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Fâché, le Caporal Bourhane Hamidou parle d’intrigues

Fâché, le Caporal Bourhane Hamidou parle d’intrigues

Il accuse Fahmi Saïd Ibrahim et Mohamed Bacar Dossar de complot

Par ARM

     Le Caporal Bourhane Hamidou vient de se faire un nouveau surnom: «L’enfant chéri et gâté d’Ahmed Sambi». Les Comoriens les plus gentils font court et se limitent à «l’enfant gâté», celui à qui papa ne refuse rien sous peines de caprices et enfantillages. Ce nouveau surnom fait chorus, mais tombe mal, à un terrible moment où le Caporal Bourhane Hamidou dénonce les «intrigues», «complots» et «coups bas» perpétrés par ses pires ennemis du moment: Fahmi Saïd Ibrahim et Mohamed Bacar Dossar. Il faut dire que le Caporal Bourhane Hamidou a appris depuis quelques semaines que 1+1=2, et en fait un usage politique qui n’était pas du tout bête au départ. Il avait été le premier à avoir compris que la candidature d’Ahmed Sambi à l’élection présidentielle de 2016, c’était une immense foutaise. En homme qui sait ce qu’il veut, il avait pris le taureau par les cornes. C’est ainsi que dès avril 2015, alors qu’il se trouvait par accident à Dakar, il avait déclaré sa candidature, se faisant traiter de «chien» par certains crypto-sambistes qui ont pour sa candidature l’amour pour le plus mortel des poisons. L’homme de Singani, en garçon qui peut être prévoyant par moment, alors qu’il était le Président putatif de l’Assemblée de l’Union des Comores, avait même nommé Mohamed Bacar Dossar secrétaire général de la vieille fille de Hamramba, croyant se le mettre dans la poche quand viendra l’heure du choix devant sauver les couleurs affadies du crypto-sambisme lors de l’élection présidentielle de 2016. Il comptait sur la haine du cousin Ahmed Ben Saïd Jaffar envers Fahmi Saïd Ibrahim, son successeur, en juin 2010, à la tête de la pathétique diplomatie du tamtam et du tambour.

     Seulement, comme disait Félix Houphouët-Boigny, ancien Président de la République de Côte-d’Ivoire, «l’ingratitude est humaine». Et c’est ainsi que le «protégé» Mohamed Bacar Dossar a non seulement rejoint le camp de Fahmi Saïd Ibrahim, mais a surtout été de ceux qui ont envisagé la candidature de ce dernier, alors que le seul plan de rechange à l’invalidation de l’impossible candidature d’Ahmed Sambi devait être celle du plus célèbre des Caporaux comoriens, le Caporal Foday Sankoh comorien. De fait, aujourd’hui, le Caporal Bourhane Hamidou est un homme en colère et très amer. Il ne décolère pas, estimant que la candidature de Fahmi Saïd Ibrahim, c’est du baratin sans consistance, une fumeuse mystification, une simple gesticulation dramatique sans lendemain, dont le choix n’a été envisagé que contre lui, par mépris et par manque de confiance envers sa personne. D’ailleurs, en homme susceptible constatant sa humiliante caporalisation, le Caporal Bourhane Hamidou n’a pas oublié que Fahmi Saïd Ibrahim lui avait manifesté du mépris quand on lui avait demandé de devenir le colistier pour la Grande-Comore de l’enfant de Singani, dans le Hambou.

     Ces bisbilles entre crypto-sambistes font rire parce qu’il est reproché aux deux coqs du poulailler de la basse-cour du DJ Ahmed Sambi, propriétaire unique et exclusif du Parti Bidoche, de ne pas être membres du Parti Bidoche. Fahmi Saïd Ibrahim était sommé de fondre son Parti de l’Entente comorienne (PEC) dans le Parti Bidoche du DJ Ahmed Sambi, mais ses partisans ne voulaient pas d’une telle humiliation politique, et on continua à faire du cinéma. Pour sa part, le Caporal Bourhane Hamidou est dans une situation très spéciale également: «Je ne suis pas membre du Parti Juwa, mais je suis un sambiste de la première heure», a-t-il l’habitude de répéter. En fait, les deux hommes sont sur un pied d’égalité au regard de leur relation avec le Parti Bidoche.

     Et pendant que le Caporal Bourhane Hamidou voit rouge et accuse Fahmi Saïd Ibrahim et Mohamed Bacar Dossar de certaines choses pas belles, les vrais crypto-sambistes sont dépités, dans le désarroi, finissant par admettre l’amère réalité: Ahmed Sambi est un chef tellement médiocre, égocentrique et imprévoyant qu’il a été incapable de faire émerger une vraie candidature des rangs du crypto-sambisme, recrutant un homme qui le suit pour obtenir de lui le financement de sa campagne électorale et un autre continuant à se comporter en «enfant gâté» qui constate que Papa ne veut pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Marrant! Mais, bons Princes, les Comoriens compatissent à ses malheurs. Pendant ce temps, ces crypto-sambistes décident de quitter «le père de l’enfant gâté», après avoir compris qu’il les menait à un échec annoncé. Ahmed Sambi est tellement imbu de sa personne qu’il ne s’est même pas donné la peine de faire le choix d’un bon candidat grand-comorien. L’orgueil et le narcissisme arrogant sont les pires des poisons en politique. Ahmed Sambi s’en rendra amèrement compte le soir du premier tour de l’élection présidentielle.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 27 décembre 2015.

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