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Furieux, les partisans d’Ahmed Sambi crient à la trahison

Furieux, les partisans d’Ahmed Sambi crient à la trahison

Ils ne digèrent guère leur brutale éjection du gouvernement

Par ARM

      Si Ahmed Sambi commet un coup d’État demain contre son ancien allié «circonstanciel de temps» qu’est le soliste Azali Assoumani, il ne faudra surtout pas le condamner. Ça serait de bonne guerre parce qu’il a été trahi. Qu’on se le dise! Ahmed Sambi n’a pas réinstallé au pouvoir le guitariste Azali Assoumani le 26 mai 2016, puisque cette deuxième kleptocartie est l’œuvre des Mohéliens de Bête-Salam, du fait de la lâcheté et des incohérences d’un Ikililou Dhoinine et de la malfaisance diabolique et haineuse d’un fugitif international polygame Hamada Madi Boléro, l’homme qui n’a jamais et qui ne sera jamais élu, et qui fraude les élections pour les autres afin d’être derrière eux.

Pourtant, Ahmed Sambi avait placé son énergie, ses hommes et l’argent de l’Iran sur son ancien «allié circonstanciel de temps», avant que le guitariste de Mitsoudjé ne le lâche de manière abjecte. Un article du site www.mondafrique.com du mercredi 18 mai 2016 nous apprend des choses sur le financement de la campagne électorale d’Azali Assoumani grâce à Ahmed Sambi et avec l’argent de l’Iran: «Allié de l’Arabie saoudite au cœur de l’océan Indien, les Comores pourraient désormais tendre la main à l’Iran suite aux présidentielles qui ont consacré la victoire, début mai, non pas d’un, mais de deux anciens chefs d’État. Dix ans après la fin de sa présidence, le colonel Assoumani Azali, ex-putschiste qui a régné sur ce petit archipel de 750.000 habitants entre 2002 et 2006, fait son grand retour aux affaires, emportant dans ses bagages son principal bras droit durant la campagne, l’ex-chef d’État Ahmed Abdallah Sambi. Connu pour sa proximité avec les autorités de Téhéran, ce religieux formé en partie en Iran et surnommé “l’Ayatollah” par ses adversaires, avait aidé la grande puissance chiite à renforcer sa présence dans le pays sous sa présidence de 2006 à 2011. […].

À l’époque, l’opposition affirme que la formation de sa garde personnelle est en partie assurée par les “Pasdarans” iraniens. Enfin, lors de la dernière campagne électorale en 2016, des rumeurs circulent dans les cercles diplomatiques faisant état de l’envoi de financements depuis l’ambassade iranienne à Madagascar au profit du candidat Azali».

Or, le guitariste Azali Assoumani a oublié tout ça. Il a éjecté du gouvernement Fahmi Saïd Ibrahim et Mohamed Bacar Dossar, proches d’Ahmed Sambi, au seul prétexte infantile que l’ancien Président a dénoncé publiquement et de manière très intelligente, argumentée et policée la brutale et injustifiable rupture des relations diplomatiques entre les Comores et l’Iran pour des pétrodollars saoudiens. Dans cette affaire, Ahmed Sambi n’a désobligé personne, et n’avait fait qu’être le porte-parole des milliers de Comoriens qui désapprouvent les méthodes barbares et intéressées du soliste de l’orchestre de Mitsoudjé, comme le surnomme le frère Momo. Cette éjection, en plus d’être un reniement de la parole donnée, est très bête et ne pouvait venir que d’un cerveau malade.

Plus d’une fois, le Parti Bidoche d’Ahmed Sambi a exprimé sa volonté de continuer à soutenir le régime politique criminel d’Azali Assoumani, par simple solidarité, en vertu de l’accord de secret de Polichinelle du 1er avril 2016. Dès lors, la déception est trop grande du côté des crypto-sambistes. Naturellement, Fahmi Saïd Ibrahim a entièrement raison quand il dit ceci: «Je suis un peu surpris parce que les accords ne concernaient que des candidats et non les partis même si ces derniers nous ont accompagnés. Le Président nous a informés samedi [15 juillet 2017] à 9 heures, qu’il rompait les accords avec Juwa au motif qu’il n’avait pas digéré l’intervention de Sambi sur la question du Qatar». La prise de position d’Ahmed Sambi sur la rupture des relations diplomatiques avec le Qatar n’est qu’un prétexte de gnangnan.

Naturellement, les Comoriens épris d’objectivité et de vérité ne pourront que soutenir le contenu du communiqué signé de la main d’Ibrahim Mohamed Soulé le 17 juillet 2017, qui crie haut et fort notamment ceci: «Le Colonel Azali Assoumani vient de nommer un nouveau gouvernement qui signe la rupture annoncée avec les candidats du Parti Juwa et le leader de notre parti, l’ancien Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. […]. La raison évoquée pour justifier cette rupture serait la déclaration de l’ancien Président Sambi sur la rupture brutale des relations diplomatiques avec le Qatar. […]. Le Parti Juwa prend acte de la rupture des protocoles d’accord conclus devant le peuple comorien […]. Ce nouveau gouvernement clanique est mis en place au moment où les assises politiques nationales sont annoncées. […]».

Dans le fond et la forme, Ibrahim Mohamed Soulé rédige correctement ses communiqués, pendant que le monde entier a vu comment Bellou, Idaroussi Hamadi, Msa Ali Djamal, Saïd-Ahmed Saïd-Ali et Mohamed Abdou Mbéchezi réunis n’ont pas été capables d’écrire correctement le mot «anniversaire», avec ses deux «N» mais avec un seul «N» sur les invitations qu’ils avaient rédigées pour le 42ème anniversaire de l’indépendance des Comores. Pauvres types, va…

Aujourd’hui, la rupture est consommée entre Ahmed Sambi et le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani. Mais, l’affaire ne sera définitivement soldée que le jour où il y aura du sang entre les deux hommes. Et ce jour-là finira par arriver. Attendons et nous verrons. L’un des deux est de trop dans ce monde et est appelé à disparaître. Il disparaîtra…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 19 juillet 2017.

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