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Fusillade au lycée de Moroni : Quatre gendarmes arrêtés

A la suite des échauffourées qui ont eu lieu ce lundi au lycée de Moroni entre forces de l’ordre et élèves, des « sanctions disciplinaires » commencent à tomber dans l’armée. Quatre gendarmes sont arrêtés hier.
 
Fusillade au lycée de Moroni : Quatre gendarmes arrêtés

 

« Ce sont des mesures disciplinaires. Ils ont fait des bêtises. Ils ont matraqué des gens. Il faut qu’on les sanctionne », tonne le commandant de la gendarmerie, Mohamed Yahya, contacté par La Gazette des Comores. Comme l’ont rapporté par l’ensemble de la presse nationale, lundi en début de matinée, des éléments de l’Armée nationale de développement (And) ont mené une opération musclée au lycée Saïd Mohamed Cheikh (Lsmc) de Moroni pour, dit-on, rétablir l’ordre, suite à un mouvement spontané de protestation des élèves contre l’interpellation du proviseur dans le cadre de l’affaire d’une fraude à l’électricité.
 
Le commandant nous a fait savoir qu’il s’agit de « sanctions disciplinaires » appliquées aux « quatre » gendarmes, sans pour autant nous donner plus de détails. Tout a commencé l’avant-veille lorsque Ma-mwe, après avoir découvert une fraude à l’électricité, a décidé de couper le courant du Lycée jusqu’au paiement d’une amende de 800 mille francs. En signe de mécontentement, les enseignants et les élèves du lycée ont exprimé leur vive protestation et demandé le rétablissement immédiat du courant.
 
Des échauffourées ont aussitôt éclaté à l’arrivée des forces de l’ordre. Un élève a reçu une balle. Parallèlement, les gendarmes s’en sont violement pris à un jeune sans défense, que nous n’avons pas pu encore identifier s’il s’agit d’un élève ou pas. Au cours d’une rencontre avec l’Union de la presse francophone hier, le président de la république a paru extrêmement choqué par la vidéo mise en ligne montrant des hommes en uniforme en train de passer à tabac le jeune homme.
 
« On ne peut pas viser l’émergence et dans le même temps avoir des pratiques contraires », avait-il réagi au sujet de cette violence policière, assurant par la suite qu’ « un message sera passé ». On y reviendra dans nos prochaines éditions.

Toufé Maecha 
La gazette

(sans la photo et la vidéo) 

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