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Étrange diarrhée verbale d’Azali Assoumani à l’ONU

Étrange diarrhée verbale d’Azali Assoumani à l’ONU

Se casser la jambe aurait mieux valu que l’échec de New York

Par ARM

      Le pauvre chéri! Mais, qu’est-ce qu’il est parti faire dans cette galère? Naturellement, les petites flatteries du haineux polpotiste français Idriss Mohamed Chanfi, qui salive à l’idée de gaspiller des millions de francs comoriens pour les «assises» de la haine et du mépris, révoltent tout Comorien sérieux. Ce dernier est incapable de comprendre la fièvre qui a ravagé la structure mentale du «concubinocrate» Azali Assoumani Boinaheri au cours de sa nouvelle équipée de New York.

Du haut de la tribune de l’ONU, on l’a entendu débiter les pires inepties: «Dans mon pays, en Union des Comores, nous avons réussi en un an, en enrayer les pénuries d’électricité et aux [Sic: «Les»] délestages permanents qui plombaient notre économie, nos entreprises et nos foyers, et à sortir le pays d’une longue crise de l’énergie». Cette phrase est un monument de d’idioties, non-sens et redondances. Quand il est monté sur la tribune de l’ONU, il a été dit qu’il représentait les Comores. Alors, pourquoi avait-il besoin de dire «dans mon pays, en Union des Comores»? On imagine facilement que ses porteurs de stylos voulaient imiter Dominique de Villepin lors de son discours au Conseil de Sécurité de l’ONU le 14 février 2003: «Et c’est un vieux pays, la France, d’un vieux continent comme le mien, l’Europe». Or, les phraseurs de Bête-Salam ont échoué. C’est tintin. Tintin…

Les Comoriens s’interrogent gravement sur la mouche qui a piqué le satrape de Mitsoudjé au point de se lancer dans la divagation selon laquelle la crise de l’énergie n’était qu’un lointain souvenir aux Comores. Cette fanfaronnade fait très faux-cul parce que les délestages et les coupures d’électricité font toujours partie de la vie des Comoriens, et il y a de nombreux villages qui n’ont pas d’électricité. En plus, quand on est un homme sérieux, on ne va pas à l’ONU pour dire qu’on arrive à produire de l’électricité chez soi. L’électricité existe depuis le XIXème siècle, et quand c’est au XXIème siècle que cet individu va pérorer à l’ONU sur l’existence de cette énergie aux Comores, cela signifie qu’il fait traiter les Comoriens de bêtes cornues devant la communauté internationale. Donc, mon bon Monsieur, l’électricité n’est ni un privilège, ni un luxe, ni une nouveauté, mais une nécessité. L’État doit la produire.

Et, le voilà ergotant sur ses propres contradictions. Écoutons-le: «L’Union des Comores, qui a renoué avec la stabilité politique, qui a connu trois alternances pacifiques au sommet de l’État ces 15 dernières années». Mesdames et Messieurs, cet homme reconnaît la paix qui règne sur le pays. Or, plus loin, dans son discours, il se contredit: «C’est pourquoi, à l’initiative des sages et leaders de notre pays de lancer un dialogue inédit entre les différentes composantes et forces vives de la nation comorienne, il est prévu de tenir des assises nationales en décembre prochain, visant à faire le bilan des 42 ans d’indépendance. Il s’agit d’un cadre national inclusif élargi n’excluant aucune force vive nationale, et qui s’attribue la mission d’évaluer le passé, d’en tirer les leçons pour se projeter vers un meilleur avenir dans de meilleures conditions. Ainsi, ai-je, sans réserve, adhéré à cette démarche participative, inclusive et représentative, les débats aboutiront aux conclusions sur tout ce qui renforcera la paix, la sécurité, la quiétude et la stabilité du pays et déterminera son avenir en tirant les leçons du passé».

