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Enterrement de la liberté de la presse aux Comores

Enterrement de la liberté de la presse aux Comores

Le Rapport de RSF dénonce des pratiques dictatoriales

Par ARM

     Le 3 mai est la journée mondiale de la liberté de la presse. Nous sommes le vendredi 3 mai 2019.

Les Comores, pays naguère réputé «gentil», sont dans une véritable descente aux enfers. Toutes les libertés et tous les droits de l’Homme ont été enterrés. La liberté d’expression et la liberté de la presse ont été tuées à coups de décisions calamiteuses et d’actions criminelles de la part de la dictature. Les Comoriens vivent la peur au ventre, dégoûtés. Ils n’ont pas tort.

     Ce matin, Radio France Internationale (RFI) a fait état de la mort de la liberté de la presse aux Comores, sur la base du Rapport annuel de l’ONG Reporters Sans Frontières (RSF), qui a félicité l’Éthiopie, pays qui a cessé la répression et est devenu respectueux de la liberté de la presse: «À l’inverse, si l’Éthiopie s’illustre par les progrès de la liberté de la presse, au contraire, l’archipel des Comores montre une situation beaucoup plus sombre. Reporters Sans Frontières juge qu’elle est particulièrement alarmante. L’ONG recense des cas d’intimidation, d’interpellation des professionnels, qui se sentent obligés de quitter le pays, faute de pouvoir y travailler.

     Arnaud Froger est responsable du Bureau Afrique de RSF: “On constate depuis une année une recrudescence assez alarmante des exactions. Ça avait commencé par des menaces de poursuites contre des journalistes qui venaient directement d’un ministre. Ça s’est poursuivi ensuite, suite à l’élection présidentielle anticipée dans le cadre de laquelle les journalistes qui ont rapporté des informations ont été inquiétés, ont été intimidés, ont été ciblés par les autorités. Certains d’entre eux ont choisi de quitter le pays; ce qui est particulièrement inquiétant pour un pays comme les Comores.

Et puis, on a noté également l’arrestation d’un journaliste dans une gendarmerie de Moroni, qui a subi des traitements assez humiliants. Il y a une vraie pression en ce moment, qui est mise sur les médias et les journalistes qui couvrent la crise postélectorale aux Comores. Et, on a noté encore dernièrement deux journalistes français qui ont été contraints de quitter le pays pour avoir couvert cette crise postélectoraleˮ».

     Ce n’est pas bien. Ces faits sont très graves. Ils signifient qu’aux Comores, la liberté de la presse a été tuée par une dictature violente et stupide animée par des délinquants qui, demain, à la chute du dictateur fou de Mitsoudjé, devront répondre de leurs agissements devant le peuple comorien.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 3 mai 2019.

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