eu : 1 Concert à Lyon (dont des frères avaient assurés la logistique et l’acceuil dont Ridjali au niveau du Matos et Assaf (aujourd’hui aux Comores) au niveau logistique. 1 Concert à Dunkerque (dont des frères de la communauté avaient assurés la même chose qu’à Lyon, dont les frères conseiller de la ville Mradabi, et l’ami frère Fahari aujourd’hui à Orléans) etc.. . 2 concerts à Paris. …

En tout, de Mai à Juillet 1996, Ngaya s’est produit 7 fois en France dans 5 villes différentes, qui abritent une forte présence Comorienne. Cet événement, fut une 1ere en France pour les Comoriens. Et nos enfants ont pu voir, que les Comores, regorgent des Artistes du temps moderne, avec la musique moderne.. Et N’gaya est retourné (au complet) aux Comores, mi-juillet 1996 en voyageant avec la Compagnie Emirats, à l’aller comme au retour… C’est donc, l’arrivée de N’gaya en France et cette tournée qui fut l’élément déclencheur, précurseur, du développement, de l’essor de Twaârab Comorien en France, en commençant par Marseille (avant que les Comoriens des autres villes de France n’en fassent de même).

C’EST GRACE à un Franco Algérien au nom d’AHMED FALHI (disparu le 1 novembre 2011 à Marseille, que paix à son âme)? QUE LE TWAÄRAB Comorien a pris un grand ESSOR en France….. Et pour faire court :

C) Dans le même élan, la même agence Falhy a fait venir en France un autre groupe musicale de Foumbouni (du Sud de N’gazidja) qui se nomme Ninga des Comores (nom d’un joli Oiseau). Et toujours avec les mêmes procédures et démarches qu’avec Ngaya…

Moralité de l’Histoire : Si aujourd’hui le Twârab Comorien s’est implanté en France, c’est d’abord, grâce à la réflexion de trois personnes (Comoriennes, voir plus haut). Et surtout grâce et encore une fois, à un Algérien, qui répondait au nom d’Ahmed Falhy (que paix à son âme) qui a investi son argent et Cœur, pour promouvoir la musique Comorienne (Twaârab) en France.. Voilà, les 2 éléments fondateurs de l’existence du Twaârab Comorien dans l’hexagone. Le Comble de l’histoire, est que la grande majorité Comorienne, notamment la nouvelle génération (venue des Comores) ignore toute cette histoire, y compris les Artistes eux-mêmes, qui évoluent aujourd’hui en France. Ces artistes ignorent que suite à cette initiative, actions, qu’ils (ou elles) se trouvent aujourd’hui en France.

En clair grâce à ces 3 Comoriens dont je fais partie et le regretté Falhy. Quand je participe à un Concert Twaârab ici, très souvent j’ai en mémoire ce que nous avons réalisés qui a engendré la présence de ces Artistes Comoriens dans notre ville et en France. J’assiste à ces Concerts présent dans l’assistance comme un ANONYME…

Me disant :  » Si ces jeunes Artistes savaient ?. Tous les samedi soirs les Comoriens se rencontrent par ce biais et l’argent généré par ces Twaârab, contribuent à développer les villes et villages, aux Comores. Beaucoup de ce monde y compris les chanteurs et musiciens ignorent l’histoire le rôle joué par 3 Comoriens et un Algérien pour qu’aujourd’hui ils soient là. etc.. ..

Ce n’est qu’après ces 2 Initiatives que les Comoriens, via leurs villes et villages, ont pris le relais. Cette action à donc fait des émules au sein de la Diaspora. Et les 1ers à réagir, fut le village de Djoumwa Chongo, qui a fait venir (par leur propre frais) les 2 grands Artistes (Comédiens), très connu aux noms de : Djimba et M’gomdri…Ensuite à suivi la ville de Mitsamiouli, laquelle fut la 1ere à faire venir un Orchestre musical au nom de SAMBECO… Et les mois, les années qui ont suivi à ce jour, ça ne s’arrête plus… Voilà, très en bref, le départ de l’avènement de Twaârab Comorien en FRANCE.

Et en Juin à Septembre 1998, est t’arrivé en France pour une Tournée musicale, l’un des grands montres vivants de la musique Comorienne feu Mohamedd Hassane, (par une des associations de sa ville N’tsawéni qui est aussi la mienne), il fut le 1er Chanteur Comorien de toute l’histoire qui a développé (à partir des années 50) le Twaârab avec les airs, mélodies venues de l’Afrique de l’est, notamment de Zanzibar, qui a fait la promotion de cet Instrument qu’on appelle Luth (UDI).

C’est lui qui a révolutionné le Twaârab. Fut Le 1er chanteur Comorien de toute l’Histoire, qui a produit pour la 1ere fois, des disques de 45 tours, fait à Madagascar, ou il avait effectué des tournées en 1969 et 1970 (Majunga. Tananarive. Diègo Suarez. Ensuite, à la Réunion (je crois)…Fut l’unique musicien : Compositeur, interprète, musicien. Il est décédé le 22 janvier 2013 à l’âge de 89 ans (inclus) dans sa ville natale N’tsawéni à N’gazidja. Le dernier monstre de la musique Comorienne s’en est allé.

salim ahamada

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