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Fontaine au fuel de Monsieur Ibrahim Mzé Abdallah

Fontaine au fuel de Monsieur Ibrahim Mzé Abdallah

L’homme de la MAMWÉ noie ses employés dans du carburant

Par ARM

     On dira tout ce qu’on voudra, mais un fait demeure: le grand Monsieur Ibrahim Mzé Abdallah, ci-devant Directeur général de la MAMWÉ, la moribonde entreprise publique comorienne d’eau et électricité qui n’étanche la soif de personne et n’éclaire personne, est un homme qui sait vivre et qui sait faire vivre. Il est très bon, Monsieur Ibrahim Mzé Abdallah. Comme il est incapable de mettre en marche le moindre groupe électrogène de la comateuse entreprise qu’il est censé diriger, il a demandé à «ses» employés de se servir sur la bête. C’est à qui mieux mieux. C’est que le généreux Monsieur Ibrahim Mzé Abdallah a généreusement pris la généreuse décision d’autoriser généreusement «son» personnel à quitter chaque jour les locaux de la société moribonde avec chacun, et selon son rang, un bidon de 20 ou 50 litres de carburant. Youpi! Ollé! Et comme ce gentil personnel n’attendait que ce feu vert tombé des nuages, il ne s’en prive pas, bien au contraire. En réalité, le gentil petit commerce du gentil personnel avait commencé bien avant la fameuse autorisation directoriale, mais cette dernière a fait sortir de la clandestinité des pratiques au départ occultes, mais des pratiques devenues désormais légales et réglementaires. Le même Monsieur Ibrahim Mzé Abdallah a rendu halal une autre pratique relevant de la «bonne gouvernance» et que vont applaudir la Banque mondiale et le Docteur Fonds monétaire international (FMI): chaque employé de la MAMWÉ a désormais le droit de faire brancher, à partir du compteur électrique de son propre domicile, dix «clients personnels», qui lui versent juste une dîme de bordelier, à l’insu du regard inquisiteur des autorités, qui n’y voient que du feu.

     Faites donc le calcul. Si de telles pratiques malsaines sont couvertes par Monsieur Ibrahim Mzé Abdallah, comment la MAMWÉ pourra-t-elle trouver 2,5 millions de francs comoriens pour louer la grue devant soulever les groupes électrogènes que le Vice-président Mohamed Ali Soilihi a fait venir à grands frais de Sharjah, aux Émirats Arabes Unis? Eh bien, il faudra que le même Vice-président Mohamed Ali Soilihi se démène pour trouver lui-même l’argent qu’il faut pour la location de la grue. Et si Monsieur Ibrahim Mzé Abdallah continue de telles pratiques, où va-t-il trouver 2,5 millions de francs comoriens pour payer l’Ingénieur capable de procéder à la synchronisation des anciens et des nouveaux groupes électrogènes ramenés à grands frais de Sharjah par le Vice-président Mohamed Ali Soilihi? En bien, si le Vice-président Mohamed Ali Soilihi veut de la lumière, il n’a qu’à payer lui-même son Ingénieur. Et si Monsieur Ibrahim Mzé Abdallah continue à arroser son personnel de carburant, où trouvera-t-il du carburant pour mettre en marche les mêmes groupes électrogènes achetés au prix fort à Sharjah? Il faudra que le même Vice-président Mohamed Ali Soilihi s’arrange pour trouver ce carburant. Et si Monsieur Ibrahim Mzé Abdallah permet le branchement de 11 maisons sur le même compteur électrique, celui d’un membre du personnel de la MAMWÉ, comment cette société pourra-t-elle devenir rentable? C’est un problème qui ne regarde pas Monsieur Ibrahim Mzé Abdallah qui, même après avoir obtenu du Président Ikililou Dhoinine et du Vice-président Mohamed Ali Soilihi tout l’argent qu’il lui fallait pour remettre à flot «sa» société, continue à mener celle-ci vers sa perte. Et si Monsieur Ibrahim Mzé Abdallah refuse de faire déballer les cartons de pièces détachées ayant coûté 220 millions de francs comoriens à l’État, comment la MAMWÉ pourra-t-elle devenir effectivement une vraie entreprise publique? C’est un problème qui ne regarde que le Président Ikililou Dhoinine et le Vice-président Mohamed Ali Soilihi.

     En tout état de cause, les Comoriens, très fâchés, prennent leur mal en patience et attendent de voir comment toute cette mascarade va prendre fin un jour. Pendant que Monsieur Ibrahim Mzé Abdallah s’étrangle et nage dans l’incompétence crasse et la corruption indécente, il embauche matin, midi et soir. Dire qu’à Mohéli, quand la société Eau et Électricité des Comores (EÉDC), la devancière de la MAMWÉ, fonctionnait à merveille, elle n’employait que 7 personnes, sans même un Directeur régional à un moment donné, la secrétaire suffisant à tout organiser… Allez aujourd’hui à Mohéli et comptez. Eh bien! Si vous faites convenablement les calculs, vous constaterez qu’à Mohéli, la MAMWÉ a actuellement un personnel pléthorique, budgétivore et inutile de 400 agents, alors que rien ne marche. Et en Grande-Comore, donc? Anjouan a sa propre société, mais également moribonde.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 9 octobre 2015.

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