Dans tous les autres pays du monde, la guerre et l’instabilité incitent des rencontres pour favoriser la paix, la stabilité et la concorde nationale. Or, le «ventriote» Azali Assoumani Boinaheri organise des «assises» pour transformer un pays paisible en territoire de guerre. Il réunit les Comoriens non pas pour unir, mais pour diviser. Thomas Sankara avait dit: «Les tragédies des peuples révèlent les grands hommes; mais ce sont les médiocres qui provoquent ces tragédies». Il aurait fallu confier le travail à un groupe d’experts et non à des gens qui veulent diviser le pays. Ali Bazi Selim n’a rien fait de bien aux Comores quand il pouvait marcher, voir, entendre et réfléchir, et il a fallu qu’on lui confie le destin de toute une nation quand il est devenu impotent, aveugle, sourd, gaga de la tête et sénile? S’il était mon oncle, je l’aurais obligé à plus de dignité et modestie, et à rester chez lui, au lieu d’embêter les gens.

Par la suite, les Comoriens sont médusés quand ils ont entendu le dictateur parler de non-prolifération nucléaire, comme si les Comores pouvaient produire l’arme nucléaire, mais y renoncent par grandeur d’âme. C’est la joie.

Maintenant, nous allons rire pour de bon. Le beau gosse de Mitsoudjé annonce doctement qu’«en tout état de cause, l’Union des Comores croit aux Nations-Unies et en ses [Sic: «Leurs»] capacités à faire face aux défis actuels. L’ONU à laquelle nous croyons doit alors être une institution réformée pour s’adapter aux réalités nouvelles, en mesure de remplir ses responsabilités et donner des chances de succès à son action, en faveur de la paix, de la sécurité et d’une prospérité partagée, dans un monde où il fait mieux vivre. Nous croyons que cette organisation-là est possible. Nous croyons que cette ONU-là, nous sommes capables de la bâtir ensemble». Quel gâchis! Pourquoi personne à Bête-Salam ne sait que le mot «Nations Unies» est au féminin pluriel et non au féminin singulier? Ce n’est pas bien.

Dans l’ensemble, le Sultan Tibe mondial est resté dans les confusions. Au lieu de parler de ce qui le regarde, il veut parler de tous les malheurs du monde. Or, il est incapable de gérer les malheurs qu’il crée lui-même aux Comores. Cela étant, son verbiage est excessivement long. Confus et inutile aussi.

Pendant que Monsieur pérore, il fait semblant d’oublier que les Comores doivent à l’ONU 876.418 dollars des États-Unis et que, dans une lettre du 7 septembre 2017 que le secrétaire général de l’ONU a adressée au Président de l’Assemblée générale de l’Organisation, il est écrit noir sur le blanc que 4 pays, dont les Comores, sont privés de doit de vote puisque n’ayant pas payé leurs quotes-parts. Les juristes sérieux, ceux qui ne perdent pas leur temps dans une propagande mensongère dans les hameaux, villages et villes sur «l’émergence verbale et dansante», connaissent l’article 19 de la Charte de l’ONU: «Un Membre des Nations Unies en retard dans le paiement de sa contribution aux dépenses de l’Organisation ne peut participer au vote à l’Assemblée générale si le montant de ses arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées. L’Assemblée générale peut néanmoins autoriser ce Membre à participer au vote si elle constate que le manquement est dû à des circonstances indépendantes de sa volonté». Le non-paiement de la contribution des Comores à l’ONU est dû au vol d’argent public aux Comores, et ce vol ne pourra pas être considéré comme constituant «des circonstances indépendantes de la volonté» de l’État comorien.

La délégation pléthorique de la Sultane Tibe Ambari a coûté la bagatelle de 495.267 dollars des États-Unis, soit plus de la moitié de l’ardoise des Comores à l’ONU. Oui, pour déplacer tous ces pique-assiettes, les bachi-bouzouks de Bête-Salam ont beaucoup dépensé, et tout ça pour aller humilier les Comores devant toute la communauté internationale.

Les Comores doivent rester membres de l’ONU, mais le Président des Comores, quel qu’il soit, doit savoir que sa présence annuelle à New York n’est pas obligatoire. D’ailleurs, le Vanuatu a trouvé une solution originale et innovante pour faire face aux contraintes diplomatiques: son ambassade en France n’est pas à Paris, capitale de la République française, mais à Port-Vila, capitale du Vanuatu. Que les ambassades des Comores auprès des autres États se trouvent donc à Moroni, capitale des Comores. Cela aurait favorisé la véritable émergence (pas celle du bon Saïd Larifou, qui, elle, se limite au verbiage et à la danse).

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 25 septembre 2017.

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