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Fahmi Saïd Ibrahim accueilli par le peuple à Hahaya

Fahmi Saïd Ibrahim accueilli par le peuple à Hahaya

Il sera arrêté en public par la Ripoux-blique de Mitsoudjé

Par ARM

      Aéroport de Hahaya. Son nom officiel est Aéroport international Moroni Prince Saïd Ibrahim. Prince Saïd Ibrahim. C’est bien le nom du père de Fahmi Saïd Ibrahim. Ce nom n’est pas tombé du ciel. L’aéroport de Hahaya a été baptisé du nom de son bâtisseur. Pourtant, quand le Prince Saïd Ibrahim, à l’époque Président du Conseil du gouvernement des Comores, avait décidé de construire cet aéroport pour désenclaver le pays par rapport au monde extérieur, les haineux, grincheux et jaloux de la classe politique comorienne avaient tout fait pour l’empêcher de doter les Comores de cette infrastructure nationale. Si le fugitif international polygame Hamada Madi Boléro faisait de la politique à l’époque, il aurait été parmi les saboteurs, par pure haine envers le bien et envers les autres.

Pourtant, malgré la haine des uns et des autres, l’aéroport de Hahaya finit par voir le jour. Le jour de son inauguration, les haineux qui avaient tout fait pour empêcher sa construction étaient aux avant-postes, s’attribuant le «beau rôle». La haine alimentant la haine, ils avaient «oublié» d’inviter le Prince Saïd Ibrahim à l’inauguration. C’est donc de loin et à la jumelle que le Prince Saïd Ibrahim («un fin lettré», dixit Sultan Chouzour, et il a raison) a suivi la cérémonie d’inauguration. Il n’avait pu retenir ses larmes. Il avait pleuré de joie en voyant que son projet avait vu le jour, mais avait également pleuré de dépit en voyant que la mesquinerie et la petitesse pouvaient mener les êtres humains aux excès les plus condamnables et les plus abominables.

Aujourd’hui, l’aéroport de Hahaya renoue avec la famille du Prince Saïd Ibrahim. En effet, Fahmi Saïd Ibrahim, fils du Prince Saïd Ibrahim, va être arrêté à cet aéroport. Pourquoi? Parce qu’il a accordé une interview à Al Jazeera, la célèbre chaîne de télévision basée à Doha, au Qatar. Cette chaîne de télévision dérange, et certains voudraient la voir disparaître, et d’autres exigent officiellement sa disparition. Ce qui relève de la barbarie la plus sauvage. La question est même débattue à l’ONU, où on ne veut pas entendre de cette atteinte à la liberté de la presse. Alors Président de la République d’Égypte, Mohamed Hosni Moubarak, de passage à Doha, avait demandé à voir le bâtiment d’Al Jazeera. Quand il fut devant ledit bâtiment, il s’écria: «Tout ce bruit vient de cette boîte de sardines?».

De nouveau, la célèbre «boîte de sardines» de Doha a fait des siennes. Son «bruit» a été entendu même aux Comores, quand Fahmi Saïd Ibrahim y a été invité et a condamné en termes courtois et dignes d’un républicain la décision prise sauvagement par le «ventriote» Azali Assoumani pour rompre violemment et sans consensus national les relations diplomatiques entre les Comores et le Qatar. Une simple interview est devenue une affaire d’État. Le prétendu «gouvernement» des Comores a publié un communiqué pour condamner la déclaration de Fahmi Saïd Ibrahim, ce qui constitue une première mondiale et prouve que le «gouvernement» de Mitsoudjé est un château de cartes bâti sur des sables mouvants. S’ensuivirent les flagorneries malheureuses faites par le flagorneur Mohamed Elamine Souef qui a flagorné en menaçant Fahmi Saïd Ibrahim de représailles dès son arrivée à l’aéroport de Hahaya, aéroport qui porte le nom de son père.

Houmed Msaïdié Mdahoma et Mouigni Baraka Saïd Soilihi ont bruyamment applaudi cette menace, le bon Houmed Msaïdié Mdahoma allant jusqu’à décréter que désormais son pote, le dictateur Azali Assoumani Boinaheri, était devenu un souverain de Droit divin et de mission divine dont «la parole a force de Loi». «Pauvres Comores», répète depuis longtemps mon cher ami le Grand Docteur Ibrahim Barwane, dramaturge et anthropologue de renom.

La «Ripoux-blique» de Mitsoudjé va donc arrêter Fahmi Saïd Ibrahim, qui a condamné la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar parce que: 1.- Les Comores n’ont rien à reprocher au Qatar. 2.- Le Qatar aide beaucoup les Comores. 3.- La décision de rupture des relations entre les deux pays a été prise unilatéralement par le soudard de Mitsoudjé, sans même consulter le gouvernement. Mesdames et Messieurs, croyez-vous qu’on publie un communiqué, réunit une partie de la classe politique de la Grande-Comore et emprisonne un citoyen libre pour de tels propos? Naturellement, non.

Si le tyran de village est disposé à faire un peu de lecture, je peux lui faire parvenir les belles pages de M. Saïd Ihraï, mon ancien Professeur de Méthodes de Sciences sociales sur «Le consensus national en matière de politique étrangère». Le dictateur du Hambou apprendra alors que ce consensus est possible, à condition que l’appareil d’État consulte la classe politique sur la philosophie générale de la politique extérieure, les détails appartenant à l’État. En 1972, et après 1971, le Maroc venait de subir une tentative de coup d’État, dans un climat politique très difficile. Le Roi Hassan II avait réussi à calmer les ardeurs et les idées explosives des uns et des autres par le dossier du Sahara. Tous les partis politiques avaient été associés au traitement du dossier, et leurs chefs se rendaient dans les capitales où ils avaient leurs affinités pour défendre la sacralité d’une cause nationale. Nous n’avons pas vu cette recherche de consensus national chez les gens de Mitsoudjé. Ils sont trop méprisants!

Aujourd’hui donc, un homme va être jeté en prison pour des propos qui n’ont pas plu. Seulement, l’arrestation de Fahmi Saïd Ibrahim à l’aéroport de Hahaya risque d’être le premier pas qui sera fait en direction du renversement par insurrection populaire du Sultan Tibé assis sur le trône du Hambou. Pourquoi? Parce que tout simplement, il a été décidé par Ahmed Sambi et les instances de son parti que l’accueil de Fahmi Saïd Ibrahim à Hahaya sera populaire et grandiose. Des milliers de Comoriens vont partir à Hahaya pour l’accueil de Fahmi Saïd Ibrahim. Ah! Si je pouvais m’y rendre! Comme j’aurais aimé être menotté et emprisonné en même temps que Fahmi Saïd Ibrahim!

Oui, Fahmi Saïd Ibrahim va être arrêté devant la foule, même si son kidnapping va s’opérer à l’intérieur de l’avion le ramenant du Qatar. Ah! Si seulement le Qatar pouvait le faire déposer à l’aéroport de Hahaya par avion spécial pour que l’équipage de l’aéronef qatari – territoire détaché du Qatar – puisse filmer la scène et ramener les vidéos à Al Jazeera. En tout état de cause, à partir du moment où Fahmi Saïd Ibrahim sera kidnappé devant des milliers de Comoriens, cela signifiera la plus grande défaite du Sultan Tibé assis sur le trône du Hambou. Nous attendons tous ce grand moment historique.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 15 août 2017.

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