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Evasion à la prison de Moroni: Quatre agents de Sécuricom poursuivis pour «complicité» présumée

Devant le tribunal, ces agents dont certains ont été blessés au cours des échanges de projectiles ont rejeté toutes les accusations portées contre eux. Selon un des agents de Sécuricom, la société de gardiennage de la prison, les moyens en leur possession ne leur permettaient pas de faire face à la situation.

 
Quatre jours après l’évasion des 41 détenus de la Maison d’arrêt de Moroni, 4 agents de Sécuricom, la société qui assure le service de gardiennage de la prison ont comparu, hier devant le tribunal de flagrant délit pour les faits de complicité d’évasion présumée. Devant le tribunal, ces agents dont certains ont été blessés lors des échanges de projectiles eux ont rejeté toutes les accusations portées contre eux.
Selon l’un d’entre eux, les moyens en leur possession ne leur permettaient pas de faire face à des situations périlleuses. Pour autant, les agents de Sécuricom ont réussi à empêcher l’évasion complète des détenus en attendant les renforts des forces de l’ordre.Plaidant l’acte de courage et de bravoure manifesté par ses clients lors de ce moment compliqué de l’exercice du travail de ses client, l’avocat de la défense, Me Moncef Saïd Ibrahim a également soutenu la bonne foi de ses clients.

Selon lui, ses clients “n’ont rien à voir avec cette évasion”, donc ne sont pas complices avec cet acte, “au contraire, ils ont agi avec courage et bravoure”. Dans son intervention, l’avocat a également demandé au tribunal de lever le mandat de dépôt qui pèse sur ses clients car la prison n’est pas la place de ces “héros”. Lors des réquisitions du ministère public, le substitut du procureur ne s’est pas opposé à cette demande formulée par l’avocat de la défense. Dans son intervention, le parquetier s’est également aligné sur la ligne de défense de Me Moncef Saïd Ibrahim et s’en est remis à la sagesse du tribunal.

Cette situation a rassuré l’avocat de la défense qui, à la sortie, de l’audience a déclaré que “si le parquet n’a pas requis de peine, c’est parce qu’il n’y a pas de charge et je reste confiant quant à l’issue de cette audience et surtout rassuré par la levée du mandant de dépôt ordonnée par le juge”. L’affaire est mise en délibéré au samedi 21 novembre prochain.

MARIATA Moussa – Al-watwan

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